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Améliorer le rendement énergétique au Canada – Rapport au Parlement en vertu de la Loi sur l'efficacité énergétique pour l'année financière 2006-2007

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Chapitre 5 : Industrie

CONSOMMATION D'ÉNERGIE ET ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE

Le secteur industriel englobe toutes les industries manufacturières et toutes les activités liées à l'exploitation forestière et minière et à la construction. Il exclut cependant la production d'électricité. Ce secteur utilise l'énergie pour les procédés industriels, en tant que force motrice de chaleur ou de vapeur et en tant que source de production. Globalement, la demande d'énergie du secteur industriel représente 37,9 p. 100 (3 209 petajoules [PJ]) de la consommation d'énergie secondaire et 33,1 p. 100 (164 mégatonnes [Mt]) des émissions de gaz à effet de serre (GES) (incluant celles liées à l'électricité).

Dans le secteur industriel, les industries des pâtes et papiers, de l'exploitation minière, du raffinage du pétrole et de la fonte et de l'affinage sont les plus gros consommateurs d'énergie. En 2005, environ 25,7 p. 100 de la demande d'énergie industrielle globale émanait de l'industrie des pâtes et papiers (voir la figure 5-1).

Dans la plupart des industries, les achats d'énergie ne constituent qu'une infime partie des dépenses totales. Cependant, dans certaines industries relativement énergivores – ciment, aluminium, pâtes et papiers, sidérurgie et produits chimiques – cette part est supérieure à 12 p. 100 (voir la figure 5-2). Dans le cas du ciment, elle atteint 37,1 p. 100.

La consommation d'énergie réelle du secteur industriel s'est accrue de 17,9 p. 100 (488 PJ) entre 1990 et 2005. Cette hausse est attribuable à une augmentation de 43,9 p. 100 de l'activité industrielle, laquelle correspond à une combinaison d'unités physiques de production, de production brute et de produit intérieur brut (PIB). Toutefois, une partie de l'augmentation de la consommation d'énergie qui aurait découlé de l'intensification de l'activité a été compensée par l'amélioration de l'efficacité énergétique et des changements structurels (un virage vers des industries moins énergivores, comme celles des produits électriques et électroniques).

Consommation d'énergie dans le secteur industriel par sous-secteur, y compris les émissions liées à l'électricité, 2005.

Coût de l'énergie pour les industries manufacturières, en pourcentage du coût total de production, 2005.

Trois facteurs principaux influent sur la consommation d'énergie :

  • l'activité – des hausses au chapitre des unités physiques de production, de la production brute et du PIB ont concouru à une augmentation de l'activité industrielle de 43,9 p. 100, ce qui a entraîné une hausse de la consommation d'énergie de 1 166 PJ;
  • la structure – le changement dans la combinaison d'activités en faveur d'industries moins énergivores a entraîné une baisse de la consommation d'énergie de 331 PJ;
  • l'efficacité énergétique – grâce à une amélioration de 12,8 p. 100 à cet égard entre 1990 et 2005, le secteur industriel a diminué sa consommation d'énergie de 347 PJ.

La figure 5-3 illustre l'évolution de la consommation d'énergie entre 1990 et 2005 et les économies d'énergie estimatives réalisées grâce à l'efficacité énergétique.

Consommation d'énergie réelle et sans amélioration de l'efficacité énergétique dans le secteur industriel, de 1990 à 2005.

Entre 1990 et 2005, les émissions de GES du secteur industriel, incluant les émissions liées à l'électricité, ont augmenté de 15,5 p. 100. Si l'on ne tient pas compte des émissions liées à l'électricité, la hausse des émissions s'établissait à 8 p. 100. Cette hausse des émissions de GES directes est principalement attribuable à l'industrie pétrolière et gazière en amont, puisque les industries de l'exploitation minière (sauf les activités en amont), de la fabrication et de la construction ont connu une baisse de leurs émissions de GES de 8,7 p. 100.

Ressources naturelles Canada (RNCan) mène des initiatives en vue d'améliorer l'efficacité énergétique dans les domaines suivants du secteur industriel :

  • les technologies et procédés industriels;
  • l'équipement (voir le chapitre 2);
  • les bâtiments (voir le chapitre 4).

TECHNOLOGIES ET PROCÉDÉS INDUSTRIELS :
Efficacité énergétique dans l'industrie (Programme d'économie d'énergie dans l'industrie canadienne)

Objectif : Aider l'industrie canadienne à tirer parti des investissements dans l'efficacité énergétique pour améliorer sa productivité et sa compétitivité, et contribuer à la réalisation des objectifs du Canada à l'égard de l'assainissement de l'air et des changements climatiques.

Le Programme d'économie d'énergie dans l'industrie canadienne (PEEIC) est un partenariat exceptionnel entre l'industrie et le gouvernement visant à promouvoir et à encourager l'amélioration de l'efficacité énergétique et la réduction des émissions de GES par le truchement de mesures volontaires dans tous les secteurs industriels du Canada, y compris les secteurs de l'exploitation minière, de la fabrication, de l'exploitation forestière, de la construction, de la production d'hydrocarbures en amont et de la production d'électricité.

Le réseau du PEEIC comprend 28 réseaux de leadership sectoriel (notamment quatre réseaux régionaux) qui mettent en commun l'information et les pratiques exemplaires, plus de 1 000 entreprises qui se sont engagées volontairement et par écrit à devenir plus éconergétiques et à soutenir les initiatives du Canada en matière de changements climatiques, et des partenariats avec 52 associations industrielles qui diffusent de l'information et donnent des conseils en matière d'efficacité énergétique à leurs membres.

L'approche à multiples facettes du PEEIC est centrée sur l'introduction d'innovations technologiques pour susciter des changements de comportement et sur la modification de la culture organisationnelle afin d'amener une transformation durable du marché. Les outils et services offerts par le PEEIC comprennent des tribunes et des conférences au sujet de l'énergie, des produits de communication comme des sites Web et des bulletins d'information, des guides techniques, des analyses comparatives dans le domaine de l'énergie et des pratiques exemplaires, des ateliers de gestion de l'énergie « Le gros bon $ens », des vérifications énergétiques à frais partagés et des études sur l'intégration des procédés (IP), de même que la mise à disposition d'information technique concernant l'admissibilité des systèmes d'énergies renouvelables ou d'efficacité énergétique aux déductions pour amortissement accéléré (catégories 43.1 et 43.2 de la Loi de l'impôt sur le revenu). Le PEEIC a permis de réduire les émissions de GES de 0,36 Mt au cours de l'exercice 2006-2007.

Principales réalisations en 2006-2007

  • On a réalisé des vérifications énergétiques dans 137 installations industrielles.
  • On a formé 1 03 gestionnaires de l'énergie industrielle dans le cadre des ateliers « Le gros bon $ens ».
  • Mille cinq cents nouveaux clients industriels ont reçu le bulletin L'Enjeu PEEIC.

Indice d'intensité énergétique, PEEIC, de 1990 à 2005.

Économies d'énergie estimatives, PEEIC, de 2001 à 2006.

Participants du secteur industriel aux ateliers Le gros bon $ens, de 1997 à 2006.

TECHNOLOGIES ET PROCÉDÉS INDUSTRIELS :
Programme d'optimisation des procédés industriels

Objectif : Soutenir la mise au point et l'adoption de pratiques de conception éconergétiques et novatrices dans l'industrie canadienne en vue d'améliorer son efficacité énergétique et sa productivité tout en réduisant les émissions de GES et autres répercussions environnementales.

Le Progamme d'optimisation des procédés industriels est centré sur les techniques d'analyse des procédés industriels à l'échelle de l'usine, comme l'IP et les systèmes perfectionnés de contrôle des procédés. Le programme analyse ces procédés afin de relever et de corriger les lacunes de rendement dans la conception et l'exploitation d'une usine, tout en tenant compte des aspects énergétiques, économiques et environnementaux.

Le programme poursuit son objectif en intensifiant les travaux de recherche-développement (R-D) grâce à une collaboration nationale et internationale. De plus, il diffuse de l'information technique visant à inciter des secteurs ciblés à haute intensité énergétique de l'industrie canadienne à adopter ces techniques et pratiques. Ces secteurs sont, entre autres, les pâtes et papiers, la valorisation et le raffinage du pétrole, les produits pétrochimiques, l'acier, les produits chimiques, l'alimentation et les boissons ainsi que le bois massif.

Principales réalisations en 2006-2007

  • On a mené avec succès un programme pilote d'IP en vue de promouvoir et de mettre en oeuvre de saines pratiques d'IP dans 31 usines des secteurs réglementés et non réglementés. RNCan offre un appui afin d'aider les entreprises à effectuer des études sur l'IP visant à relever les possibilités d'accroître l'efficacité énergétique et d'améliorer les procédés de production. En utilisant l'énergie plus efficacement, l'industrie peut devenir plus concurrentielle et aider à réduire les GES et la pollution atmosphérique. On estime que des économies annuelles d'énergie d'environ un milliard de dollars et des retombées économiques d'environ six milliards de dollars seraient possibles sur une période de cinq ans. Le programme d'IP offre également une chance inespérée de changer la façon dont l'analyse énergétique est effectuée dans l'industrie, ce qui améliorerait la productivité et la compétitivité du secteur.
  • On a mis au point une approche systématique permettant d'évaluer l'amélioration possible des systèmes de distillation dans l'industrie des produits chimiques. Une méthode claire, appelée modélisation basée sur la thermodynamique, a été élaborée pour l'analyse de haut niveau des mesures de compensation concernant l'énergie, la pureté et la productivité dans les procédés de séparation et pour l'optimisation structurelle des installations de séparation modernisées. Par exemple, la conception de la modernisation d'un diviseur de C2 du site de production d'éthylène de NOVA Chemical est terminée. Les économies d'énergie liées à l'alimentation en chaleur pourraient atteindre 47 p. 100. Elles correspondent à des économies d'électricité de 5,6 mégawatts dans le système de réfrigération qui alimente le diviseur de C2. Ces résultats seront des atouts de taille pour des études ultérieures sur les produits pétrochimiques.
  • On a élaboré une méthode d'optimisation multi-objectif pour les systèmes de production industrielle. Cette méthode intègre simultanément l'adaptabilité d'un algorithme, la manipulation des contraintes avancée, la décomposition du système, une fonction de recherche d'optimalité locale combinée et une détermination de l'optimalité globale. L'algorithme donne un choix de solutions qui représentent la meilleure option entre les fonctions objectives ciblées.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
ctec-varennes.rncan.gc.ca/fr/indus.html

TECHNOLOGIES ET PROCÉDÉS INDUSTRIELS :
Programme de recherche et de développement énergétiques dans l'industrie

Objectif : Encourager et appuyer la création et l'application, dans le secteur industriel, de procédés, de produits, de systèmes et d'équipement éconergétiques et écologiques à la fine pointe de la technologie.

Le Programme de recherche et de développement énergétiques dans l'industrie (PRDEI) offre un appui financier pour les activités de R-D appliquée qui sont confidentielles sur le plan commercial. La contribution versée est remboursable si le projet est rentable. Les clients du programme proviennent de tous les secteurs industriels et vont des petites et moyennes entreprises aux multinationales.

Principales réalisations en 2006-2007

  • DDI-Heat Exchangers Inc. de Dollard-des-Ormeaux, au Québec, a démontré avec succès que sa technologie d'échangeur thermique CubeMC peut récupérer la chaleur des liquides (boues) contenant un pourcentage élevé (65 p. 100) de solides en suspension dans une application où les modèles d'échangeur thermique classiques ont échoué. Cette démonstration a aidé DDI à vendre sa technologie d'échangeur thermique à une usine de traitement des biosolides aux États-Unis. Compte tenu que le marché de la récupération de chaleur des boues d'épuration et d'autres liquides à viscosité élevée est inexploité dans l'industrie, on prévoit que cette technologie permettra de réaliser des économies d'énergie de 11 PJ et de réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2) de 0,545 Mt au Canada au cours des dix prochaines années.
  • La Puratone Corporation de Niverville, au Manitoba, a mis au point un système de gestion de l'énergie pour les éleveurs de porcs. Ce système primé s'appelle « BarnMax ». La technologie devrait aider les éleveurs de porcs à réduire la consommation d'énergie de 86 mégajoules en moyenne par porc produit. Les économies d'énergie attribuables à cette technologie qui seront réalisées au Canada au cours des dix prochaines années devraient s'élever à 15 PJ. Au cours de la même période, la technologie devrait permettre de réduire de 0,726 Mt les émissions de CO2.
  • Le PRDEI a appuyé General Comminution Inc. (GCI) de Toronto, en Ontario, dans le cadre d'un essai en milieu réel. L'essai a prouvé la faisabilité technique pour le concentrateur Szego de GCI de réactiver le sorbant utilisé pour une chaudière de combustion en lit fluidisé. L'utilisation de calcaire réactivé permettra de réduire les émissions de CO2 provenant de la calcination du calcaire ainsi que les besoins en matière d'enfouissement des déchets solides. La mise en oeuvre réussie entraînera une baisse des exigences en matière d'enfouissement pour les sorbants usagés et la réduction des émissions de GES de 14 850 tonnes (t) par an au départ au Canada, atteignant 162 000 t en Amérique du Nord, avec la possibilité de s'établir à 1 305 000 t à l'échelle mondiale d'ici 2011. La mise en oeuvre de cette technologie au Canada permettra de réduire la consommation totale d'énergie de 222 750 gigajoules (GJ) par an.
  • On a offert un appui financier conjointement avec le BC Hydro Power Smart Program pour l'essai sur le terrain d'un rotor de classeur à pâtes nouvellement mis au point par l'Université de la Colombie-Britannique. Les autres commanditaires du projet étaient Produits forestiers du Canada et Advanced Fiber Technologies. Le nouveau rotor consomme 52 p. 100 moins d'électricité que l'équipement classique qu'il remplace. Les économies possibles d'énergie si les 300 usines de pâtes de la Colombie-Britannique étaient converties s'élèvent à 153 200 mégawattheures d'électricité par année.
  • Un projet réalisé avec Hamilton Steel G.P. Inc. a été mené à bien, entraînant une réduction de 104 500 t des émissions de CO2 par an et une réduction annuelle de la consommation d'énergie de 260 000 GJ pour le projet de haut fourneau nº 5 à Hamilton, en Ontario. Le projet était l'un des projets amorcés il y a près de huit ans par l'Union Gas Limited de Chatham, en Ontario, avec le PRDEI et Mesures d'action précoce en matière de technologie. L'objectif était de convertir les principaux procédés de production de l'industrie lourde, pour passer du combustible à haute teneur en carbone (pétrole ou charbon) au gaz naturel à moindre teneur en carbone à l'aide de technologies novatrices de pointe. Les partenaires financiers étaient Hamilton Steel, RNCan, Union Gas Limited et Air Liquide Canada Inc. D'après la modélisation computationnelle avancée de la dynamique des fluides mise au point par le Centre de la technologie de l'énergie de CANMET à Ottawa, en Ontario, l'approche adoptée devrait optimiser la co-injection de charbon pulvérisé et de gaz naturel dans le haut fourneau. Ce procédé a permis de réduire encore plus le besoin en coke ainsi que les émissions totales de CO2 du site, en plus de procurer d'autres avantages, comme la réduction des coûts et l'amélioration de la productivité.
  • Avec l'aide du PRDEI, Agile Systems Inc. a mené avec succès un programme de R-D pour les commandes électroniques intégrées des moteurs. Les économies d'énergie possibles d'ici 2012 sont de 2 013 térajoules et les réductions de GES, de 109 105 t.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
nrcan.gc.ca/es/etb/cetc/cetc01/htmldocs/Publications/ierdpublications/fact
sheet_industry_energy_r&d_f.htm

TECHNOLOGIES ET PROCÉDÉS INDUSTRIELS:
Groupe de production écologique de l'électricité

Objectif : Concevoir, mettre au point et déployer des technologies de production de l'électricité à partir de combustibles fossiles qui sont plus efficaces et qui permettent de réduire et, à plus long terme, d'éliminer les émissions de précurseurs acides, de GES, de particules et de substances d'intérêt prioritaire désignées – le mercure, les éléments traces et les composés organiques.

Les travaux de recherche sont axés sur l'amélioration du rendement et la réduction des émissions des centrales électriques à combustibles fossiles existantes de même que sur la mise au point de nouveaux cycles avancés de la conversion des combustibles fossiles en électricité, laquelle s'accompagne du captage et de l'élimination complète ou presque des émissions de CO2 et d'autres substances. Les questions traitées par les autres projets de recherche incluent le transport et le stockage du CO2.

Les travaux de RNCan incluent également le changement de l'interaction du système de combustion dans le procédé au moyen d'outils et de technologies de pointe afin d'aider les principaux consommateurs industriels d'énergie à réduire l'intensité énergétique de leurs activités et les émissions de GES et d'autres polluants atmosphériques, tout en améliorant la compétitivité et la rentabilité.

Principales réalisations en 2006-2007

  • On a terminé une étude de faisabilité de la technologie qui a permis d'établir que le procédé ThermoEnergy Integrated Power System, un nouveau cycle de production d'électricité, présentait des avantages techniques et économiques par rapport aux technologies du charbon proper actuellement recensées au Canada et aux États-Unis.
  • On a mis au point une méthode de combustion qui permet de brûler proprement des mélanges de bitume en émulsion et d'eau dans des chaudières classiques à la place de combustibles beaucoup plus chers. Cette technologie sera utilisée en vue d'appuyer la viabilité économique des industries canadiennes dans les secteurs de la récupération des ressources et d'assurer un approvisionnement fiable et bon marché d'électricité par les services publics canadiens.
  • On a établi un consortium international des torches comprenant sept organismes membres du secteur privé et d'intérêt spécial chargés d'établir des pratiques exemplaires pour les torches industrielles afin de réduire au minimum leurs effets sur les changements climatiques et leurs répercussions sur la santé et d'améliorer la qualité de l'air.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
nrcan.gc.ca/es/etb/cetc/cetc01/htmldocs/Groups/clean_electric_
power_generation_f.htm

TECHNOLOGIES ET PROCÉDÉS INDUSTRIELS :
Programme de traitement et de catalyse environnementale

Objectif : Résoudre les problèmes liés aux procédés industriels et mener des recherches dans des domaines très prometteurs sur les plans environnemental et économique.

Les installations du programme, notamment des usines pilotes à échelle semi-réduite, servent à mettre à l'essai des procédés et à évaluer des concepts originaux en matière de conversion chimique et énergétique, dont la production d'hydrogène à partir d'hydrocarbures et de sources d'énergie renouvelables. Le programme compte parmi ses clients des sociétés pétrolières et gazières, des entreprises de produits pétrochimiques, des motoristes, des usines de recyclage et de récupération de l'huile usée, et des fabricants de céramiques spéciales.

Principales réalisations en 2006-2007

  • On a mis au point une technologie en vue de désulfurer le diesel issu du craquage thermique de l'huile de lubrification usée. Une unité de traitement continu à échelle de banc d'essai a été mise en service afin de tester le procédé CANDES. Le projet bénéficie du soutien de l'industrie du recyclage de l'huile usée.
  • On a déterminé les conditions d'exploitation propices à la transformation des résidus de bitume provenant de la valorisation des sables bitumineux en un additif convenant pour la fabrication de béton de qualité.
  • On a développé une pile à combustible à ammoniac directement converti possédant des surfaces catalytiques uniques pour des applications efficacies de production combinée électricité-chaleur. Le développement à échelle de banc d'essai de piles à combustible est entrepris par trois laboratoires fédéraux. Un essai sur le terrain faisant appel à l'ammoniac et à la surface catalytique de la pile à combustible dans un système de contrôle classique à pile à combustible de 5 kilowatts est organisé en partenariat avec une entreprise de production d'ammoniac et de piles à combustible.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
www.nrcan.gc.ca/es/etb/cetc/cetc01/htmldocs/Groups/industrial_
innovation_f.htm

TECHNOLOGIES ET PROCÉDÉS INDUSTRIELS :
Ventilation des mines

Objectif : Réduire la consommation d'énergie et les émissions de GES liées à la ventilation des mines en automatisant l'infrastructure (pour soutenir le mécanisme de distribution basé sur la demande), en assurant l'optimisation et la gestion des réseaux de ventilation et en recourant à des technologies qui exigent un moins grand volume d'air.

La ventilation est nécessaire dans les mines souterraines pour assurer un milieu de travail sécuritaire. Elle sert à diluer et à extraire les polluants nocifs (les poussières et les gaz) et à fournir des conditions de température convenables pour travailler. Toutefois, assurer une ventilation appropriée peut représenter 40 p. 100 de l'énergie consommée sous terre dans les mines. Les systèmes de ventilation des mines comprennent des redondances afin de convenir à tous les emplacements de production disponibles. Ce suréquipement dépend fortement du type de mine, du minéral extrait et de la méthode d'exploitation minière.

Les mines métallifères, habituellement conçues pour fonctionner en permanence au débit maximal (c'est-à-dire une demande de pointe dans tous les endroits potentiels de production, 24 heures par jour, 7 jours par semaine), sont désormais dotées de systèmes de ventilation adaptés à leurs besoins en fonction de leur production réelle. Les économies d'énergie peuvent être importantes et inclure d'éventuelles réductions de la consommation de l'infrastructure de ventilation principale et secondaire, ainsi qu'une réduction de la consommation d'énergie des procédés de chauffage ou de refroidissement de l'air.

Optimiser la consommation d'énergie et la réduction des émissions de GES et des coûts est complexe, car cela dépend du profil de consommation particulier (c'est-à-dire l'électricité par rapport aux combustibles de chauffage et les systèmes de livraison primaires par rapport aux systèmes secondaires), des critères de conception et de l'emplacement géographique de chaque mine; il est donc nécessaire de procéder à une évaluation au cas par cas.

Principales réalisations en 2006-2007

  • Afin d'évaluer les économies de coût potentielles, les besoins en énergie et les stratégies de réduction des GES, les Laboratoires des mines et des sciences minérales de CANMET ont travaillé à la mise au point d'une approche de modélisation fondée sur les procédés, pour recenser les besoins de ventilation. Les données historiques sur la production d'une importante mine du Nord de l'Ontario ont été utilisées pour analyser la mise en place d'équipement fonctionnant au diesel en vue d'estimer les économies d'énergie qui auraient pu découler des ajustements des régimes de ventilation en fonction des activités. Les résultats indiquent que, selon le degré de contrôle automatisé, des économies d'énergie de l'ordre de 50 p. 100 ou plus auraient pu être réalisées à cette mine.
  • Le concept de la ventilation sur demande continue d'être étudié dans le cadre d'une collaboration avec Hydro-Québec et l'industrie minière québécoise. L'incidence de l'automatisation des systèmes de ventilation sera examinée dans des exploitations minières représentatives et sera extrapolée pour toutes les mines du Québec.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
nrcan.gc.ca/mms/canmet-mtb/mmsl-lmsm/mines/air/air-f.htm

TECHNOLOGIES ET PROCÉDÉS INDUSTRIELS :
Recyclage amélioré des minéraux et des métaux

Objectif : Réduire les émissions de GES du secteur canadien des minéraux et des métaux en améliorant les procédés et pratiques de recyclage des minéraux et des métaux.

Le Programme de recyclage amélioré pour les minéraux et les métaux vise à accroître les possibilités du Canada dans le recyclage des minéraux et métaux, en élaborant de nouvelles approches et en améliorant l'infrastructure, les pratiques et les politiques actuelles de recyclage. En août 2006, le programme a reçu 505 000 $ pour la mise en oeuvre de projets sélectionnés susceptibles de réduire les émissions de GES.

Le Comité consultatif sur le recyclage amélioré s'est élargi pour englober un plus vaste éventail de spécialistes. Le plan de mise en oeuvre 2006-2007 a recensé trois grandes initiatives : ferraille de sources municipales; matériaux de couverture en fin de vie; déchets électroniques et électriques du gouvernement fédéral.

Principales réalisations en 2006-2007

  • On a estimé à 40 000 t (52 000 t d'équivalent CO2 [éq CO2]) la ferraille municipale stockée qui pourrait être recyclée dans les collectivités nordiques de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba et des Territoires. L'Ottawa Valley Waste Recovery Center dans le comté de Laurentian Valley, en Ontario, a élargi sa collecte résidentielle de métaux recyclables, ce qui lui a permis de tripler les recettes, qui sont passées de 50 $/t à 195 $/t. Un projet pilote de la Nouvelle-Écosse proposait l'ajout des contenants vides de peinture et des générateurs d'aérosol aux programmes de collecte municipale, ce qui a donné lieu à une réduction des émissions d'éq CO2 de 5 460 t par an.
  • Un atelier réunissant des spécialistes du Canada et des États-Unis a eu lieu à Toronto en février 2007 afin d'évaluer les options en vue du recyclage écologique des matériaux de couverture. On estime que 1,25 million de tonnes de matériaux de couverture à base d'asphalte sont annuellement jetés au rebut au Canada. Si 5 p. 100 de ces matériaux jetés venaient remplacer l'asphalte vierge, on pourrait réduire les émissions d'éq CO2 de 90 000 t par an. L'asphalte recyclé est principalement utilisé pour le revêtement des routes et la récupération d'énergie.
  • RNCan, en consultation avec les intervenants clés, élabore une stratégie fédérale pour les déchets électriques et électroniques qui assurera la récupération et le recyclage écologiques du matériel informatique en fin de vie provenant du gouvernement (65 000 ordinateurs par an, ou 1 000 t d'éq CO2).

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
recycle.nrcan.gc.ca

TECHNOLOGIES ET PROCÉDÉS INDUSTRIELS :
Programme des ajouts cimentaires

Objectif : Réduire les émissions annuelles de GES en faisant la promotion d'une plus grande utilisation des ajouts cimentaires dans le béton en remplacement partiel du ciment.

Le Programme des ajouts cimentaires a pour objectif de faire mieux connaître les avantages des ajouts cimentaires, tant pour ce qui est des possibilités de réduire les GES que de la résistance du béton. En août 2006, le programme a reçu 235 000 $ dans le but précis de mener les activités suivantes :

  • la diffusion d'information ayant trait à l'utilisation d'ajouts cimentaires dans le béton et la tenue de réunions consultatives afin de faire mieux accepter les ajouts cimentaires aux intervenants et de mieux comprendre les positions et préoccupations de ces derniers;
  • l'évaluation de l'amélioration de l'utilisation des ajouts cimentaires en effectuant une étude d'évaluation qualitative et en évaluant le changement dans l'utilisation des ajouts cimentaires au cours des trois à cinq dernières années.

Principales réalisations en 2006-2007

  • On a diffusé de l'information sur les ajouts cimentaires au moyen de l'élaboration et de la distribution d'un court document informatif intitulé SCM Basics et tenu une série de réunions consultatives avec les intervenants clés de l'industrie et du gouvernement. On a obtenu de la rétroaction dans le cadre de 18 réunions consultatives, tenues dans 9 villes, auxquelles ont participé environ 80 personnes.
  • On a réalisé un sondage en ligne en vue d'une évaluation qualitative. Le taux de réponse (173 répondants) était statistiquement significatif et satisfaisant, compte tenu du nombre restreint de personnes capables de répondre à des questions sur ce sujet spécialisé.
  • Des intervenants de tout le pays ont été interrogés. L'information recueillie a confirmé l'utilisation accrue d'ajouts cimentaires au cours des trois à cinq dernières années :
    • Le ministère de l'Infrastructure et des Transports du Manitoba fait passer la teneur en cendres volantes de 0 à 15 p. 100 dans ses spécifications.
    • La Ville de Winnipeg, au Manitoba, expérimente un changement en vue de passer à 25 p. 100 la teneur en cendres volantes des routes et trottoirs de la ville.
    • Inland Cement propose un ciment mélangé résistant aux sulfates comprenant environ 30 p. 100 de cendres volantes.
    • En 2002, la teneur moyenne du béton en cendres volantes en Nouvelle-Écosse était de 17 à 19 p. 100, par rapport à 6 p. 100 dans le reste du Canada atlantique.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
scm.gc.ca

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