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Le secteur commercial et institutionnel englobe les activités liées au commerce, aux finances, à l'immobilier, à l'administration publique, à l'éducation et aux services commerciaux, dont le tourisme. L'énergie consommée dans ce secteur est principalement utilisée pour chauffer et climatiser les locaux, chauffer l'eau, éclairer les bâtiments, faire fonctionner certains appareils (p. ex., les pompes et les systèmes de ventilation des bâtiments) et éclairer les voies publiques.
En 2005, le secteur commercial et institutionnel était à l'origine de 13,6 p. 100 (1 153 petajoules [PJ]) de la consommation d'énergie secondaire et de 13,2 p. 100 (65,3 mégatonnes [Mt]) des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Afin de faire ressortir la consommation d'énergie dans les activités du secteur commercial et institutionnel, l'analyse qui suit exclut la consommation d'énergie pour l'éclairage des voies publiques. Le secteur comprend de nombreux types d'activités (voir la figure 4-1). Les bureaux représentent 35 p. 100 de la demande énergétique du secteur, par rapport à 47 p. 100 pour le commerce au détail, les services d'éducation, les soins de santé et l'aide sociale, l'hébergement et les services alimentaires. Les initiatives de Ressources naturelles Canada (RNCan) ciblent l'ensemble de ces types d'activités très énergivores.
L'énergie consommée dans les activités du secteur commercial et institutionnel vient combler six besoins bien distincts. Le chauffage des locaux arrive en tête avec plus de la moitié de la consommation d'énergie du secteur (voir la figure 4-2). Les cinq autres besoins représentent chacun entre 8 et 14 p. 100 de la demande d'énergie dans ce secteur.
Entre 1990 and 2005, la consommation d'énergie du secteur s'est accrue de 33 p. 100, soit de 286 PJ (passant de 867 à 1 153 PJ). Or, au cours de la même période, les émissions de GES du secteur ont augmenté de 36,7 p. 100 et ont donc connu une hausse plus rapide que la consommation d'énergie, en raison du recours accru à des sources d'énergie à plus forte intensité en GES.
Entre 1990 et 2005, la hausse de la consommation d'énergie était en grande partie attribuable à la croissance soutenue de l'activité. Le niveau de service – qui désigne l'augmentation de l'équipement auxiliaire et le taux accru de pénétration des appareils de climatisation – et les conditions météorologiques ont également eu une incidence, quoique dans une moindre mesure. Les changements dans la structure (combinaison des types de bâtiments) ont eu une incidence marginale. Toutefois, l'efficacité énergétique a ralenti ce rythme de croissance. Plus précisément, l'évolution de la consommation d'énergie était attribuable à chacun de ces facteurs dans la mesure suivante :
La figure 4-3 présente l'évolution de la consommation d'énergie dans le secteur entre 1990 et 2005, ainsi que les économies d'énergie estimatives attribuables à l'efficacité énergétique.
Les initiatives de RNCan visent à accroître l'efficacité énergétique dans les sous-secteurs suivants :
Objectif : Améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments commerciaux, institutionnels et résidentiels à logements multiples neufs.
Le Programme d'encouragement pour les bâtiments commerciaux (PEBC) offrait des stimulants financiers aux constructeurs et aux promoteurs immobiliers afin de favoriser l'intégration de caractéristiques éconergétiques dans la conception et la construction de bâtiments commerciaux, institutionnels et résidentiels à logements multiples neufs.
Afin d'être admissible, un bâtiment devait avoir une efficacité énergétique d'au moins 25 p. 100 supérieure à celle de bâtiments semblables construits selon les normes du Code modèle national de l'énergie pour les bâtiments (CMNÉB). Les résultats indiquent cependant que l'efficacité énergétique des bâtiments subventionnés par le PEBC était en moyenne de 36 p. 100 supérieure à celle de bâtiments semblables construits selon les normes du CMNÉB.
Le programme était offert par le gouvernement du Canada et publicisé conjointement par certains services publics provinciaux et territoriaux, par des organismes provinciaux et territoriaux voués à la promotion de l'efficacité énergétique et à la lutte contre les changements climatiques, ainsi que par des organisations professionnelles du secteur du bâtiment. Le PEBC a permis de réduire de 0,07 Mt les GES au cours de l'exercice de 2006-2007.
Principales réalisations en 2006-2007
Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
oee.rncan.gc.ca/batimentsneufs
Objectif : Améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments industriels neufs.
Le Programme d'encouragement pour les bâtiments industriels (PEBI), un programme pilote, appliquait les principes du PEBC au secteur industriel. Il offrait des stimulants financiers aux entreprises qui construisent des installations industrielles éconergétiques afin de compenser les coûts de conception supplémentaires inhérents aux travaux initiaux de conception éconergétique et à la conception intégrée des procédés et du bâtiment. La conception était évaluée en fonction des valeurs de référence du CMNÉB. Au cours de l'exercice 2006-2007, le programme a permis de réduire les GES de 0,001Mt.
Principales réalisations en 2006-2007
Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
oee.rncan.gc.ca/batimentsneufs
Objectif : Inciter les entreprises commerciales et les établissements publics à améliorer leur efficacité énergétique et à réduire les émissions de GES.
ÉnerGuide pour les bâtiments existants (EBE) aide les entreprises commerciales et les établissements publics à envisager des possibilités et des stratégies d'amélioration de l'efficacité énergétique, en leur donnant accès à un appui financier et à des outils qui leur permettront de réduire leurs coûts énergétiques et d'accroître leur compétitivité.
Les entreprises souhaitant s'inscrire au programme EBE doivent faire parvenir au ministre des Ressources naturelles du Canada une lettre de la haute direction faisant état de l'engagement de celle-ci à l'égard de l'efficacité énergétique. À l'heure actuelle, plus de 2 800 organisations des secteurs commercial, institutionnel et résidentiel (immeubles à logements multiples) sont membres d'EBE. Au cours de l'exercice 2006-2007, l'EBE a permis de réduire les GES de 0,1 Mt.
Principales réalisations en 2006-2007
Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
oee.rncan.gc.ca/commerciaux/batiments-existants.cfm
TABLEAU 4-1
| Exercice | Nombre d'accords conclus pour des projets d'améliorations | Réduction des coûts énergétiques (millions de dollars) | Investissements des clients admissibles (millions de dollars) | Appui financier du gouvernement fédéral (millions de dollars) |
|---|---|---|---|---|
| 1998 | 12 | 5,67 | 57,29 | 2,56 |
| 1999 | 35 | 16,78 | 143,17 | 5,38 |
| 2000 | 4 | 5,44 | 9,29 | 0,62 |
| 2001 | 30 | 10,57 | 58,03 | 3,66 |
| 2002 | 58 | 19,06 | 147,53 | 7,89 |
| 2003 | 66 | 16,09 | 140,88 | 8,37 |
| 2004 | 168 | 34,88 | 237,93 | 16,52 |
| 2005 | 129 | 23,36 | 133,62 | 11,29 |
| 2006 | 143 | 21,71 | 156,80 | 10,40 |
| Total | 645 | 153,56 | 1 084,54 | 66,69 |
Objectif : Réduire les émissions de GES en diminuant la consommation d'énergie et l'utilisation de réfrigérants de synthèse dans les supermarchés, les patinoires et les pistes de curling au Canada.
Au nombre des activités de programme, mentionnons l'information, le renforcement des capacités, les projets pilotes, les partenariats et les stimulants financiers. RNCan assure la prestation du programme en partenariat avec les gouvernements et des services publics provinciaux, des associations, des fabricants et des sociétés d'experts-conseils. (Voir le chapitre 2 : Équipement, normes et étiquetage)
Les supermarchés offrent des possibilités pour les systèmes de réfrigération novateurs car on s'attend à ce que des projets de construction et de rénovation d'envergure soient entrepris au cours des prochaines années. Tous les trois ans, des travaux de rénovation d'envergure sont effectués dans approximativement 10 p. 100 des supermarchés. En outre, environ 100 grands supermarchés sont construits chaque année.
On compte au Canada 2 501 patinoires et 1 037 pistes de curling, lesquelles sont utilisées par les collectivités locales et contribuent au bien-être social d'un grand nombre de Canadiens. La plupart de ces installations ont été construites il y a 25 ans, et environ 30 à 40 p. 100 d'entre elles ont dépassé leur durée de vie prévue.
Au cours des dix prochaines années, d'importants projets de rénovation seront entrepris dans plus de 2 000 patinoires et 1 000 pistes de curling. Les répercussions éventuelles de ces projets ont été évaluées à 4 Mt d'équivalent de dioxyde de carbone par année, soit une réduction de la consommation d'énergie de l'ordre de 25 à 50 p. 100.
Principales réalisations en 2006-2007
Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
ctec-varennes.rncan.gc.ca/fr/b_b/parb_rapb.html
Objectif : Mettre au point des technologies de bâtiments intelligents et des modes d'exploitation des bâtiments novateurs qui permettent de réduire la consommation d'énergie et les émissions de GES, et en favoriser l'adoption.
Le programme Bâtiments intelligents est axé sur les technologies de bâtiments intelligents et les modes d'exploitation de ces bâtiments, telle la remise en service, qui permettent de réduire la consommation d'énergie tout en assurant le confort des occupants et en maintenant la qualité de l'air intérieur. Afin d'atteindre l'objectif du programme, des technologies de bâtiments intelligents pour les bâtiments commerciaux et institutionnels canadiens sont mises au point, testées et déployées en collaboration avec des intervenants clés.
Principales réalisations en 2006-2007
Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
ctec-varennes.rncan.gc.ca/fr/b_b/bi_ib.html
Objectif : Réduire la consommation d'énergie et de ressources ainsi que les émissions des bâtiments commerciaux grâce à la conception, à la construction et aux améliorations éconergétiques, tout en accroissant la rentabilité. Optimiser les interactions entre les bâtiments, leurs systèmes énergétiques et les collectivités. Élaborer et mettre à l'essai des outils pratiques facilitant le processus décisionnel et des pratiques exemplaires qui permettront aux collectivités d'entreprendre des initiatives de planification énergétique efficaces.
En partenariat avec des associations, des pouvoirs publics et l'industrie, le CTEC met au point et déploie des solutions spécialisées qui contribuent à réduire de façon rentable la consommation d'énergie et les émissions de GES des bâtiments et des collectivités.
Les spécialistes du CTEC en innovations énergétiques pour l'environnement construit jouent un rôle de premier plan, à l'échelle nationale et internationale, dans les domaines de la recherche, du développement et du déploiement de technologies de pointe éconergétiques et axées sur les énergies renouvelables pour les bâtiments – neufs et existants – et les collectivités.
Les outils de conception et d'analyse demeurent des éléments clés pour accélérer l'innovation dans les projets de construction, d'améliorations éconergétiques et de rénovation d'envergure des grands bâtiments. Ils sont des éléments essentiels des approches de conception intégrée qui permettent la mise en oeuvre de mesures d'efficacité énergétique sans trop augmenter les coûts supplémentaires. Ces outils sont encore peu utilisés, ce qui diminue la capacité dans le marché.
Les outils assurent également l'amélioration des technologies en permettant de simuler des idées dans le cadre d'un projet plutôt que d'effectuer très tôt des essais coûteux à une étape où les risques sont élevés, et facilitent l'intégration des nouvelles technologies en recourant à la conception et à la modélisation de pointe. Le travail sur l'enveloppe du bâtiment dans les systèmes hybrides (p. ex., systèmes photovoltaïques intégrés au bâtiment) continue d'offrir des possibilités d'amélioration à peine exploitées (du moins selon le taux de pénétration sur le marché).
Des services tels que l'éclairage, l'éclairage naturel et le contrôle des bâtiments intelligents sont des domaines d'innovation clé, et la remise en service de systèmes dans les bâtiments existants offre des possibilités d'économies d'énergie sans apporter d'importantes modifications physiques. Enfin, l'intégration d'un approvisionnement en sources d'énergie diversifiées, depuis les piles à combustible jusqu'aux technologies axées sur les énergies renouvelables, représente un important écart entre la situation actuelle et la situation souhaitée pour atteindre les objectifs énergétiques à long terme.
Un obstacle principal aux changements dans les pratiques d'aménagement standard est le manque d'outils et d'information établissant un lien entre le style d'aménagement et les répercussions énergétiques et environnementales.
L'innovation dans les secteurs suivants peut permettre des changements :
Principales réalisations en 2006-2007
Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site : sbc.rncan.gc.ca
* CoolSolution est une marque officielle de sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre des Ressources naturelles.