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Améliorer le rendement énergétique au Canada – Rapport au Parlement en vertu de la Loi sur l'efficacité énergétique pour l'année financière 2006-2007

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Chapitre 4 : Bâtiments

CONSOMMATION D'ÉNERGIE ET ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE

Le secteur commercial et institutionnel englobe les activités liées au commerce, aux finances, à l'immobilier, à l'administration publique, à l'éducation et aux services commerciaux, dont le tourisme. L'énergie consommée dans ce secteur est principalement utilisée pour chauffer et climatiser les locaux, chauffer l'eau, éclairer les bâtiments, faire fonctionner certains appareils (p. ex., les pompes et les systèmes de ventilation des bâtiments) et éclairer les voies publiques.

En 2005, le secteur commercial et institutionnel était à l'origine de 13,6 p. 100 (1 153 petajoules [PJ]) de la consommation d'énergie secondaire et de 13,2 p. 100 (65,3 mégatonnes [Mt]) des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Afin de faire ressortir la consommation d'énergie dans les activités du secteur commercial et institutionnel, l'analyse qui suit exclut la consommation d'énergie pour l'éclairage des voies publiques. Le secteur comprend de nombreux types d'activités (voir la figure 4-1). Les bureaux représentent 35 p. 100 de la demande énergétique du secteur, par rapport à 47 p. 100 pour le commerce au détail, les services d'éducation, les soins de santé et l'aide sociale, l'hébergement et les services alimentaires. Les initiatives de Ressources naturelles Canada (RNCan) ciblent l'ensemble de ces types d'activités très énergivores.

L'énergie consommée dans les activités du secteur commercial et institutionnel vient combler six besoins bien distincts. Le chauffage des locaux arrive en tête avec plus de la moitié de la consommation d'énergie du secteur (voir la figure 4-2). Les cinq autres besoins représentent chacun entre 8 et 14 p. 100 de la demande d'énergie dans ce secteur.

Entre 1990 and 2005, la consommation d'énergie du secteur s'est accrue de 33 p. 100, soit de 286 PJ (passant de 867 à 1 153 PJ). Or, au cours de la même période, les émissions de GES du secteur ont augmenté de 36,7 p. 100 et ont donc connu une hausse plus rapide que la consommation d'énergie, en raison du recours accru à des sources d'énergie à plus forte intensité en GES.

Consommation d'énergie dans le secteur commercial et institutionnel selon le type d'activité, 2005.

Consommation d'énergie dans le secteur commercial et institutionnel selon le type d'utilisation finale, 2005.

Entre 1990 et 2005, la hausse de la consommation d'énergie était en grande partie attribuable à la croissance soutenue de l'activité. Le niveau de service – qui désigne l'augmentation de l'équipement auxiliaire et le taux accru de pénétration des appareils de climatisation – et les conditions météorologiques ont également eu une incidence, quoique dans une moindre mesure. Les changements dans la structure (combinaison des types de bâtiments) ont eu une incidence marginale. Toutefois, l'efficacité énergétique a ralenti ce rythme de croissance. Plus précisément, l'évolution de la consommation d'énergie était attribuable à chacun de ces facteurs dans la mesure suivante :

  • l'activité – une hausse de 28,1 p. 100 de la surface de plancher a entraîné une augmentation de la consommation d'énergie de 247 PJ;
  • les conditions météorologiques – les conditions observées à l'hiver de 2005 étaient comparables à celles de l'hiver 1990; cependant, les températures de l'été étaient beaucoup plus élevées qu'en 1990, ce qui a entraîné une hausse de 2,9 p. 100 de la consommation d'énergie (25 PJ);
  • la structure – un changement dans les types d'activités a occasionné une baisse de 0,1 p. 100 de la consommation d'énergie (1 PJ);
  • le niveau de service – un niveau de service plus élevé chez les utilisateurs finaux a suscité une augmentation de 10,6 p. 100 de la consommation d'énergie (92 PJ);
  • l'efficacité énergétique – une amélioration de 8,7 p. 100 de l'efficacité énergétique a fait baisser la consommation d'énergie de 75 PJ.

La figure 4-3 présente l'évolution de la consommation d'énergie dans le secteur entre 1990 et 2005, ainsi que les économies d'énergie estimatives attribuables à l'efficacité énergétique.

Consommation d'énergie réelle et sans amélioration de l'efficacité énergétique dans le secteur commercial et institutionnel, de 1990 à 2005.

Les initiatives de RNCan visent à accroître l'efficacité énergétique dans les sous-secteurs suivants :

  • les bâtiments neufs;
  • les bâtiments existants;
  • l'équipement (voir également le chapitre 2);
  • les collectivités.

BÂTIMENTS NEUFS :
Programme d'encouragement pour les bâtiments commerciaux

Objectif : Améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments commerciaux, institutionnels et résidentiels à logements multiples neufs.

Le Programme d'encouragement pour les bâtiments commerciaux (PEBC) offrait des stimulants financiers aux constructeurs et aux promoteurs immobiliers afin de favoriser l'intégration de caractéristiques éconergétiques dans la conception et la construction de bâtiments commerciaux, institutionnels et résidentiels à logements multiples neufs.

Afin d'être admissible, un bâtiment devait avoir une efficacité énergétique d'au moins 25 p. 100 supérieure à celle de bâtiments semblables construits selon les normes du Code modèle national de l'énergie pour les bâtiments (CMNÉB). Les résultats indiquent cependant que l'efficacité énergétique des bâtiments subventionnés par le PEBC était en moyenne de 36 p. 100 supérieure à celle de bâtiments semblables construits selon les normes du CMNÉB.

Le programme était offert par le gouvernement du Canada et publicisé conjointement par certains services publics provinciaux et territoriaux, par des organismes provinciaux et territoriaux voués à la promotion de l'efficacité énergétique et à la lutte contre les changements climatiques, ainsi que par des organisations professionnelles du secteur du bâtiment. Le PEBC a permis de réduire de 0,07 Mt les GES au cours de l'exercice de 2006-2007.

Estimation des économies d'énergie moyennes réalisées par type de bâtiments dans le cadre du Programme d'encouragement pour les bâtiments commerciaux, 2006.

Principales réalisations en 2006-2007

  • Dans le cadre du programme, on a attesté que plus de 250 projets répondaient aux exigences du PEBC et octroyé des appuis financiers à 229 projets, ce qui représente 5 p. 100 des mises en chantier et 17 p. 100 de la surface de construction.
  • Plus de 1 000 nouveaux utilisateurs se sont inscrits pour utiliser le logiciel de simulation énergétique de RNCan afin de concevoir et d'évaluer des bâtiments, ce qui porte le nombre total d'utilisateurs à 6 500.
  • La Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies (CCCBPI) a approuvé un plan d'activités pour la mise à jour du CMNÉB, qui a été soumis par le Collectif du code de l'énergie pour les bâtiments appuyé par RNCan.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
oee.rncan.gc.ca/batimentsneufs

BÂTIMENTS NEUFS :
Programme d'encouragement pour les bâtiments industriels

Objectif : Améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments industriels neufs.

Le Programme d'encouragement pour les bâtiments industriels (PEBI), un programme pilote, appliquait les principes du PEBC au secteur industriel. Il offrait des stimulants financiers aux entreprises qui construisent des installations industrielles éconergétiques afin de compenser les coûts de conception supplémentaires inhérents aux travaux initiaux de conception éconergétique et à la conception intégrée des procédés et du bâtiment. La conception était évaluée en fonction des valeurs de référence du CMNÉB. Au cours de l'exercice 2006-2007, le programme a permis de réduire les GES de 0,001Mt.

Principales réalisations en 2006-2007

  • Un soutien a été accordé dans le cadre du PEBI à deux projets axés sur la conception intégrée des procédés et du bâtiment. Depuis le lancement du programme en 2002, 28 projets (incluant les deux susmentionnés) ont obtenu un soutien.
  • Une étude de cas sur les entrepôts réfrigérés a été préparée.
  • Les projets pilotes de cinq bénéficiaires de stimulants financiers ont été vérifiés.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
oee.rncan.gc.ca/batimentsneufs

BÂTIMENTS EXISTANTS :
ÉnerGuide pour les bâtiments existants ou Initiative des bâtiments existants

Objectif : Inciter les entreprises commerciales et les établissements publics à améliorer leur efficacité énergétique et à réduire les émissions de GES.

ÉnerGuide pour les bâtiments existants (EBE) aide les entreprises commerciales et les établissements publics à envisager des possibilités et des stratégies d'amélioration de l'efficacité énergétique, en leur donnant accès à un appui financier et à des outils qui leur permettront de réduire leurs coûts énergétiques et d'accroître leur compétitivité.

Les entreprises souhaitant s'inscrire au programme EBE doivent faire parvenir au ministre des Ressources naturelles du Canada une lettre de la haute direction faisant état de l'engagement de celle-ci à l'égard de l'efficacité énergétique. À l'heure actuelle, plus de 2 800 organisations des secteurs commercial, institutionnel et résidentiel (immeubles à logements multiples) sont membres d'EBE. Au cours de l'exercice 2006-2007, l'EBE a permis de réduire les GES de 0,1 Mt.

Principales réalisations en 2006-2007

  • Dans le cadre du programme EBE, ont été signés 143 accords de contribution pour des projets d'améliorations éconergétiques (voir le tableau 4-1) et 61 accords de contribution, pour des activités de planification.
  • Les projets qui ont obtenu un appui financier par le truchement du programme EBE devraient permettre de réaliser des économies d'énergie moyennes d'environ 20 p. 100.
  • Plus de 250 organismes sont inscrits au programme.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
oee.rncan.gc.ca/commerciaux/batiments-existants.cfm

TABLEAU 4-1

ÉnerGuide pour les bâtiments existants – Projets d'appui financier pour des améliorations éconergétiques, de 1998 à 2006
Exercice Nombre d'accords conclus pour des projets d'améliorations Réduction des coûts énergétiques (millions de dollars) Investissements des clients admissibles (millions de dollars) Appui financier du gouvernement fédéral (millions de dollars)

1998 12 5,67 57,29 2,56
1999 35 16,78 143,17 5,38
2000 4 5,44 9,29 0,62
2001 30 10,57 58,03 3,66
2002 58 19,06 147,53 7,89
2003 66 16,09 140,88 8,37
2004 168 34,88 237,93 16,52
2005 129 23,36 133,62 11,29
2006 143 21,71 156,80 10,40
Total 645 153,56 1 084,54 66,69

BÂTIMENTS NEUFS ET EXISTANTS :
Programme d'action en réfrigération pour les bâtiments

Objectif : Réduire les émissions de GES en diminuant la consommation d'énergie et l'utilisation de réfrigérants de synthèse dans les supermarchés, les patinoires et les pistes de curling au Canada.

Au nombre des activités de programme, mentionnons l'information, le renforcement des capacités, les projets pilotes, les partenariats et les stimulants financiers. RNCan assure la prestation du programme en partenariat avec les gouvernements et des services publics provinciaux, des associations, des fabricants et des sociétés d'experts-conseils. (Voir le chapitre 2 : Équipement, normes et étiquetage)

Les supermarchés offrent des possibilités pour les systèmes de réfrigération novateurs car on s'attend à ce que des projets de construction et de rénovation d'envergure soient entrepris au cours des prochaines années. Tous les trois ans, des travaux de rénovation d'envergure sont effectués dans approximativement 10 p. 100 des supermarchés. En outre, environ 100 grands supermarchés sont construits chaque année.

On compte au Canada 2 501 patinoires et 1 037 pistes de curling, lesquelles sont utilisées par les collectivités locales et contribuent au bien-être social d'un grand nombre de Canadiens. La plupart de ces installations ont été construites il y a 25 ans, et environ 30 à 40 p. 100 d'entre elles ont dépassé leur durée de vie prévue.

Au cours des dix prochaines années, d'importants projets de rénovation seront entrepris dans plus de 2 000 patinoires et 1 000 pistes de curling. Les répercussions éventuelles de ces projets ont été évaluées à 4 Mt d'équivalent de dioxyde de carbone par année, soit une réduction de la consommation d'énergie de l'ordre de 25 à 50 p. 100.

Principales réalisations en 2006-2007

  • Le logiciel de réfrigération RETScreen® pour les patinoires et les pistes de curling a été lancé.
  • Le système CoolSolution*, une application de réfrigération efficace visant à réduire la consommation d'énergie et les émissions de GES, a été mis en oeuvre pour déterminer l'admissibilité des installations comportant des patinoires et des pistes de curling.
  • Un programme de stimulants financiers a été mis en place pour les patinoires et les pistes de curling au Canada. Des appuis financiers ont été octroyés pour 21 études de faisabilité et 25 installations.
  • RNCan a siégé à un comité de l'Association canadienne de normalisation (CSA) pour la mise à jour du code de la réfrigération commerciale, en particulier en ce qui a trait à l'utilisation du dioxyde de carbone (CO2).
  • RNCan a signé un accord avec Les Compagnies Loblaw limitée, afin de mettre à l'essai, pour la première fois au Canada, l'utilisation du CO2 dans des applications de réfrigération commerciale.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
ctec-varennes.rncan.gc.ca/fr/b_b/parb_rapb.html

BÂTIMENTS NEUFS ET EXISTANTS :
Bâtiments intelligents

Objectif : Mettre au point des technologies de bâtiments intelligents et des modes d'exploitation des bâtiments novateurs qui permettent de réduire la consommation d'énergie et les émissions de GES, et en favoriser l'adoption.

Le programme Bâtiments intelligents est axé sur les technologies de bâtiments intelligents et les modes d'exploitation de ces bâtiments, telle la remise en service, qui permettent de réduire la consommation d'énergie tout en assurant le confort des occupants et en maintenant la qualité de l'air intérieur. Afin d'atteindre l'objectif du programme, des technologies de bâtiments intelligents pour les bâtiments commerciaux et institutionnels canadiens sont mises au point, testées et déployées en collaboration avec des intervenants clés.

Principales réalisations en 2006-2007

  • Les projets pilotes se poursuivent au Canada en vue d'évaluer et d'améliorer l'approche Optimisation continue du bâtiment et le logiciel Diagnostic Agent for Building Operators (DABO).
  • En collaboration avec la société Portland Energy Conservation Inc., une formation a été offerte au Centre de technologie de l'énergie de CANMET-Varennes (CTEC-Varennes) sur le procédé de « rétrocommissioning » en vue d'améliorer les connaissances pratiques de ses partenaires des projets pilotes.
  • On a amélioré le logiciel DABO en y intégrant des indices de rendement. DABO est un outil de logiciel mis au point par le CTEC-Varennes pour appuyer le processus d'optimisation de l'exploitation des bâtiments et assurer la durée des mesures d'efficacité énergétique mises en oeuvre.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site :
ctec-varennes.rncan.gc.ca/fr/b_b/bi_ib.html

BÂTIMENTS NEUFS ET EXISTANTS :
Science de l'énergie et technologie dans les bâtiments et les collectivités

Objectif : Réduire la consommation d'énergie et de ressources ainsi que les émissions des bâtiments commerciaux grâce à la conception, à la construction et aux améliorations éconergétiques, tout en accroissant la rentabilité. Optimiser les interactions entre les bâtiments, leurs systèmes énergétiques et les collectivités. Élaborer et mettre à l'essai des outils pratiques facilitant le processus décisionnel et des pratiques exemplaires qui permettront aux collectivités d'entreprendre des initiatives de planification énergétique efficaces.

En partenariat avec des associations, des pouvoirs publics et l'industrie, le CTEC met au point et déploie des solutions spécialisées qui contribuent à réduire de façon rentable la consommation d'énergie et les émissions de GES des bâtiments et des collectivités.

Les spécialistes du CTEC en innovations énergétiques pour l'environnement construit jouent un rôle de premier plan, à l'échelle nationale et internationale, dans les domaines de la recherche, du développement et du déploiement de technologies de pointe éconergétiques et axées sur les énergies renouvelables pour les bâtiments – neufs et existants – et les collectivités.

Les outils de conception et d'analyse demeurent des éléments clés pour accélérer l'innovation dans les projets de construction, d'améliorations éconergétiques et de rénovation d'envergure des grands bâtiments. Ils sont des éléments essentiels des approches de conception intégrée qui permettent la mise en oeuvre de mesures d'efficacité énergétique sans trop augmenter les coûts supplémentaires. Ces outils sont encore peu utilisés, ce qui diminue la capacité dans le marché.

Les outils assurent également l'amélioration des technologies en permettant de simuler des idées dans le cadre d'un projet plutôt que d'effectuer très tôt des essais coûteux à une étape où les risques sont élevés, et facilitent l'intégration des nouvelles technologies en recourant à la conception et à la modélisation de pointe. Le travail sur l'enveloppe du bâtiment dans les systèmes hybrides (p. ex., systèmes photovoltaïques intégrés au bâtiment) continue d'offrir des possibilités d'amélioration à peine exploitées (du moins selon le taux de pénétration sur le marché).

Des services tels que l'éclairage, l'éclairage naturel et le contrôle des bâtiments intelligents sont des domaines d'innovation clé, et la remise en service de systèmes dans les bâtiments existants offre des possibilités d'économies d'énergie sans apporter d'importantes modifications physiques. Enfin, l'intégration d'un approvisionnement en sources d'énergie diversifiées, depuis les piles à combustible jusqu'aux technologies axées sur les énergies renouvelables, représente un important écart entre la situation actuelle et la situation souhaitée pour atteindre les objectifs énergétiques à long terme.

Un obstacle principal aux changements dans les pratiques d'aménagement standard est le manque d'outils et d'information établissant un lien entre le style d'aménagement et les répercussions énergétiques et environnementales.

L'innovation dans les secteurs suivants peut permettre des changements :

  • des outils (informatiques et autres) qui tiennent compte de la consommation d'énergie et des émissions des collectivités selon les systèmes utilisés;
  • des processus qui orientent la création de stratégies communautaires en matière d'efficacité énergétique et de réduction des GES;
  • des méthodes qui aident les décideurs à comparer les solutions en matière d'aménagement urbain en fonction de leurs répercussions environnementales sur la collectivité;
  • des normes énergétiques communautaires qui appuient les politiques, les codes et les normes techniques pour les pratiques d'aménagement éconergétiques.

Principales réalisations en 2006-2007

  • La CCCBPI a accepté de mettre à jour le CMNÉB pour 2012. Le CTEC a créé le Collectif du code de l'énergie pour les bâtiments, lequel est composé de représentants des provinces, des territoires et de RNCan. Le collectif a présenté à la commission un plan d'activités en vue de la mise à jour du CMNÉB.
  • Un système combiné de chauffage et d'alimentation de secours a été installé à la Villa Colombo, un établissement de soins de longue durée à Vaughn, en Ontario, afin de remplacer le système d'alimentation de secours au mazout. D'une capacité de 335 kilowatts, l'appareil au gaz naturel assure à la fois le chauffage et l'alimentation de secours. Un élément vital du projet a été la révision du code 282 de la CSA qui ne permettait pas par le passé d'utiliser le gaz naturel dans les systèmes d'alimentation de secours. Cette modification élimine un important obstacle à l'adoption des systèmes de cogénération et réduit de 20 p. 100 le coût de ces systèmes puisqu'un appareil d'alimentation de secours distinct n'est pas requis.
  • Le CTEC a préparé une publication, intitulée Planification énergétique communautaire – Guide destiné aux collectivités, qui vise à aider les collectivités à comprendre et à évaluer les décisions en matière d'utilisation des terres, d'infrastructure, de systèmes énergétiques, de conception des bâtiments et des sites, et de gestion des déchets en vue d'assurer un avenir énergétique durable. Jusqu'à présent, 700 guides ont été commandés par des collectivités.
  • Le CTEC a évalué la faisabilité du projet de système énergétique de quartier à Iqaluit pour le compte du secrétariat de l'Enveloppe des nouvelles possibilités, et en surveille les progrès. Le système recueille la chaleur résiduelle d'une centrale au diesel et à l'électricité à Iqaluit et l'achemine à un nouvel hôpital situé à côté de la centrale. Le système a été mis en service en janvier 2007.
  • Les travaux de construction ont débuté pour l'installation d'un turbodétenteur d'une capacité de 1 mégawatt à la station de détente d'un service public de gaz de Toronto, en Ontario. Ce turbodétenteur, qui remplace la soupape de réduction de pression classique, réduit la pression et tire parti de cette réduction de pression pour produire de l'électricité en faisant tourner une roue de turbine à de très hautes vitesses.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site : sbc.rncan.gc.ca

* CoolSolution est une marque officielle de sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre des Ressources naturelles.

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