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Améliorer le rendement énergétique au Canada – Rapport au Parlement en vertu de la Loi sur l'efficacité énergétique pour l'année financière 2006-2007

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Chapitre 7 : Énergies renouvelables

UTILISATION DES ÉNERGIES RENOUVELABLES

En 2005, les sources d'énergie renouvelables représentaient environ 61 p. 100 de la capacité installée en électricité au Canada (voir le tableau 7-1). Les énergies renouvelables utilisées au Canada proviennent en grande partie de l'hydroélectricité ou de sources d'énergie thermique tirées de la biomasse, comme les déchets de bois.

Hydroélectricité

L'hydroélectricité est une source renouvelable d'électricité qui est produite par un système ou une technologie qui, à l'aide d'un moyen mécanique, capte et convertit l'énergie hydraulique.

L'hydroélectricité est la principale source d'électricité au Canada, représentant approximativement 60 p. 100 de l'électricité produite en 2005. L'approvisionnement en hydroélectricité du Canada repose principalement sur des projets d'envergure mis au point par les services publics d'électricité. De la capacité installée en hydroélectricité de 72 000 mégawatts (MW), approximativement 3 200 MW proviennent de petites centrals (de moins de 50 MW), soit environ 2,7 p. 100 de la capacité installée totale en électricité du pays. Il existe encore de nombreuses possibilités de production supplémentaire d'hydroélectricité dans la plupart des provinces et des territoires.

Biomasse

La bioénergie est une source d'énergie renouvelable provenant de la transformation de matières tirées d'organismes vivants ou de sous-produits métaboliques. Le Canada dispose d'un approvisionnement abondant de nombreux types de biomasse, lesquels sont des éléments de première importance dans la fabrication d'énergie, de biocombustibles, de matériaux et de produits chimiques. Les deux plus grandes sources d'approvisionnement en biomasse au Canada proviennent des activités forestières et agricoles.

Les sources courantes de biomasse sont :

  • secteur forestier – résidus d'usine ou de pâtes et papiers, lessive noire de cuisson issue du procédé de réduction en pâte, résidus forestiers, éclaircies aux fins d'aménagement forestier et cultures à courte rotation;
  • secteur agricole – récoltes, résidus de récolte, résidus de traitement, algues ou biomasse aquatique;
  • autres déchets organiques – déchets d'origine animale tels que fumier des parcs d'engraissement, déchets urbains solides et déchets industriels.

La bioénergie répond à approximativement 6 p. 100 de la demande en énergie du Canada et vient au deuxième rang après l'hydroélectricité (qui produit 11 p. 100 de l'énergie du Canada). Une bonne partie de la biomasse est produite sous la forme de chaleur industrielle, d'électricité, de vapeur et de chauffage des habitations.

TABLEAU 7-1

Capacité de production d'électricité à partir de sources d'énergie renouvelables (y compris l'hydroélectricité)
Année Capacité de production d'électricité à partir d'énergies renouvelables (mégawatts) Capacité de production d'électricité à partir d'énergies renouvelables (mégawatts)
1990 59 557 58
1991 61 116 58
1992 62 895 58
1993 63 114 56
1994 63 175 56
1995 66 542 57
1996 67 101 59
1997 68 202 61
1998 68 340 62
1999 68 686 62
2000 69 005 62
2001 68 734 61
2002 70 895 62
2003 72 160 62
2004 72 783 62
2005 74 373 61

Source : Statistique Canada, nº de catalogue 57-206-XIB

TABLEAU 7-2

Marchés des énergies renouvelables et technologies utilisées au Canada
Électricité Énergie thermique
Hydroélectricité Biomasse (p. ex., bois rond, granules et copeaux)
Énergie marémotrice Pompes géothermiques (p. ex., énergie du sol)
Biomasse (p. ex., déchets ligneux) Systèmes de chauffage à l'énergie solaire
Biogaz (p. ex., méthane des gaz d'enfouissement) Chauffe-eau solaires
Éoliennes  
Systèmes photovoltaïques  
Énergie mécanique Transports
Pompes à eau mues par l'énergie éolienne Biodiesel
  Éthanol à partir de la biomasse

L'industrie des pâtes et papiers produit et utilise la plus grande partie de la bioénergie au Canada. La chaleur et l'électricité produites par les industries, l'électricité des producteurs indépendants et la chaleur du bois de chauffage domestique sont toutes considérées comme faisant partie des sources d'énergie courantes au Canada. Par exemple, approximativement 3 millions de ménages canadiens se chauffent au bois, surtout avec du bois rond, mais également avec des copeaux et des granules. Le chauffage au bois des habitations est habituellement assuré par des poêles autonomes, des appareils de chauffage au bois à eau chaude ou à air pulsé, des foyers avec poêles encastrables de pointe, des foyers à haut rendement ou des corps de maçonnerie à masse thermique élevée.

Le recours aux biogaz et aux gaz d'enfouissement (gaz riches en méthane provenant de déchets d'origine animale comme du fumier, et d'autres résidus agricoles et urbains) pour la production d'énergie est récent et a contribué à un peu plus de 100 MW d'énergie en 2006.

La biomasse a également un avenir prometteur comme matière première pour les combustibles liquides. Approximativement 200 millions de litres de carburant-éthanol sont produits chaque année au Canada avec des céréales et du maïs. Le biodiesel est également produit en petite quantité; toutefois, la production augmente. Il est reconnu que le Canada pourrait accroître sa production de bioénergie de façon durable.

Géothermie

En raison du réchauffement de la surface du globe terrestre sous l'effet du soleil, la température du sol à un ou deux mètres sous la surface demeure relativement constante, entre 5 et 10 °C, ce qui est plus chaud en hiver et plus frais au milieu de l'été que la température de l'air extérieur. Les pompes géothermiques tirent parti de cet écart de température en utilisant la terre ou l'eau souterraine comme source de chaleur en hiver et comme « puits » absorbant la chaleur extraite de l'air ambiant en été. C'est pourquoi les pompes géothermiques (ou systèmes géothermiques [SG]) sont également appelées systèmes à énergie du sol.

En hiver, les SG récupèrent la chaleur de la terre à l'aide d'un liquide, habituellement une solution antigel ou de l'eau, qui circule dans une boucle souterraine. Ils augmentent ensuite la température à l'aide d'une thermopompe classique et transfèrent la chaleur à l'intérieur du bâtiment ou à un chauffe-eau. En été, le procédé est inversé et les systèmes servent de climatiseurs. Au Canada, les SG représentent moins de 1 p. 100 du marché du chauffage et du refroidissement des locaux et de l'eau.

Énergie éolienne

Les éoliennes convertissent l'énergie cinétique du vent en énergie électrique ou mécanique. On estime à plus de 100 000 MW la capacité en énergie éolienne pouvant être obtenue de la masse terrestre et des eaux côtières du Canada. Jusqu'en décembre 2006, la capacité installée totale en énergie éolienne au pays s'élevait à 1 460 MW, faisant du Canada le treizième pays à atteindre le jalon de 1 000 MW et le douzième plus grand pays en ce qui a trait à la capacité éolienne installée. En 2006, on a enregistré une hausse de 776 MW de la production d'énergie éolienne par rapport à 683 MW l'année précédente, soit une hausse record de 113 p. 100. L'évolution récente des politiques a fouetté la croissance comme jamais dans l'industrie canadienne de l'énergie éolienne (voir la figure 7-1). À l'heure actuelle, l'énergie éolienne représente environ 0,7 p. 100 de la production totale d'électricité au pays, comparativement à 0,4 p. 100 en 2005.

L'énergie éolienne fournit également de l'énergie mécanique. Plusieurs milliers de pompes à eau mues par l'énergie éolienne sont utilisées au Canada, surtout dans les provinces des Prairies. Par ailleurs, les Canadiens se servent de petites éoliennes pour alimenter des résidences secondaires ou des maisons en région éloignée.

Capacité de production d'énergie éolienne au Canada, de 1993 à 2006.

Énergie solaire

Trois grandes technologies permettent de tirer profit de l'énergie solaire, soit :

  • les technologies solaires passives – les bâtiments sont conçus et situés de façon à être exposés le plus possible aux rayons du soleil;
  • active solar thermal systems – le rayonnement solaire est transformé en énergie thermique pour le chauffage des locaux ou de l'eau dans les secteurs résidentiel, commercial et industriel;
  • les systèmes électriques solaires (photovoltaïques) – le rayonnement solaire sert à produire de l'électricité.

En 2005, la capacité installée en énergie solaire au Canada s'élevait à 419 000 ou 290 MW thermique. La hausse sur le marché national était en moyenne de 17 p. 100 par an depuis 1998. En 2005, le marché canadien des capteurs solaires s'établissait à 61 500 par rapport à 53 600 en 2004.

En 2006, la capacité installée totale des systèmes photovoltaïques au Canada était de 20,5 MW, avec une croissance annuelle moyenne du marché national de 22 p. 100 depuis 1992. En 2006, les ventes de modules photovoltaïques au Canada s'établissaient à 3,75 MW comparativement à 3,68 MW en 2005.

Les prix des modules ont passé de 11,09 $/W en 1999 à 5,36 $/W en 2006, soit une réduction moyenne annuelle de 9 p. 100. Douze manufacturiers canadiens ont signalé des revenus des activités de fabrication liées aux ventes des systèmes de 137 millions de dollars en plus de la création de 55 emplois en 2006. Le secteur canadien des systèmes photovoltaïques est évalué à 205 millions de dollars et emploie 1 030 personnes.

Ressources naturelles Canada (RNCan) mène diverses initiatives visant à accroître l'utilisation des sources d'énergie renouvelables à petite échelle au Canada. Les pages qui suivent présentent l'éventail des programmes du Ministère dans le domaine des énergies renouvelables.

PROGRAMMES D'ÉNERGIES RENOUVELABLES :
Encouragement à la production d'énergie éolienne

Objectif : Appuyer l'installation d'une capacité en énergie éolienne de 1 000 MW ou la production de 2,6 térawattheures jusqu'au 31 mars 2007.

Dans le cadre du programme Encouragement à la production d'énergie éolienne (EPÉÉ), les services publics, les producteurs indépendants d'électricité et d'autres intervenants pouvaient être admissibles à un appui financier d'environ 0,01 $ par kilowattheure d'électricité produit grâce à l'énergie éolienne, pendant 10 ans. La période d'engagement pour les nouveaux projets d'énergie éolienne menés dans le cadre du programme a pris fin le 31 mars 2007.

Principales réalisations en 2006-2007

  • Trois projets d'énergie éolienne ont été mis en service au cours de l'exercice 2006-2007, soit deux en Ontario et un en Alberta. Ces projets représentent approximativement 173 MW en capacité éolienne et un apport financier total de plus de 51 millions de dollars sur 10 ans.
  • Depuis la création du programme EPÉÉ en 2002, environ 924 MW de nouvelle énergie éolienne sont produits dans le cadre de 22 projets, qui représentent un apport financier d'approximativement 314 millions de dollars.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
canren.gc.ca/epee

PROGRAMMES D'ÉNERGIES RENOUVELABLES :
Achats gouvernementaux d'électricité de nouvelles sources d'énergie renouvelables

Objectif : Acheter l'électricité provenant de nouvelles sources d'énergie renouvelables (NSER) dont la faible incidence environnementale a été attestée par un tiers, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et autres émissions de polluants atmosphériques découlant de la consommation d'électricité pour les activités de l'administration fédérale.

Entre 1998 et 2001, RNCan a participé à trois projets pilotes d'approvisionnement en électricité provenant de NSER pour des installations fédérales en Alberta, en Saskatchewan et à l'Île-du-Prince-Édouard. Le gouvernement du Canada s'est engagé à acheter, d'ici 2010, 20 p. 100 de son électricité auprès de fournisseurs exploitant des NSER.

Principales réalisations en 2006-2007

  • Aux termes d'ententes conclues avec Énergie Ottawa, environ 90 gigawattheures (GWh) d'électricité ont été produits à partir de NSER en Ontario.
  • Chaque année, approximativement 57,4 GWh d'électricité sont produits à partir de NSER pour des installations fédérales en Alberta, en Saskatchewan et à l'Île-du-Prince-Édouard, ce qui a permis de réduire d'environ 50 000 tonnes les émissions de GES.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
http://ecoaction.gc.ca/ecoenergy-ecoenergie/power-electricite/index-fra.cfm

PROGRAMMES D'ÉNERGIES RENOUVELABLES :
Programme d'encouragement aux systèmes d'énergies renouvelables

Objectif : Stimuler la demande de systèmes d'énergies renouvelables en appuyant le secteur des approvisionnements dans ses efforts de commercialisation et de mise en place des infrastructures, notamment par l'octroi de stimulants financiers.

Le Programme d'encouragement aux systèmes d'énergies renouvelables (PENSER) cible quatre types de systèmes : chauffe-eau solaires, systèmes de chauffage et de climatisation solaires, systèmes géothermiques et systèmes de combustion de biomasse à haut rendement et à faible taux d'émissions. Le programme fait la promotion de ces systèmes auprès des entreprises, des ministères et organismes fédéraux ainsi que des marchés industriels par divers moyens : stimulants financiers, aménagement d'une infrastructure industrielle, partenariat avec une coalition de services publics, études de marché et activités d'information et de sensibilisation du public.

Principales réalisations en 2006-2007

  • Le degré d'intérêt était à son sommet avec la réalisation de 298 projets à la fin de l'exercice 2005-2006 et la réception de plus de 1 000 demandes (voir le tableau 7-3). Deux documents sur ce marché ont été publiés : Faire décoller le marché des technologies vertes de chauffage et de climatisation, qui était le plan d'activités stratégique du PENSER jusqu'en mars 2007, et Étude de l'industrie et du marché des capteurs thermosolaires actifs au Canada.
  • Un chauffe-eau solaire domestique a reçu un appui dans le cadre du PENSER. Il s'agissait du premier appareil autonome en son genre au Canada à obtenir une homologation de l'Association canadienne de normalisation (CSA).

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
http://ecoaction.gc.ca/ecoenergy-ecoenergie/heat-chauffage/index-fra.cfm

TABLEAU 7-3

Projets menés à terme dans le cadre de PENSER pour les entreprises, de 1998 à 2005
Exercice Nombre de projets menés à terme Réduction estimative de GES (tonnes CO2/an) Investissement des clients ($) Appui financier fédéral ($)
1998 10 2 909 1 428 063 176 392
1999 70 329 689 633 189 910
2000 131 6 370 2 170 918 327 078
2001 51 23 465 6 708 120 1 362 399
2002 50 7 643 5 048 607 956 600
2003 119 33 975 25 060 504 3 226 694
2004 65 47 446 11 200 943 2 250 421
2005 298 18 987 21 494 497 2 920 750
Total 794 141 124 73 801 285 11 410 244


PROGRAMMES D'ÉNERGIES RENOUVELABLES :
Programme photovoltaïque et systèmes hybrides

Objectif : Appuyer la mise au point et l'utilisation de technologies photovoltaïques au Canada.

Le Programme photovoltaïque et systèmes hybrides vise à accroître au Canada l'utilisation des technologies d'énergie photovoltaïque en mettant au point des technologies et en stimulant le développement d'une industrie canadienne de l'énergie solaire concurrentielle à l'échelle internationale. De plus, le programme contribue à l'élaboration de politiques et de programmes. De concert avec l'industrie et les universités canadiennes, ainsi qu'avec des organisations internationales de recherche en énergie, le programme vise à mener des activités de recherche-développement (R-D) et à stimuler l'échange d'information. Cela encourage l'adoption des systèmes photovoltaïques hybrides produisant de l'électricité à partir de l'énergie solaire et d'une autre source d'énergie; à vérifier le rendement et la sécurité des onduleurs reliés au réseau électrique; à soutenir la mise au point de technologies et de systèmes photovoltaïques intégrés aux bâtiments; à faciliter l'élaboration et l'adoption de normes et de codes harmonisés pour les systèmes de petites capacités au Canada.

Principales réalisations en 2006-2007

  • Des cartes d'ensoleillement et de potentiel photovoltaïque au Canada ont été publiées. Ces cartes Web, disponibles en ligne, ont été présentées le 3 novembre 2006 lors de la conférence annuelle de la Canadian Solar Industries Association (CANSIA) à Ottawa. Elles procurent des estimations de la quantité d'électricité pouvant être produite par des systèmes photovoltaïques et à partir de l'ensoleillement global quotidien moyen pour toutes les localités canadiennes. Une base de données incluant plus de 3 500 municipalités canadiennes vient compléter les cartes. Les cartes et la base de données constituent de nouveaux outils importants permettant aux usagers d'estimer rapidement le potentiel photovoltaïque dans tout le Canada ainsi que ses variations en fonction de son emplacement, de la période de l'année et de l'orientation des panneaux photovoltaïques.
  • Un réseau de recherche a été établi avec des universités et l'industrie afin d'optimiser l'utilisation des énergies renouvelables dans les bâtiments au Canada. Le Réseau de recherche sur les bâtiments solaires, basé à l'Université Concordia, réunit les meilleurs experts canadiens du domaine de l'énergie solaire et du bâtiment pour mettre au point des maisons et des bâtiments commerciaux dans lesquels l'utilisation de l'énergie solaire est optimisée. En outre, le réseau élaborera et mettra en oeuvre une stratégie pour transmettre efficacement ce savoir aux architectes, aux fabricants, aux constructeurs de maisons et aux services publics. (Voir le site solarbuildings.ca.)
  • La première norme canadienne sur l'interconnexion a été adoptée en 2006. Cette nouvelle norme nationale (CAN/CSA-C22.2 nº 257-06) a été publiée par la CSA conformément à la Partie II du Code canadien de l'électricité. Elle précise les exigences électriques pour une interconnexion sécuritaire de ressources micro-décentralisées à onduleur à des réseaux de distribution (monophasés et triphasés) de 600 volts (nominal) ou moins. Les assises techniques de la norme nationale reposent sur le soutien et le savoir-faire offerts dans le cadre du programme dans le domaine de l'interconnexion avec onduleurs.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
cetc-varennes.nrcan.gc.ca/fr/er_re.html

PROGRAMMES D'ÉNERGIES RENOUVELABLES :
Programme des technologies de la bioénergie

Objectif : Appuyer les efforts déployés par l'industrie canadienne en vue de mettre au point des technologies axées sur la bioénergie.

Le programme des technologies de la bioénergie soutient les technologies de combustion, de conversion biochimique de la biomasse en éthanol, de conversion thermochimique de la biomasse en biohuile et en biogaz, et de préparation et de manutention de la biomasse. En plus d'aider l'industrie à commercialiser ses produits au Canada et à l'étranger, ce programme vise à rendre les technologies plus fiables et moins coûteuses, ainsi qu'à diffuser aux utilisateurs éventuels de l'information sur la faisabilité technique et sur les aspects économiques.

Principales réalisations en 2006-2007

  • BIOX Corporation d'Oakville, en Ontario, a terminé la construction et la mise en service d'une installation de production de biodiesel à Hamilton, en Ontario, qui produira annuellement 60 mégalitres (ML). L'installation est actuellement en pleine production commerciale continue. Cette technologie novatrice a été mise au point par l'Université de Toronto avec le soutien technique et financier de RNCan, y compris l'usine pilote d'une capacité annuelle de 1 ML par an, et brevetée par BIOX. La technologie est particulière car elle permet de convertir des huiles et des graisses de qualité inférieure en carburant biodiesel de haute qualité avec un capital et des coûts d'exploitation moins élevés que des technologies concurrentes. Technologies du développement durable Canada a fourni un soutien financier à l'installation, laquelle est la plus importante au Canada dans le domaine de la production de biodiesel, et l'une des quelques installations à l'échelle mondiale pouvant fonctionner avec différents types de matières premières à base de triglycéride.
  • En février 2007, le département de l'Énergie des États-Unis a annoncé qu'il allait investir 385 millions de dollars américains dans six bioraffineries au cours des quatre prochaines années. Six consortiums ont été choisis après des examens technique et économique rigoureux. La société Iogen Corporation d'Ottawa, en Ontario, était au nombre des six entreprises choisies. Le procédé de conversion de la biomasse en éthanol cellulosique d'Iogen est réalisable du point de vue économique en utilisant une combinaison de techniques thermiques, chimiques et biochimiques.
  • RNCan a joué un rôle de premier plan dans un projet de gazéification mené à Kamloops, en Colombie-Britannique. Une technologie de gazéification mise au point par la société Nexterra Energy a été installée à l'usine de contreplaqués de Heffley Creek, en Colombie-Britannique, propriété de Tolko Industries. Cette centrale énergétique est la première en son genre dans l'industrie forestière nord-américaine à utiliser des technologies vertes pouvant convertir des résidus de déchets ligneux produits aux usines en source d'énergie renouvelable pouvant remplacer le gaz naturel dans les applications de séchage du bois d'oeuvre. Après avoir mené à bien ce projet pilote commercial, Nexterra a annoncé que d'autres projets, notamment celui de Dockside Green à Victoria, en Colombie-Britannique, utiliseront sa technologie.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
nrcan.gc.ca/es/etb/cetc/cetc01/htmldocs/Groups/
Research%20Programs/program_bioenergy_f.htm

PROGRAMMES D'ÉNERGIES RENOUVELABLES :
Science et technologies d'énergies renouvelables

Objectif : Promouvoir la diversité énergétique et appuyer les efforts de l'industrie canadienne pour mettre au point des technologies d'énergies renouvelables.

En partenariat avec des associations, le gouvernement et l'industrie, le Centre de la technologie de l'énergie de CANMET (CTEC) a pour mandat d'améliorer la rentabilité et l'efficacité des technologies d'énergies renouvelables, y compris celles de l'énergie éolienne, des petites centrales hydroélectriques de basse chute, de l'énergie des mers, de l'énergie thermique solaire et du stockage de l'énergie. Il participe activement à la R-D pour soutenir la croissance de l'industrie des énergies renouvelables au Canada. Cette croissance s'obtiendra par les moyens suivants :

  • le repérage et l'accélération d'activités stratégiques de R-D;
  • la promotion de la commercialisation de nouvelles technologies;
  • le recensement et le développement de débouchés pour l'intégration des énergies renouvelables;
  • l'aménagement d'infrastructures pour appuyer l'innovation comme les codes, les politiques et les normes;
  • la promotion des liens entre les services publics, l'industrie et les milieux universitaires;
  • l'évaluation des ressources;
  • le soutien de la formation et de l'éducation;
  • la diffusion des résultats et des constatations;
  • l'appui aux politiques et aux programmes;
  • la coopération à l'échelle internationale par l'intermédiaire de l'Agence internationale de l'énergie.

Principales réalisations en 2006-2007

  • On a amorcé en 2005 la construction de la collectivité solaire de Drake Landing, un lotissement de 52 maisons situé à Okotoks, en Alberta (au sud de Calgary). Ce projet de stockage d'énergie solaire saisonnier a été conçu et dirigé par le CTEC. Il vise à capter l'énergie solaire en été et à la stocker en vue de l'utiliser en hiver. Le système de chauffage solaire de quartier comblera 90 p. 100 des besoins en chauffage domestique de la collectivité, un résultat inédit dans le monde. En 2006-2007, toutes les maisons ont été vendues et 40 maisons étaient occupées, avec 25 p. 100 des collecteurs solaires en fonction et le reste d'entre eux, installés. La mise en service finale était prévue pour septembre 2007.
  • Le CTEC s'efforce d'améliorer les normes canadiennes en matière de technologies d'énergies renouvelables. En 2006-2007, le CTEC a aidé à la création du comité national technique pour les normes relatives aux éoliennes. Le comité a adopté une série de normes de la Commission électronique internationale (CEI) et les a adaptées au contexte canadien. Ces normes vont considérablement améliorer le cadre réglementaire de l'énergie éolienne au Canada et faciliter les transactions commerciales entre le Canada et d'autres pays. En outre, le CTEC représente les intérêts du Canada (notamment les exigences relativement au climat froid) à l'échelle internationale dans l'élaboration de nouvelles normes de la CEI pour l'énergie éolienne. Le CTEC a également dirigé l'élaboration du premier programme canadien d'homologation des chauffe-eau solaires domestiques, qui permettra l'installation de ces systèmes partout au Canada. Le premier chauffe-eau solaire domestique a été homologué.
  • Le CTEC a été l'agent d'exécution canadien de la contribution (2 millions de dollars) du Fonds de développement pour les changements climatiques de l'Agence canadienne de développement international pour un projet de petites centrales hydroélectriques mené à bien en Chine. Dans le cadre du projet, du matériel d'automatisation a permis d'améliorer le rendement opérationnel des petites centrales. Le projet a maximisé la production d'électricité d'un bassin fluvial à l'aide de matériel optimisé et de la modélisation hydrologique. Il a également permis d'accroître l'efficacité énergétique et la production d'électricité avec une conception nouvelle et améliorée de turbine. La production d'énergie des petites centrales a été améliorée de 10 à 12 p. 100, en moyenne, ce qui permet de desservir 18 000 ménages de plus.
  • Le Conseil national de recherches du Canada a acheté un système à pile redox au vanadium de 3,3 kW d'une capacité de stockage de 3 heures, et le CTEC a effectué l'installation. Le CTEC a fait fonctionner le système et a mis au point des programmes d'essai avec ses partenaires afin d'évaluer le rendement du système. Des essais propres à des applications sont effectués (p. ex., simulation de la production d'énergie éolienne et de stockage de cette énergie).
  • Les ressources en énergie des mers du Canada sont parmi les plus importantes au monde. Une nouvelle étude de faisabilité a été entamée pour évaluer la viabilité d'une centrale pilote d'énergie marémotrice, située sur la côte nord-est des îles de la Reine-Charlotte, en Colombie-Britannique.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
sbc.nrcan.gc.ca

PROGRAMMES D'ÉNERGIES RENOUVELABLES :
Réseau canadien d'innovation dans la biomasse

Objectif : Mettre au point, en vue de leur acceptation par le marché, des technologies de la bioénergie, des biocarburants, des bioproduits et des bioprocédés industriels durables et rentables qui utilisent la biomasse de façon durable et responsable.

Le Réseau canadien d'innovation dans la biomasse (RCIB) soutient la R-D stratégique dans les domaines de la bioénergie, des biocarburants, des bioproduits et des bioprocédés industriels en vue de remplacer les combustibles fossiles au Canada, de réduire, directement ou indirectement, les émissions de GES, et de favoriser le développement durable de la bioéconomie au pays.

Le RCIB est un programme horizontal élaboré et géré par cinq ministères fédéraux : Agriculture et Agroalimentaire Canada, Environnement Canada, Industrie Canada, le Conseil national de recherches du Canada et RNCan.

Principales réalisations en 2006-2007

  • À l'heure actuelle, le polylactide, un polymère rigide et transparent fait d'acide lactique, est plus coûteux que les polymères à base de pétrole et trop fragile pour être utilisé dans nombre d'emballages. Au cours de l'année, le RCIB a démontré que l'ajout d'amidon permet d'obtenir un produit plus homogène, ayant une meilleure ductilité, ce qui permettrait d'utiliser le polylactide dans d'autres applications.
  • On met la dernière main à un portail d'information sur la biomasse à guichet unique et interactif. Ce portail procurera des ressources et des outils pouvant être utilisés par les investisseurs, les décideurs et le milieu de la recherche pour en apprendre davantage sur les utilisations industrielles de la biomasse herbacée et forestière.
  • En février 2007, la société Tembec a annoncé que le digesteur anaérobie de ses effluents d'usine qu'elle avait installé, avec l'aide de RNCan et Mesures d'action précoce en matière de technologie, fonctionne maintenant à pleine capacité. Le système offre trois avantages : il procure du méthane qui remplace 90 p. 100 du gaz naturel utilisé par les séchoirs de pulpe de l'usine; la qualité des effluents de l'usine est grandement améliorée; la quantité des boues rejetées aux sites d'enfouissement est considérablement réduite.
  • Une méthode d'évaluation des répercussions et du cycle de vie a été adaptée pour l'industrie canadienne des pâtes et papiers afin de permettre à cette dernière de constamment réduire son incidence sur l'environnement, d'effectuer une planification stratégique et d'évaluer les bioraffineries forestières.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
cbin.gc.ca

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