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Améliorer le rendement énergétique au Canada – Rapport au Parlement en vertu de la Loi sur l'efficacité énergétique pour l'année financière 2006-2007

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Chapitre 6 : Transports

CONSOMMATION D'ÉNERGIE ET ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE

Le secteur des transports comprend trois sous-secteurs : le transport des voyageurs, le transport des marchandises et le transport hors route. En 2005, le transport des voyageurs et celui des marchandises représentaient respectivement 55 p. 100 et 41,1 p. 100 de la consommation d'énergie du secteur, tandis que seulement 3,9 p. 100 était attribuable au transport hors route (voir la figure 6-1). Ce dernier sous-secteur ne fait pas l'objet d'une analyse plus détaillée en raison du peu de données disponibles dans ce sous-secteur et du faible pourcentage qu'il représente.

Il existe trois modes de transport des voyageurs : routier, ferroviaire et aérien. Le sous-secteur du transport de marchandises, selon la définition retenue par Ressources naturelles Canada (RNCan), comprend quant à lui quatre modes de transport : routier, ferroviaire, aérien et maritime. Dans ces deux sous-secteurs, le transport routier a été le plus énergivore en 2005, représentant 78,1 p. 100 de la consommation totale d'énergie servant aux transports, soit 57,4 p. 100 pour le transport des voyageurs et 42,6 p. 100 pour le transport des marchandises.

Tous les programmes de RNCan axés sur la consommation d'énergie dans le secteur des transports mettent l'accent sur le transport routier. La consommation totale d'énergie dans le secteur des transports a augmenté de 33,2 p. 100 (624 petajoules [PJ]) entre 1990 et 2005 (voir la figure 6-2). L'augmentation de la consommation d'énergie liée au transport des voyageurs était de 15,9 p. 100 (189 PJ), alors que celle liée au transport des marchandises était de 61,5 p. 100 (391 PJ).

Consommation d'énergie selon le mode de transport, 2005.


Trois facteurs principaux ont influé sur la consommation d'énergie :

  • l'activité – la croissance démographique et une activité économique accrue ont entraîné un accroissement de l'activité dans le secteur des transports (mesurée en voyageurs-kilomètres dans le cas du transport des voyageurs et en tonnes-kilomètres pour celui du transport des marchandises). Ces éléments ont augmenté la consommation d'énergie dans le secteur de 40 p. 100 (750 PJ); 52,4 p. 100 de cette augmentation est attribuable au sous-secteur des marchandises et 47,6 p. 100, à celui des voyageurs;
  • la structure – l'évolution quant à l'utilisation des divers modes de transport à la fois dans le sous-secteur du transport des marchandises et celui des voyageurs a entraîné une augmentation de 9,9 p. 100 de la consommation d'énergie dans le secteur (187 PJ). Les effets du changement de mode ont été plus prononcés dans le sous-secteur du transport des marchandises, étant donné que l'activité dans le transport routier augmente beaucoup plus rapidement que dans le transport ferroviaire ou maritime;
  • l'efficacité énergétique – les améliorations de l'efficacité énergétique ont contribué à réduire la consommation d'énergie de 18,8 p. 100 (352 PJ).

Sans amélioration de l'efficacité énergétique, les hausses attribuables à l'activité et à la structure auraient entraîné une augmentation de la consommation d'énergie dans le secteur des transports de 49,9 p. 100 (937 PJ). Toutefois, la consommation d'énergie réelle s'est accrue de seulement 33,2 p. 100. La figure 6-2 illustre l'évolution de la consommation d'énergie entre 1990 et 2005 ainsi que les economies d'énergie estimatives attribuables à l'efficacité énergétique.

Consommation d'énergie réelle et sans amélioration de l'efficacité énergétique dans le secteur des transports, de 1990 à 2005.

Le secteur des transports représente 29,5 p. 100 (2 502 PJ) de la consommation d'énergie secondaire et produit plus de 35,9 p. 100 (178 mégatonnes [Mt]) des émissions de gaz à effet de serre (GES). Entre 1990 et 2005, la consommation d'énergie du secteur a augmenté de 33,2 p. 100 et les émissions de GES, de 31,8 p. 100. L'évolution de l'intensité en GES de l'énergie consommée par ce secteur est négligeable.

La figure 6-3 illustre la progression de la part de marché des nouveaux modèles de camions légers dans les années 1990, faisant écho à la vogue grandissante des véhicules utilitaires sport et des minifourgonnettes. Toutefois, cette tendance semble s'être stabilisée récemment, la part des camions légers étant demeurée stable au cours des dernières années. La part plus élevée des véhicules plus lourds et plus puissants a eu une grande incidence sur la hausse de la consommation d'énergie dans le sous-secteur du transport des voyageurs.

Parts de marché des ventes de voitures de tourisme et de camions légers neufs, de 1990 à 2005.


Les figures 6-4 et 6-5 illustrent la réduction de l'intensité énergétique du camionnage, en dépit d'une hausse moyenne de l'activité entre 1990 et 2005. L'amélioration des pratiques utilisées par les parcs de véhicules, attribuable à la concurrence accrue dans le secteur des transports et à l'introduction des moteurs électroniques, a grandement rehaussé le rendement énergétique des camions moyens et lourds.

Moyenne de l'activité par camion, de 1990 à 2005.

Intensité énergétique du camionnage, de 1990 à 2005.

Les initiatives de RNCan dans les domaines suivants visent à accroître l'efficacité énergétique des véhicules automobiles et à encourager l'adoption de carburants de remplacement :

  • les véhicules;
  • la recherche-développement sur les transports;
  • les carburants de remplacement;
  • les technologies des transports.

VÉHICULES :
Commercialisation des véhicules éconergétiques

Objectif : Améliorer l'efficacité énergétique des véhicules automobiles en incitant les automobilistes à tenir compte de l'efficacité énergétique dans le choix, la conduite et l'entretien de leur véhicule.

Le programme de commercialisation des véhicules éconergétiques mise sur les campagnes d'éducation et de sensibilisation pour inciter les consommateurs à tenir compte de l'économie de carburant dans le choix, l'entretien et l'utilisation d'un véhicule. Le programme a comme autre objectif de fournir une approche concertée relativement aux questions liées au choix et à l'utilisation des véhicules en procurant de l'information, des outils et des services aux provinces, aux municipalités et aux organismes communautaires. Le programme a permis de réduire les GES de 0,01 Mt au cours de l'exercice 2006-2007.

Principales réalisations en 2006-2007

  • L'initiative visant le système de cote de dioxyde de carbone (CO2) se poursuit. Depuis le lancement de l'initiative en 2004, de l'information sur le CO2 a été distribuée à plus de un million de Canadiens au moyen d'outils accessibles en ligne et de la publication annuelle du guide de consommation de carburant. Un système de classement des véhicules est actuellement en cours d'élaboration en consultation avec les constructeurs d'automobiles.
  • Les enquêtes confirment ce qui suit :
    • 60 p. 100 des conducteurs considèrent qu'en modifiant leur comportement au volant et en améliorant l'entretien de leur véhicule, ils réduiront leurs coûts en carburant;
    • 71 p. 100 des Canadiens considèrent l'économie de carburant comme un aspect important dans le choix de leur prochain véhicule;
    • 50 p. 100 des Canadiens indiquent qu'ils tiendront compte de l'incidence environnementale du prochain véhicule qu'ils achèteront.
  • Parmi les 400 000 personnes suivant chaque année des cours de conduite automobile, 130 000 ont participé au programme Le Bon $ens au volant.
  • Trente-trois pour cent des instructeurs de conduite automobile du Canada ont obtenu la trousse de formation des conducteurs ou ont suivi une formation (l'objectif est de fournir une telle formation à 50 p. 100 des instructeurs).

Étiquette d'efficacité énergétique des véhicules.

VÉHICULES :
Initiative sur l'efficacité du carburant des véhicules automobiles

Objectif : Améliorer l'efficacité énergétique et réduire les émissions de GES des véhicules légers neufs vendus au Canada.

L'Initiative sur l'efficacité du carburant des véhicules automobiles vise à améliorer de 25 p. 100 l'efficacité énergétique des véhicules légers neufs vendus au Canada d'ici 2010. RNCan a mené à bonne fin des négociations avec l'industrie automobile, parvenant à un accord pour réduire les émissions de GES de ce secteur. L'industrie automobile s'est engagée à réduire volontairement de 5,3 Mt par an les émissions de GES provenant des véhicules légers et ce, d'ici 2010. Cet objectif va au-delà des réductions de la consommation de carburant en intégrant les réductions portant sur toutes les émissions de GES liées à l'utilisation des véhicules.

Principales réalisations en 2006-2007

  • Le premier rapport d'étape pour l'initiative a été déposé en juin 2006. Il comporte des renseignements sur le protocole d'entente, son approche et ses avantages, ainsi que les objectifs de reduction de 5,3 Mt. Le rapport présente également un aperçu du mandat et des pouvoirs du comité mixte gouvernement-industrie, qui sert de mécanisme de responsabilisation pour suivre les progrès réalisés dans le cadre du protocole d'entente et en rendre compte.
  • Des campagnes de lutte contre la marche au ralenti ont été menées dans des collectivités qui représentent 32 p. 100 de la population canadienne. Approximativement 100 collectivités ont lancé une campagne, et 90 p. 100 poursuivront leur campagne au cours de l'exercice 2007-2008. Plusieurs collectivités adoptent des règlements relativement à la marche au ralenti; 25 collectivités ont déjà pris cette mesure et 25 autres en sont aux étapes de la planification.
  • Des campagnes Gardez vos pneus en forme ont été menées auprès d'environ 6 millions de Canadiens. Des enquêtes indiquent que le nombre de personnes qui mesurent la pression des pneus au moins une fois par mois afin de s'assurer qu'ils sont à une pression adéquate a augmenté de 9 p. 100 entre 2003 et 2005. On estime que 50 p. 100 de ces personnes ont amélioré la pression de leurs pneus; on s'attend à ce que ce taux de changement demeure constant.
  • En 2006, les ventes de véhicules légers neufs ont légèrement augmenté de 2 p. 100 au Canada, tandis que les ventes de véhicules sous-compacts éconergétiques ont grimpé de 19,8 p. 100.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
vehicules.gc.ca

Consommation moyenne de carburant de l'entreprise (CMCE) par rapport aux normes volontaires canadiennes, de 1990 à 2006.

VÉHICULES :
Initiative en matière de carburants et d'efficacité énergétique dans le transport commercial

Objectif : Réduire la croissance des GES des parcs de véhicules de transport routier commercial au Canada (voyageurs et marchandises) en faisant davantage connaître les nouvelles technologies d'efficacité énergétique, les technologies produisant peu de GES et les carburants de remplacement, et en favorisant leur adoption.

La prestation du programme est axée sur les initiatives de formation, notamment Conducteur averti, et des activités d'éducation visant à améliorer l'économie de carburant et à mieux faire connaître les avantages des technologies d'efficacité énergétique. Le programme vise la réalisation d'études et de rapports, et développe des projets pilotes et de transfert technologique. Les réductions de GES au cours de l'exercice 2006-2007 s'élevaient à 0,045 Mt.

Principales réalisations en 2006-2007

  • La mise à l'essai de trois camions « Star » a eu une incidence sur l'amélioration des caractéristiques de 66 camions, ce qui correspond à une réduction annuelle des GES de 2 000 tonnes par camion.
  • La configuration des véhicules longs a été mise à l'essai le long du corridor Québec-Windsor.
  • On a mené à bien le projet pilote de moteur à grande puissance au gaz naturel liquéfié à système d'injection directe à haute pression.

Conducteurs ayant suivi une formation, de 1998 à 2005.

VÉHICULES :
Initiative en matière d'efficacité et de technologies du transport des marchandises

Objectif : Réduire la croissance des émissions de GES du secteur du transport routier des marchandises.

L'Initiative en matière d'efficacité et de technologies du transport des marchandises vise à réduire la croissance des émissions de GES comme suit :

  • une participation accrue de l'industrie du transport commercial à des initiatives volontaires concernant les changements climatiques;
  • une exploitation plus efficace et la sensibilisation sur l'environnement auprès des transporteurs et des expéditeurs du secteur commercial;
  • une plus grande adoption des technologies environnementales existantes et novatrices et des pratiques exemplaires en matière d'efficacité énergétique au sein du sous-secteur du transport des marchandises.

La réduction des émissions de GES au cours de l'exercice 2006-2007 s'élevait à 0,101 Mt.

Principales réalisations en 2006-2007

  • Quatre ateliers Gestion du carburant 101 ont été offerts à 55 participants, et 30 p. 100 de ces derniers ont mis en oeuvre des plans d'action visant à réduire les GES.
  • Une stratégie d'apprentissage en ligne a été lancée afin d'inciter les expéditeurs à avoir recours à des transporteurs soucieux de l'environnement.
  • La cinquième campagne annuelle Zone de tranquillité sans marche au ralenti dans les relais routiers a été menée. Soixante-dix relais routiers y ont participé.

RECHERCHE-DÉVELOPPEMENT SUR LES TRANSPORTS :
Initiative canadienne de recherche sur les matériaux légers

Objectif : Mettre au point des matériaux légers à faible densité et à haute résistance pour réduire le poids des véhicules de transport routier.

L'Initiative canadienne de recherche sur les matériaux légers (ICRMLe) est un réseau de recherche qui regroupe vingt-neuf entreprises, huit universités et sept ministères et organismes de financement fédéraux. Cette initiative vise à mettre au point et à utiliser, dans le secteur des transports, des matériaux légers à haute résistance afin de réduire les émissions de GES en limitant le poids des véhicules, ce qui améliore l'efficacité des véhicules et accroît la compétitivité des producteurs de métaux de première transformation ainsi que des constructeurs et fournisseurs de pièces d'automobile du Canada.

Principales réalisations en 2006-2007

  • L'utilisation d'alliages à base de magnésium est de plus en plus envisagée pour des applications automobiles en raison des possibilités que ces alliages offrent en matière de réduction de poids, des économies de carburant connexes et de la diminution des émissions. Des essais ont été effectués afin de déterminer l'effet des ajouts d'alliage, des revêtements et des systèmes de sable sur la fluidité du magnésium. Les résultats indiquent qu'il est possible de mouler des sections à paroi mince destinées à des applications automobiles. Par ailleurs, des revêtements ont été mis au point pour les procédés de moulage au sable afin de réduire les gaz de couverture utilisés dans le procédé, ce qui a permis d'obtenir des moulages à haute intégrité. Ces réalisations montrent des possibilités considérables d'accroître l'utilisation du magnésium dans l'industrie automobile.
  • Un nouveau type d'acier de pointe à forte résistance sera requis pour répondre à la demande en véhicules légers. Le défi que devra relever l'industrie sidérurgique est de mettre au point des aciers ultra résistants qui offrent une plus grande malléabilité et peuvent être moulés en des formes complexes. Les propriétés des aciers TRIP et à deux phases (DP), notamment, ont été progressivement élaborées. De nouveaux aciers ultra résistants dont la malléabilité a été améliorée grâce à l'effet de plasticité induite par maclage offrent une grande réduction de poids et une résistance à l'impact. Le Laboratoire de la technologie des matériaux de CANMET (LTM-CANMET) consacre une grande partie de ses travaux de recherche à ce domaine.
  • On s'intéresse à l'utilisation de composants en titane pour des applications automobiles en raison de leur grande solidité, de leur faible densité et de leur résistance à la corrosion. Le traitement classique du titane étant coûteux, le LTM-CANMET a mis au point un procédé de moulage par injection de poudre métallique (PIM) qui élimine la plupart des procédés d'usinage secondaire. En outre, ce procédé pourrait être adapté aux taux de production élevés et réduire jusqu'à 50 p. 100 les coûts de production. Le LTM-CANMET examine l'utilisation de la poudre de titane dans le procédé PIM.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
http://www.nrcan.gc.ca/evaluation/reprap/2004/climri-icrmle-fra.php

RECHERCHE-DÉVELOPPEMENT SUR LES TRANSPORTS :
Véhicules miniers à piles à combustible

Objectif : Mettre au point la technologie nécessaire pour remplacer les moteurs diesels des véhicules miniers souterrains par des piles à hydrogène.

RNCan joue un rôle de premier plan au sein du consortium nord-américain des véhicules miniers à piles à combustible. Les systèmes à piles à hydrogène produisent de l'énergie plus efficacement que l'équipement diesel classique.

La modification des véhicules au diesel pour qu'ils fonctionnent avec des piles à hydrogène devrait réduire les coûts d'exploitation, accroître la productivité du véhicule et améliorer le milieu de travail des mineurs de fond en éliminant les émissions de carburant diesel toxiques et en réduisant la chaleur et le bruit. De plus, le recours aux piles à combustible pourrait réduire les émissions de CO2 ou de GES de près de 1 Mt par an (26 p. 100 du total d'équivalent CO2 émis par l'extraction minière) et diminuer les coûts d'exploitation en comprimant les besoins de ventilation dans les mines.

Principales réalisations en 2006-2007

  • Le premier symposium international sur les applications des piles à combustible en exploitation minière a eu lieu à Montréal, au Québec. Le symposium, auquel ont participé des entreprises d'exploitation minière, des fabricants de matériel minier, des fournisseurs d'hydrogène et de technologie ainsi que des organismes de réglementation, a favorisé le transfert de technologie, mettant en évidence le rôle de premier plan que joue le Canada en utilisant des piles à combustible dans l'industrie minière. Le commissaire de la Commission européenne responsable de l'introduction des piles à combustible dans le secteur de l'exploitation minière demande la tenue de réunions de coopération afin de partager de l'information et d'harmoniser l'introduction des piles à combustible dans le secteur de l'exploitation minière en Amérique du Nord et en Europe. Le symposium maintient également l'intérêt de l'industrie relativement au financement de nouveaux projets axés sur l'utilisation d'hydrogène.
  • Le projet de mise au point d'un chargeur à piles à combustible pour les mines souterraines est à l'étape des essais, au terrain d'essai de la société Caterpillar à Tucson, en Arizona. D'autres essais seront ensuite entrepris à la mine expérimentale de RNCan à Val-d'Or, au Québec.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
nrcan.gc.ca/mms/canmet-mtb/mmsl-lmsm/mines/mines-f.htm

RECHERCHE-DÉVELOPPEMENT SUR LES TRANSPORTS :
Hybridation d'un chargeur-déchargeur pour l'exploitation minière

Objectif : Construire et mettre à l'essai un prototype de véhicule Scooptram® au diesel et à l'électricité, aussi connu sous le nom de chargeur-déchargeur hybride pour l'exploitation minière.

Le projet d'hybridation d'un chargeur-déchargeur vise à déterminer et à vérifier s'il est possible d'utiliser la technologie hybride au diesel et à l'électricité dans l'industrie minière. Le projet comporte l'élaboration d'un groupe moteur hybride efficace et fiable pour des applications souterraines, qui sera ensuite adapté à une vaste gamme de matériel minier.

La première étape du projet consiste à sélectionner la configuration et les composants du groupe moteur hybride, puis à déterminer les détails techniques qui permettront d'intégrer les composants au chargeur-déchargeur. L'étape suivant la fabrication vise à optimiser la conception du véhicule afin de le rendre efficace et fiable tout en réduisant le plus possible les émissions de gaz, notamment les particules de diesel.

Suivront ensuite des comparaisons des niveaux d'émissions (poussières de combustible inhalables, carbone élémentaire/organique, CO, NO, NO2, SO2 et O2; taille, distribution et caractéristiques des particules de diesel) du chargeur-déchargeur hybride et d'un chargeur-déchargeur classique. L'appareil hybride devrait réduire les émissions de GES d'au moins 35 p. 100. Les Laboratoires des mines et des sciences minérales de CANMET formuleront des avis concernant la taille adéquate du purificateur d'échappement qui permettra d'optimiser les résultats. Le chargeur-déchargeur prototype sera ensuite transféré aux mines participantes afin de déterminer s'il offre un rendement adéquat.

Principales réalisations en 2006-2007

  • Le choix final concernant la configuration et les composants a été fait.
  • Les détails techniques relativement à l'intégration de tous les composants ont été examinés.
  • Le chargeur-déchargeur hybride a été construit et doit être mis à l'essai.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
nrcan.gc.ca/mms/canmet-mtb/mmsl-lmsm/mines/mines-f.htm

CARBURANTS DE REMPLACEMENT :
Programme d'expansion du marché de l'éthanol

Objectif : Augmenter la production et la consommation d'éthanol-carburant au Canada.

Le Programme d'expansion du marché de l'éthanol (PEE), géré conjointement par RNCan et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAAC), contribue à accroître la production et l'utilisation de l'éthanol au Canada, et à réduire les émissions de GES dans le secteur des transports. Le programme vise à offrir des contributions, avec modalités de remboursement, pour aider à financer la construction de nouvelles installations ou l'agrandissement d'installations existantes destinées à la production d'éthanol.

À moyen terme, le PEE vise à accroître la production d'éthanol, à inciter les consommateurs à l'utiliser davantage et à offrir de plus grands débouchés pour l'éthanol-carburant au Canada. Les buts à long terme sont de réduire les émissions de GES du secteur des transports (à mesure que l'éthanol remplacera les carburants classiques). Le programme a permis de réduire les GES de 0,3 Mt au cours de l'exercice 2006-2007.

Principales réalisations en 2006-2007

  • En 2006-2007, la construction de quatre nouvelles usines d'éthanol, qui ont obtenu un financement de 51 millions de dollars dans le cadre du PEE, a été terminée. Ces usines, ayant commencé à produire de l'éthanol, ont augmenté de 480 millions de litres la capacité de production d'éthanol au Canada. La capacité annuelle était de 200 millions de litres.
  • En 2006-2007, la construction de quatre autres usines d'éthanol a été entreprise dans le cadre du PEE. Ces usines ont une capacité de production annuelle combinée de 390 millions de litres.
  • RNCan a coordonné la présence du gouvernement fédéral et l'a représenté à l'ouverture de deux usines d'éthanol.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
oee.rncan.gc.ca/transports/carburants.cfm

CARBURANTS DE REMPLACEMENT :
Programme des carburants de l'avenir

Objectif : Accroître la production et l'utilisation d'éthanol-carburant dans le secteur des transports du Canada.

Le Programme des carburants de l'avenir, géré conjointement par RNCan et AAAC, cible les automobilistes, les provinces et territoires de même que les intervenants de l'industrie. Les principales activités du programme sont la coordination des politiques fédérales-provinciales, les consultations auprès de l'industrie, les campagnes de sensibilisation du public ainsi que les travaux d'analyse portant sur les matières premières, les coûts de production, les effets socioéconomiques et l'incidence des émissions de GES.

Principales réalisations en 2006-2007

  • Cinq ateliers sur le biodiesel ont été offerts à plus de 120 gestionnaires de parcs de véhicules et de mécaniciens.
  • De concert avec Environnement Canada et AAAC, RNCan a dirigé l'élaboration de la stratégie sur les sources d'énergie renouvelables du gouvernement du Canada. Cette dernière prévoit la réglementation des carburants renouvelables, un programme d'investissement de 200 millions de dollars administré par AAAC visant à aider les agriculteurs à produire des carburants renouvelables et une annonce budgétaire de 2 milliards de dollars pour les carburants renouvelables.
  • Cinq études des émissions du cycle de vie ont été menées à l'aide du logiciel GHGenius sur les options en matière de carburants renouvelables.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
oee.rncan.gc.ca/transports/carburants.cfm

CARBURANTS DE REMPLACEMENT :
Initiative du biodiesel

Objectif : Soutenir l'accroissement de la production et de l'utilisation de biodiesel dans le secteur des transports au Canada.

L'Initiative du biodiesel visait initialement à appuyer l'objectif proposé par le gouvernement du Canada, à savoir, produire chaque année 500 millions de litres de biodiesel d'ici 2010. Le travail effectué dans le cadre de l'initiative appuie également la mise en oeuvre par le gouvernement du Canada, d'ici 2010 au plus tôt et 2012 au plus tard, d'une norme sur les carburants renouvelables exigeant un contenu en énergies renouvelables de 2 p. 100 dans le diesel.

Les principaux volets de l'initiative sont la recherche-développement, les études techniques et socioéconomiques, les démonstrations sur l'utilisation finale et les essais, la sensibilisation des intervenants et l'élaboration de normes.

Principales réalisations en 2006-2007

  • L'étude Assessment of Canadian Biodiesel Distribution Infrastructure a pris fin. Cette étude visait à examiner les obstacles éventuels à l'infrastructure de distribution et à proposer des solutions et des options pour assurer la croissance durable de l'industrie du biodiesel au Canada.
  • Un projet pilote visant à évaluer l'utilisation du biodiesel dans le matériel agricole a été mené dans six fermes de l'Ontario. Des mélanges de 5 p. 100 et de 20 p. 100 de biodiesel ont été utilisés, et des données ont été collectées sur le rendement de carburant, les émissions et les enjeux liés à l'entretien et à l'exploitation.
  • Cinq ateliers sur les achats, la manutention, le stockage et l'utilisation du biodiesel ont été offerts à des gestionnaires de parcs de véhicules et à des mécaniciens de moteurs.
  • Une étude sur le carburant a été menée afin de déterminer la pertinence d'utiliser le biodiesel et les carburants diesel renouvelables au Canada compte tenu du climat, en particulier l'hiver. Les résultats serviront à documenter le processus de sélection du carburant biodiesel pour le projet pilote de l'Alberta.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
oee.rncan.gc.ca/transports/carburants.cfm

TECHNOLOGIES DES TRANSPORTS :
Alliance canadienne sur les piles à combustible dans les transports

Objectif : Démontrer et évaluer divers procédés de production et de distribution de l'hydrogène pour alimenter les véhicules à piles à combustible aux postes de ravitaillement, mettre au point et tester des véhicules alimentés à l'hydrogène, et participer à l'élaboration de codes et de normes.

L'Alliance canadienne sur les piles à combustible dans les transports (ACPCT) de RNCan est un programme auquel collaborent les secteurs privé et public et qui regroupe des concepteurs de technologies, des fournisseurs de carburant, des constructeurs d'automobiles, des représentants des administrations fédérale, provinciales et territoriales, ainsi que des universités et des organismes non gouvernementaux. Les travaux de l'ACPCT contribuent à la réduction des émissions de GES en encourageant les percées dans les technologies de l'hydrogène et des piles à combustible au moyen de projets pilotes qui évaluent la faisabilité technique, économique et environnementale de diverses solutions de ravitaillement en hydrogène des véhicules à piles à combustible. L'initiative établit par ailleurs un cadre à l'appui du ravitaillement en hydrogène en facilitant l'élaboration de codes et de normes, de même que des programmes de formation et d'agrément.

Principales réalisations en 2006-2007

  • Quatre des sept postes de ravitaillement de « l'autoroute de l'hydrogène » de la Colombie-Britannique ont commencé leurs activités. Les cinq voitures à piles à combustible Ford Focus ont terminé avec succès la deuxième des trois années d'essais sur route et d'évaluation à Vancouver et à Victoria.
  • L'élaboration d'« autoroutes de l'hydrogène »» a été amorcée en Saskatchewan et à l'Île-du-Prince-Édouard. Chacune de ces autoroutes inclura au moins deux postes de ravitaillement en hydrogène et plusieurs véhicules alimentés à l'hydrogène.
  • Un poste de ravitaillement à l'hydrogène a été installé au complexe de RNCan de la rue Booth à Ottawa, en Ontario, afin d'alimenter les trois bus-navettes à moteur à combustion interne Ford servant aux déplacements des membres du Sénat sur la Colline du Parlement.
  • Le nouveau Code canadien d'installation d'hydrogène a été publié en tant que norme nationale au Canada. Il régit l'installation des équipements produisant, utilisant (p. ex., piles à combustible) et fournissant de l'hydrogène ainsi que des conteneurs de stockage d'hydrogène, des systèmes de canalisation et des accessoires connexes.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
nrcan.gc.ca/es/etb/ctfca/index_f.html

TECHNOLOGIES DES TRANSPORTS :
Programme sur l'hydrogène, les piles à combustible et l'énergie dans les transports

Objectif : Mettre au point et déployer des technologies axées sur l'hydrogène, les piles à combustible et les transports qui réduisent les émissions de GES, limitent d'autres répercussions environnementales, stimulent la création d'emplois et la croissance économique, et prolongent la durée de vie des ressources énergétiques du Canada.

De concert avec l'industrie, le personnel du Programme sur l'hydrogène, les piles à combustible et l'énergie dans les transports collabore avec des intervenants des industries canadiennes et étrangères du secteur des transports et de l'hydrogène, y compris des constructeurs d'équipement d'origine, des associations industrielles, des gestionnaires de parcs de véhicules, des services de transport en commun, des services publics, les gouvernements provinciaux et territoriaux, des organismes de recherche, des universités, d'autres ministères fédéraux, le département de l'Énergie des États-Unis et l'Agence internationale de l'énergie.

Voici les faits saillants des activités du programme :

  • Le programme soutient l'industrie canadienne pour la mise au point d'une technologie d'électrolyse de l'eau produisant de l'hydrogène à partir de sources d'énergie renouvelables pr-pres.
  • Depuis une vingtaine d'années, les activités réalisées en partenariat avec l'industrie canadienne des piles à combustible ont permis au Canada d'occuper une place de premier plan dans le domaine des technologies se rapportant aux piles à combustible et au ravitaillement en hydrogène. Par exemple, c'est au Canada qu'a eu lieu la démonstration du premier autobus à piles à hydrogène.
  • Depuis les années 1980, le programme appuie les concours de construction d'automobiles réunissant des étudiants de collèges et d'universités de l'ensemble de l'Amérique du Nord et les constructeurs d'automobiles, pour modifier les véhicules existants afin de les alimenter avec divers carburants de remplacement.
  • Le programme soutient en outre le développement de technologies relatives aux carburants de remplacement.

Principales réalisations en 2006-2007

  • On a élaboré un système de freinage par récupération couplé à un accumulateur aux ions de lithium.
  • On a mis à l'essai un système de stockage de l'énergie dans des volants d'inertie de 100 kilowatts.
  • On a amélioré l'efficacité des piles et réduit les coûts de l'électrolyse de l'eau.
  • On a réduit le poids et accru la résistance au laminage des cylindres de pression pour le stockage de l'hydrogène.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
nrcan.gc.ca/es/etb/cetc/cetc01/htmldocs/Groups/hyfate_f.htm

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