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Améliorer le rendement énergétique au Canada – Rapport au Parlement en vertu de la Loi sur l'efficacité énergétique pour l'année financière 2007-2008

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Chapitre 1 : Évolution de la consommation d'énergie

Introduction

Les Canadiens bénéficient d’une abondance de sources variées d’énergie. Cet avantage comparatif sur le plan de l’approvisionnement énergétique les aide à surmonter les désavantages économiques liés à un marché intérieur restreint, à de grandes distances, à un relief accidenté et à un climat relativement rigoureux. Il favorise également l’émergence d’industries particulièrement énergivores.

En 2005, les Canadiens ont dépensé près de 152 milliards de dollars en énergie pour chauffer et climatiser les habitations et les bureaux, faire fonctionner les appareils ménagers et les véhicules et mettre en Ĺ“uvre des procédés industriels. Cela représentait 14 p. 100 du produit intérieur brut (PIB) du pays².

Consommation d'énergie et émissions de gaz à effet de serre

Il existe deux grands types de consommation d’énergie : primaire et secondaire. La consommation d’énergie primaire englobe l’énergie qui permet de répondre à l’ensemble des besoins de tous les consommateurs d’énergie, celle utilisée pour transformer une forme d’énergie en une autre (p. ex., le charbon en électricité) et celle utilisée par les fournisseurs pour acheminer l’énergie au consommateur. La consommation d’énergie secondaire est l’énergie consommée par les utilisateurs finaux à des fins résidentielles, commerciales, institutionnelles, industrielles, agricoles et de transport.

La consommation d’énergie primaire représente l’énergie qui permet de répondre à l’ensemble des besoins de tous les consommateurs d’énergie, y compris la consommation d’énergie secondaire. Au Canada, l’augmentation de la consommation d’énergie primaire reflète les changements apportés au cours de plusieurs décennies à l’équipement et aux bâtiments énergivores, de même que l’évolution du comportement des consommateurs d’énergie. La consommation d’énergie primaire a crû de 27 p. 100 entre 1990 et 2005, passant de 9 740 pétajoules3 (PJ) à 12 369 PJ.

En 2005, la consommation d’énergie secondaire représentait 69 p. 100 de la consommation d’énergie primaire au Canada, soit 8 475 PJ. Elle était à l’origine de 66 p. 100 (495 mégatonnes [Mt]) des émissions totales de gaz à effet de serre (GES) au Canada, y compris les émissions indirectes, à savoir celles produites par les services publics d’électricité pour répondre à la demande d’utilisation finale.

De 1990 à 2005, on a enregistré une hausse de 22 p. 100 de la consommation d’énergie secondaire. Au cours de la même période, la population canadienne a augmenté de 17 p. 100, et le PIB de 51 p. 100. Par conséquent, la consommation d’énergie a connu une croissance plus lente que celle de l’économie, mais plus rapide que celle de la population.

Tel qu’il est illustré à la figure 1-1, le secteur industriel est celui qui consomme le plus d’énergie, comptant pour 38 p. 100 de la consommation d’énergie secondaire totale en 2005. Le secteur des transports arrive au deuxième rang (29,5 p. 100), suivi du secteur résidentiel (16,5 p. 100), du secteur commercial et institutionnel (14 p. 100) et du secteur agricole (2 p. 100).

Consommation d'énergie secondaire par secteur, 2005.

La figure 1-2 illustre la répartition des émissions de GES par secteur. Le présent rapport traite des émissions de GES liées à l’énergie, qui comprennent le dioxyde de carbone (CO2), le méthane et l’oxyde nitreux. Le CO2 représente la plus grande part des émissions de GES au Canada. Sauf indication contraire, tous les chiffres mentionnés ci-après se rapportant au CO2 et aux GES incluent à la fois les émissions attribuables directement à la consommation d’énergie secondaire et les émissions liées à la production d’électricité.

Émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation d'énergie secondaire par secteur, 2005.

Intensité énergétique et efficacité énergétique

L’expression « intensité énergétique » désigne la quantité d’énergie consommée par unité d’activité. On utilise parfois l’intensité énergétique en tant que synonyme d’efficacité énergétique, car il s’agit d’une mesure simple pour laquelle les données sont facilement accessibles. Cette mesure peut cependant être trompeuse, car en plus de l’efficacité énergétique même, elle tient compte, entre autres, de l’incidence d’autres facteurs qui influencent la demande d’énergie, comme les fluctuations des conditions météorologiques et les changements dans la structure de l’économie.

L’efficacité énergétique renvoie au degré d’efficacité avec lequel on utilise l’énergie dans un but précis. Par exemple, offrir un niveau de service semblable (ou supérieur) tout en diminuant la consommation d’énergie, selon une approche par unité, est considéré comme une amélioration de l’efficacité énergétique.

Pour bien mesurer l’évolution de l’efficacité énergétique au fil du temps, il faut normaliser ou calculer les variations dans la structure économique et les conditions météorologiques, de façon à les exclure de l’équation de l’intensité énergétique. L’Office de l’efficacité énergétique (OEE) de Ressources naturelles Canada (RNCan) applique une technique d’analyse de factorisation reconnue à l’échelle internationale – l’indice de la moyenne logarithmique de Divisia I (IMLD I) – pour isoler l’incidence de l’efficacité énergétique sur l’évolution de la consommation d’énergie au Canada.

La figure 1-3 compare, pour le Canada, un indice de la variation annuelle de l’intensité énergétique avec l’indice des changements dans l’efficacité énergétique de l’OEE entre 1990 et 2005. Tel qu’il est illustré, l’intensité et l’efficacité énergétique du Canada se sont améliorées au cours de cette période. La diminution de l’intensité énergétique reflète une amélioration globale de l’efficacité énergétique ou le degré d’efficacité avec lequel on utilise l’énergie pour produire une unité de PIB. Parallèlement, l’amélioration de l’efficacité énergétique indique le degré d’efficacité avec lequel on utilise l’énergie pour offrir un certain niveau de service ou de production.

Intensité énergétique et effet de l'efficacité énergétique, de 1990 à 2005.

Évolution de l’efficacité énergétique

RNCan publie régulièrement un rapport intitulé « Évolution de l’efficacité énergétique au Canada », qui fait état des changements relatifs à la consommation d’énergie, aux émissions de GES et à l’incidence des facteurs clés suivants sur ces changements (voir le tableau 1-1) :

  • l’intensification de l’activité dans un secteur entraîne une hausse de la consommation d’énergie et des émissions. Dans le secteur résidentiel par exemple, l’augmentation du nombre de ménages a pour effet d’accroître la consommation d’énergie;
  • les variations des conditions météorologiques provoquent des changements dans les besoins de chauffage et de climatisation des locaux. Ainsi, la consommation d’énergie augmente en général si l’hiver est particulièrement froid ou si l’été est particulièrement chaud;
  • tout changement dans la structure de l’activité en faveur d’éléments d’activités plus énergivores se traduit par un accroissement de la consommation d’énergie et des émissions. Par exemple, si l’on observe dans le secteur industriel un ralentissement de l’activité dans l’industrie forestière et une intensification dans l’industrie sidérurgique, la consommation d’énergie augmentera, car la sidérurgie est plus énergivore que la foresterie;
  • le niveau de service désigne le taux de pénétration des appareils électriques, par exemple, l’utilisation d’équipement auxiliaire dans les bâtiments commerciaux et institutionnels et d’appareils électroménagers dans les résidences ou la quantité de surface de plancher climatisée;
  • l’effet de l’efficacité énergétique reflète le niveau d’efficacité auquel l’énergie est utilisée, c’est-à-dire, la mesure dans laquelle moins d’énergie est utilisée pour offrir le même niveau de service énergétique. Les gains d’efficacité énergétique se produisent principalement lorsque des améliorations sont apportées à la technologie ou aux procédés. Par exemple, mentionnons le remplacement des lampes à incandescence par des lampes fluorescentes compactes.

TABLEAU 1-1
Explication des changements dans la consommation d'énergie secondaire, de 1990 à 2005

Secteurs

  Résidentiel Commercial/
institutionnel
Industriel Transports Total* Change-
ment(%)

Consommation d'énergie en 1990 (PJ) 1286,2 867,0 2721,8 1877,9 6952,1  
Consommation d'énergie en 2005 (PJ) 1402,2 1153,0 3209,4 2501,8 8475,1  
Changement dans la consommation d'énergie (PJ) 115,9 286,0 487,6 624,0 1523,0 21,9
Facteur explicatif (raison du changement)  
Activité 353,1 246,6 1166,0 750,4 2516,1 36,2
Conditions météorologiques 5,5 25,2 s.o. s.o. 30,8 0,4
Structure 7,1 -1,2 -331,1 186,8 -138,4 -2,0
Niveau de service 71,0 91,8 s.o. s.o. 162,9 2,3
Efficacité énergétique -320,9 -75,4 -347,3 -352,4 -1096,0 -15,8
Autres facteurs   -1,0   39,2 47,7 0,7

*Le total inclut également la consommation d'énergie de secteur agricole.

Dans ce rapport, l’évolution de l’efficacité énergétique est le résultat net obtenu après avoir tenu compte des changements relatifs à la consommation d’énergie attribuables aux variations de l’activité, aux conditions météorologiques, à la structure et au niveau de service. Toutefois, d’autres facteurs, comme le choix individuel des consommateurs, peuvent influencer la consommation d’énergie et ne sont pas pris en compte par les facteurs normalisés mentionnés ci-dessus. L’incidence de l’activité, des conditions météorologiques, de la structure et du niveau de service risque d’amplifier ou de minimiser le changement « réel » de la consommation d’énergie et des améliorations de l’efficacité énergétique.

Entre 1990 et 2005, la consommation d’énergie secondaire au Canada est passée de 6 952 PJ à 8 475 PJ. Sans amélioration de l’efficacité énergétique, les hausses attribuables à l’activité, aux conditions météorologiques, à la structure et au niveau de service auraient entraîné une augmentation de la consommation d’énergie de 38 p. 100. Toutefois, à la suite d’une amélioration de l’efficacité énergétique de 16 p. 100 (1 096 PJ)4, la consommation d’énergie secondaire réelle a seulement augmenté de 22 p. 100 (pour atteindre 8 475 PJ). Cette amélioration de l’efficacité énergétique aurait contribué à réduire les émissions de GES de presque 64 Mt et les dépenses énergétiques de 20,1 milliards de dollars en 2005. La figure 1-4 illustre l’évolution de la consommation d’énergie entre 1990 et 2005, réelle et sans amélioration de l’efficacité énergétique.

Consommation d'énergie secondaire, réelle et sans amélioration de l'efficacité énergétique, de 1990 à 2005.

Évolution au chapitre des énergies renouvelables

Le Canada joue un rôle de leader au chapitre de la production d’énergies renouvelables, avec 16 p. 100 de son approvisionnement en énergie primaire provenant de sources renouvelables en 2006. Bien qu’on associe souvent les énergies renouvelables à l’électricité, ces types d’énergies servent également à produire de l’énergie thermique (chaleur) ou des carburants de transport. L’énergie hydraulique, éolienne, solaire et géothermique, et celle tirée de la biomasse sont au nombre des sources d’énergie renouvelable utilisées au Canada.

Le Canada dispose d’un important approvisionnement en électricité renouvelable, principalement en raison de l’utilisation répandue de l’hydroélectricité. En 2005, environ 60 p. 100 de la production d’électricité au Canada était assurée par de petites centrales hydroélectriques classiques, soit une production de plus de 358 térawattheures (TWh) comparativement à 337 TWh en 2004. Les petites centrales hydroélectriques (de moins de 50 mégawatts [MW]), ont fourni, avec une puissance génératrice installée de 3 421 MW, environ 2 p. 100 de l’électricité totale produite au Canada.

Les sources d’énergie renouvelable non hydroélectriques représentaient environ 2 p. 100 de l’ensemble de la production d’électricité au pays. La biomasse (biomasse résiduelle et vierge et gaz d’enfouissement) est la principale source de ce type d’énergie au Canada. Toutefois, le recours à l’énergie éolienne augmente rapidement, cette industrie ayant passé d’une capacité de 139 MW en 2000 à 1 459 MW en 2006. On constate également une forte augmentation de la capacité dans le secteur de l’énergie photovoltaïque solaire, soit une hausse annuelle d’environ 20 p. 100 entre 1993 et 2006, en dépit de la faible base de référence. En 2006, les systèmes photovoltaïques solaires installés au Canada ont produit au total 20,5 MW, soit une hausse de 3,7 MW par rapport à l’année précédente.

Tel qu’il est indiqué au chapitre 5, RNCan mène deux initiatives : écoÉNERGIE pour l’électricité renouvelable et écoÉNERGIE pour le chauffage renouvelable, toutes deux visant à accroître l’utilisation des sources d’énergie renouvelable à petite échelle au Canada.

Évolution dans le secteur résidentiel

Consommation d’énergie et émissions de gaz à effet de serre

Le secteur résidentiel comprend quatre types principaux de logements : les maisons unifamiliales, les maisons individuelles attenantes, les appartements et les maisons mobiles. L’énergie est utilisée dans les logements pour chauffer et climatiser les pièces, chauffer l’eau et faire fonctionner les appareils ménagers, les appareils électroniques et les appareils d’éclairage. En 2005, ce secteur représentait 17 p. 100 (1 402 PJ) de la consommation d’énergie secondaire et 15 p. 100 (73,8 Mt) des émissions de GES au Canada.

Les maisons unifamiliales constituent la majorité des logements canadiens, suivies des appartements, des maisons individuelles attenantes et des maisons mobiles (voir la figure 1-5). Les programmes de l’OEE écoÉNERGIE Rénovation – Maisons et écoÉNERGIE pour les bâtiments et les habitations visent à améliorer l’efficacité énergétique des maisons unifamiliales et individuelles attenantes.

Ménages canadiens selon le type de logement, 2005.

Entre 1990 et 2005, la consommation d’énergie dans le secteur résidentiel a augmenté de 9 p. 100, soit de 116 PJ, et les émissions de GES ont crû de 6 p. 100. L’intensité des GES a diminué de 14 p. 100 en dépit du fait que le ménage moyen utilisait plus d’appareils électroménagers, avait de plus grandes maisons et avait davantage recours à la climatisation. Le chauffage des bâtiments et de l’eau représentait 78 p. 100 de la consommation d’énergie dans le secteur résidentiel, suivi du fonctionnement des appareils ménagers, de l’éclairage et de la climatisation (voir la figure 1-6).

Cinq grands facteurs – l’activité, les conditions météorologiques, la structure, le niveau de service et l’effet de l’efficacité énergétique – ont influé sur la consommation d’énergie dans le secteur résidentiel entre 1990 et 2005 :

  • l’activité – l’augmentation du nombre de ménages et de la superficie des logements (les principales mesures de l’activité résidentielle) a entraîné une hausse de la consommation d’énergie de 28 p. 100 (353 PJ);
  • les conditions météorologiques – les conditions observées à l’hiver de 2005 étaient comparables à celles de l’hiver de 1990, toutefois, les températures de l’été étaient beaucoup plus élevées, ce qui a entraîné une hausse de 0,4 p. 100 (5,5 PJ) de la consommation d’énergie en 2005;
  • la structure – la part relative des ménages par type de logement (maisons individuelles, appartements et autres) a changé au cours de la période, entraînant une hausse de la consommation d’énergie de 0,6 p. 100 (7 PJ) en 2005;
  • le niveau de service – le plus grand nombre d’appareils ménagers sur le marché et l’augmentation de la superficie climatisée ont entraîné une hausse de la consommation d’énergie de 6 p. 100 (71 PJ);
  • l’effet de l’efficacité énergétique – les améliorations apportées aux enveloppes thermiques des maisons et à l’efficacité des électroménagers, des systèmes de chauffage et de chauffe-eau ont entraîné une augmentation globale de l’efficacité énergétique et ont diminué la consommation d’énergie de 25 p. 100 (321 PJ).

Consommation d'énergie dans le secteur résidentiel selon le type d'utilisation finale.

La hausse de la consommation d’énergie dans le secteur résidentiel découlait en grande partie de l’accroissement de l’activité, soit de plus grandes surfaces et d’un plus grand nombre de ménages, et était attribuable à l’augmentation de la superficie moyenne des maisons neuves, à l’accroissement de la population et à la diminution du nombre de personnes par ménage (voir la figure 1-7).

Ces hausses ont en partie été compensées par une amélioration considérable de l’efficacité énergétique. Des changements dans la structure ont également accru la consommation d’énergie, puisque plus de gens avaient tendance à vivre dans des maisons unifamiliales et que la part relative des personnes vivant en appartement avait diminué. Dans le même ordre d’idées, le niveau de service a augmenté la demande en énergie, car en 2005, plus de Canadiens ont climatisé leur maison au cours de l’été et ont également utilisé plus d’appareils ménagers qu’en 1990.

Nombre de ménages, superficie moyenne des maisons et indice de l'intensité énergétique, de 1990 à 2005.

Efficacité énergétique

La figure 1-8 illustre l’évolution de la consommation d’énergie dans le secteur résidentiel entre 1990 et 2005, de même que l’économie d’énergie estimative attribuable à l’efficacité énergétique. L’efficacité énergétique globale s’améliore – notamment en raison des améliorations apportées aux enveloppes thermiques des maisons (isolation, fenêtres, etc.), aux appareils électroménagers, au chauffage et à l’éclairage plus éconergétiques – et a entraîné une économie d’argent considérable pour chaque ménage canadien. L’amélioration de 25 p. 100 de l’efficacité énergétique entre 1990 et 2005 se traduit par une économie d’énergie de 6,1 milliards de dollars en 2005. La figure 1-9 présente les variations en matière de consommation d’énergie des maisons construites à différentes périodes, ce qui reflète les améliorations dans la construction des habitations. La figure 1-10 illustre l’amélioration de la consommation d’énergie moyenne des appareils ménagers neufs en comparant les modèles de 1990 à ceux de 2005.

Consommation d’énergie réelle et sans amélioration de l'efficacité énergétique dans le secteur résidentiel, de 1990 à 2005.

Consommation d’énergie annuelle pour le chauffage de maisons construites selon diverses normes.

Consommation d’énergie moyenne des nouveaux appareils électroménagers, modèles de 1990 à 2005.

Voici les initiatives de RNCan qui visent à accroître l’efficacité énergétique dans le secteur résidentiel :

  • écoÉNERGIE Rénovation – Maisons;
  • écoÉNERGIE pour les bâtiments et les habitations;
  • Systèmes énergétiques propres pour les bâtiments et les collectivités;
  • écoÉNERGIE pour l’équipement (voir le chapitre 2).

Évolution dans le secteur commercial et institutionnel

Consommation d’énergie et émissions de gaz à effet de serre

Le secteur commercial et institutionnel englobe les activités liées au commerce, aux finances, à l’immobilier, à l’administration publique, à l’éducation et aux services commerciaux, dont le tourisme. L’énergie consommée dans ce secteur sert principalement à chauffer et à climatiser les locaux, à chauffer l’eau, à faire fonctionner l’équipement auxiliaire, à éclairer les bâtiments, à faire fonctionner certains appareils (p. ex., les pompes et les systèmes de ventilation des bâtiments) et à éclairer les voies publiques.

En 2005, le secteur commercial et institutionnel représentait 14 p. 100 (1 153 PJ) de la consommation d’énergie secondaire et de 13 p. 100 (65,3 Mt) des émissions de GES au Canada. Entre 1990 et 2005, la consommation d’énergie de ce secteur (y compris l’éclairage des voies publiques) a crû de 33 p. 100, soit de 286 PJ. Or, au cours de la même période, les émissions de GES du secteur ont augmenté de 37 p. 100. L’augmentation de la consommation de combustibles à forte intensité de GES, comme le pétrole lourd et le mazout léger, explique pourquoi les émissions de GES ont augmenté plus rapidement que la consommation d’énergie.

Afin de faire ressortir la consommation d’énergie dans les activités du secteur commercial et institutionnel, l’analyse qui suit exclut la consommation d’énergie pour l’éclairage des voies publiques. Ce secteur comprend de nombreux types d’activités (voir la figure 1-11). En 2005, les bureaux représentaient 35 p. 100 de la demande énergétique du secteur, par rapport à 47 p. 100 pour le commerce de détail, les services d’éducation, les soins de santé, l’aide sociale, l’hébergement et la restauration. Les initiatives de RNCan ciblent l’ensemble de ces types d’activités.

Consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel selon le type d'activité, 2005.

L’énergie consommée dans les activités du secteur commercial et institutionnel vient combler six besoins bien distincts. Tel qu’il est illustré à la figure 1-12, en 2005, le chauffage des locaux arrivait en tête avec plus de la moitié de la consommation d’énergie dans le secteur. Cinq des six autres besoins représentaient chacun entre 8 et 14 p. 100 de la demande d’énergie de ce secteur.

Consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel selon le type d'utilisation finale, 2005.

Entre 1990 et 2005, cinq grands facteurs – l’activité, les conditions météorologiques, la structure, le niveau de service et l’effet de l’efficacité énergétique – ont influé sur la consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel :

  • l’activité – une augmentation de la surface utile a entraîné une hausse de 28 p. 100 de la consommation d’énergie dans le secteur, ce qui a mené à une hausse de la consommation d’énergie de 247 PJ;
  • les conditions météorologiques – les conditions observées à l’hiver 2005 étaient comparables à celles de l’hiver 1990, toutefois, les températures estivales étaient plus élevées qu’en 1990, ce qui a entraîné une hausse de 3 p. 100 de la consommation d’énergie (25 PJ);
  • la structure – les changements dans la structure (combinaison des types de bâtiments) ont eu une incidence marginale, mais ont occasionné une baisse de 1 PJ de la consommation d’énergie;
  • le niveau de service – un niveau de service plus élevé de l’équipement auxiliaire (p. ex., ordinateurs, photocopieuses) et des appareils de climatisation pour les locaux d’habitation a entraîné une augmentation de 11 p. 100 de la consommation d’énergie (92 PJ);
  • l’effet de l’efficacité énergétique – une amélioration de 9 p. 100 de l’efficacité énergétique a permis d’économiser 75 PJ.

Efficacité énergétique

Des gains en efficacité énergétique ont été réalisés grâce à des améliorations apportées aux enveloppes thermiques des bâtiments (isolation, fenêtres, etc.) et à une plus grande efficacité des appareils énergivores, comme les appareils de chauffage, l’équipement auxiliaire et l’éclairage, ce qui a ralenti le taux de croissance de la consommation d’énergie. Sans l’amélioration de l’efficacité énergétique, la consommation d’énergie dans le secteur commercial et institutionnel aurait augmenté de 41 p. 100. Toutefois, entre 1990 et 2005, la consommation d’énergie réelle a crû de seulement 32 p. 100, entraînant une économie d’énergie de 1,6 milliard de dollars en 2005. La figure 1-13 présente l’évolution de la consommation d’énergie dans le secteur entre 1990 et 2005, ainsi que l’économie d’énergie estimative attribuable à des améliorations éconergétiques.

Consommation d’énergie réelle et sans amélioration de l'efficacité énergétique dans le secteur commercial et institutionnel, de 1990 à 2005.

Voici les initiatives de RNCan qui visent à accroître l’efficacité énergétique dans le secteur commercial et institutionnel :

  • écoÉNERGIE Rénovation – Petites et moyennes organisations;
  • écoÉNERGIE pour les bâtiments et les habitations;
  • Systèmes énergétiques propres pour les bâtiments et les collectivités;
  • écoÉNERGIE pour l’équipement (voir le chapitre 2).

Évolution dans le secteur industriel

Consommation d’énergie et émissions de gaz à effet de serre

Le secteur industriel englobe toutes les industries manufacturières et les activités liées à l’exploitation forestière et minière (y compris l’extraction de pétrole et de gaz), et à la construction. Il exclut cependant la production d’électricité. Ce secteur utilise l’énergie pour les procédés industriels, en tant que force motrice de chaleur ou de vapeur et en tant que source de production.

Globalement, en 2005, la demande d’énergie du secteur industriel représentait 38 p. 100 (3 209 PJ) de la consommation d’énergie secondaire et 33 p. 100 (164 Mt) des émissions de GES (y compris celles liées à l’électricité). La consommation d’énergie réelle dans le secteur industriel s’est accrue de 18 p. 100 (488 PJ) entre 1990 et 2005. Cette hausse est attribuable à une augmentation de 44 p. 100 de l’activité industrielle, laquelle correspond à une combinaison des unités physiques de la production, de la production brute et du PIB.

Dans le secteur industriel, les industries de pâtes et papiers, l’exploitation minière, le raffinage du pétrole et la fonte et l’affinage sont les plus gros consommateurs d’énergie. En 2005, environ 26 p. 100 de la demande d’énergie industrielle globale émanait de l’industrie des pâtes et papiers (voir la figure 1-14).

Consommation d'énergie dans le secteur industriel par sous-secteur, y compris les émissions liées à l'électricité, 2005.

Dans la plupart des industries, l’achat d’énergie ne constitue qu’une infime partie des dépenses totales. Cependant, dans certaines industries à forte consommation d’énergie – le ciment, l’aluminium, les pâtes et papiers, la sidérurgie et les produits chimiques – cette part est supérieure à 12 p. 100 (voir la figure 1-15). Dans le cas du ciment, elle atteint 37 p. 100.

Coût de l'énergie pour les industries manufacturières, en pourcentage du coût total de production, 2005.

Entre 1990 et 2005, les émissions de GES du secteur industriel, y compris les émissions liées à l’électricité, ont augmenté de 16 p. 100. Si l’on ne tient pas compte des émissions liées à l’électricité, la hausse des émissions de GES s’établissait à 8 p. 100. Cette hausse des émissions de GES directes est principalement attribuable à l’industrie pétrolière et gazière en amont. Toutefois, les industries de l’exploitation minière, de la fabrication et de la construction ont connu une baisse de 9 p. 100 de leurs émissions de GES.

Entre 1990 et 2005, trois grands facteurs – l’activité, la structure et l’effet de l’efficacité énergétique – ont eu une influence sur la consommation d’énergie dans le secteur industriel :

  • l’activité – des hausses au chapitre des unités physiques de la production, de la production brute et du PIB ont concouru à une augmentation de l’activité industrielle de 43 p. 100, ce qui a entraîné une hausse de la consommation d’énergie de 1 166 PJ;
  • la structure – le changement dans la combinaison des activités en faveur des industries moins énergivores a entraîné une baisse de la consommation d’énergie de 331 PJ;
  • l’effet de l’efficacité énergétique – grâce à une amélioration de 13 p. 100 à cet égard, le secteur industriel a diminué sa consommation d’énergie de 347 PJ.

Efficacité énergétique

La figure 1-16 illustre l’évolution de la consommation d’énergie entre 1990 et 2005, et l’économie d’énergie estimative réalisée grâce à l’efficacité énergétique.

Consommation d'énergie réelle et sans amélioration de l'efficacité énergétique dans le secteur industriel, de 1990 à 2005.

Les améliorations relatives à l’efficacité énergétique obtenues grâce à une utilisation plus efficace des capitaux et à de meilleures pratiques de gestion, constituent des facteurs importants dans la gestion de la consommation d’énergie et la diminution de l’intensité énergétique. Entre 1990 et 2005, l’efficacité énergétique dans le secteur industriel a été améliorée de 13 p. 100. En 2005, l’industrie canadienne a économisé 3,9 milliards de dollars en coûts d’énergie. Ce gain était surtout attribuable à l’amélioration de l’intensité énergétique, représentant un changement vers des activités moins énergivores. Toutefois, l’économie d’énergie attribuable à l’amélioration de l’efficacité énergétique réalisée par certaines industries a été atténuée à cause de l’augmentation de la consommation des sous-secteurs de l’industrie pétrolière et gazière en amont, des engrais et de la foresterie.

Voici les initiatives de RNCan qui visent à accroître l’efficacité énergétique dans le secteur industriel :

  • écoÉNERGIE Rénovation – Petites et moyennes organisations;
  • écoÉNERGIE pour l’industrie;
  • Systèmes énergétiques propres pour l’industrie;
  • écoÉNERGIE pour l’équipement (voir le chapitre 2).

Évolution dans le secteur des transports

Consommation d’énergie et émissions de gaz à effet de serre

En 2005, le secteur des transports occupait le deuxième rang derrière le secteur industriel en matière de consommation d’énergie, représentant 30 p. 100 (2 502 PJ) de la consommation d’énergie secondaire totale au Canada, et émettait la plus grande part, soit 36 p. 100 (177,5 Mt), des émissions finales de GES canadiennes. Ce secteur génère la plus grande partie des émissions de GES, car les principaux carburants qui y sont utilisés dégagent davantage de GES que ceux des autres secteurs de l’économie.

Le secteur des transports comprend trois sous-secteurs : le transport de voyageurs, le transport des marchandises et le transport hors route. En 2005, le transport de voyageurs et celui des marchandises représentaient respectivement 55 p. 100 et 41 p. 100 de la consommation d’énergie dans le secteur, tandis que seulement 4 p. 100 était attribuable au transport hors route (voir la figure 1-17). Ce dernier sous-secteur ne fait pas l’objet d’une analyse plus détaillée en raison du peu de données disponibles et du faible pourcentage qu’il représente.

Consommation d'énergie selon le mode de transport, 2005.

Il existe trois modes de transport de voyageurs : routier, ferroviaire et aérien. Le sous-secteur du transport des marchandises, selon la définition retenue à RNCan, comprend quant à lui quatre modes de transport : routier, ferroviaire, aérien et maritime. Dans ces deux sous-secteurs, le transport routier a été le plus énergivore en 2005, représentant 78 p. 100 de la consommation totale de l’énergie servant aux transports.

Tous les programmes de RNCan qui sont axés sur la consommation d’énergie dans le secteur des transports mettent l’accent sur le transport routier. Entre 1990 et 2005, la consommation d’énergie dans le secteur des transports a crû de 33 p. 100, soit de 624 PJ. La consommation d’énergie liée au transport de voyageurs a augmenté de 16 p. 100 (188 PJ), alors que celle liée au transport des marchandises a augmenté de 61 p. 100 (391 PJ).

Entre 1990 et 2005, trois grands facteurs – l’activité, la structure et l’effet de l’efficacité énergétique – ont influé sur la consommation d’énergie dans le secteur des transports :

  • l’activité – la croissance démographique, l’augmentation du transport aérien et l’activité économique accrue (p. ex., le libre-échange) ont entraîné un accroissement de l’activité dans le secteur des transports5. Ces facteurs ont augmenté la consommation d’énergie de 40 p. 100 (750 PJ) dans le secteur. Cette augmentation est attribuable au sous-secteur des marchandises et à celui des voyageurs, soit de 52 et de 48 p. 100 respectivement;
  • la structure – l’évolution quant à l’utilisation de divers modes de transport à la fois dans le sous-secteur des marchandises et celui des voyageurs a entraîné une augmentation de 10 p. 100 de la consommation d’énergie dans le secteur (187 PJ). Plus précisément, la croissance du commerce international, les exigences des clients pour une livraison juste-à-temps et la popularité des mini-fourgonnettes et des véhicules utilitaires sport (VUS) ont contribué à l’augmentation de la consommation d’énergie;
  • l’effet de l’efficacité énergétique – l’amélioration de l’efficacité énergétique dans le secteur du transport des marchandises et de voyageurs a contribué à réduire la consommation d’énergie de 19 p. 100 (352 PJ).

La figure 1-18 illustre la progression de la part de marché des nouveaux modèles de camions légers dans les années 90, faisant écho à la vogue grandissante des VUS et des mini-fourgonnettes. Toutefois, cette tendance semble s’être stabilisée récemment, la part des camions légers étant demeurée stable au cours des dernières années. La part plus élevée des véhicules plus lourds et plus puissants a eu une grande incidence sur la hausse de la consommation d’énergie dans le sous-secteur du transport de voyageurs.

Parts de marché des ventes de voitures de tourisme et de camions légers neufs, de 1990 à 2005.

Efficacité énergétique

Sans l’amélioration de l’efficacité énergétique, les hausses attribuables à l’activité et à la structure auraient entraîné une augmentation de 50 p. 100 de la consommation d’énergie dans le secteur des transports. Toutefois, entre 1990 et 2005, la consommation d’énergie réelle a crû de seulement 33 p. 100. Au cours de cette période, l’efficacité énergétique du secteur des transports a été améliorée de 19 p. 100, entraînant une économie de 8,5 milliards de dollars en 2005. La figure 1-19 illustre l’évolution de la consommation d’énergie entre 1990 et 2005 et l’économie d’énergie estimative réalisée grâce à l’efficacité énergétique.

Consommation d'énergie réelle et sans amélioration de l'efficacité énergétique dans le secteur des transports, de 1990 à 2005.

Les figures 1-20 et 1-21 illustrent la réduction de l’intensité énergétique du camionnage, en dépit d’une hausse de l’activité moyenne entre 1990 et 2005. L’amélioration des pratiques utilisées dans les parcs de véhicules, attribuable à la concurrence accrue dans le secteur des transports et à l’introduction des moteurs électroniques, a grandement rehaussé le rendement du carburant des camions moyens et lourds.

Moyenne de l'activité par camion, de 1990 à 2005.

Intensité énergétique du camionnage, de 1990 à 2005.

Voici les initiatives de RNCan qui visent à accroître l’efficacité de l’utilisation des véhicules motorisés :

  • écoÉNERGIE pour les véhicules personnels;
  • écoÉNERGIE pour les parcs de véhicules;
  • Énergie propre dans les transports.

Évolution des carburants de remplacement et renouvelables

Carburants de remplacement et renouvelables

Les carburants de remplacement sont des carburants utilisés pour le transport autre que l’essence et le diesel à base de pétrole. Certains carburants de remplacement, comme l’éthanol et le biodiesel, sont renouvelables, d’autres, comme le propane et le gaz naturel, sont non renouvelables. Les biocarburants de la prochaine génération, le charbon transformé en liquide, l’électricité et l’hydrogène comptent parmi les autres carburants de remplacement possibles.

L’expression « carburant renouvelable » englobe une gamme de carburants fabriqués à partir de sources d’énergie renouvelable, qui se renouvelle naturellement dans une période relativement courte. La biomasse et l’énergie hydroélectrique, géothermique, éolienne et solaire sont au nombre de ces sources.

Les biocarburants constituent une catégorie bien connue de carburant renouvelable et peuvent être produits à partir d’une variété de sources. Les deux biocarburants que l’on trouve sur le marché sont l’éthanol et le biodiesel. L’éthanol conventionnel est produit à partir de sucres ou d’amidons, et la production de biodiesel se fait habituellement à partir d’huiles végétales ou de graisses animales. Au Canada, l’éthanol est habituellement produit à partir de maïs et de blé, alors que l’huile de canola, de soya et le suif constituent la matière première du biodiesel.

Les véhicules à essence fabriqués depuis les années 80 peuvent consommer de l’essence contenant jusqu’à 10 p. 100 d’éthanol, et de nombreux fabricants de véhicules au diesel prévoient l’utilisation de 5 p. 100 ou plus de mélanges de biodiesel. Les biocarburants de prochaine génération, comme l’éthanol cellulosique, sont en conception. Ces biocarburants pourraient être fabriqués à partir de sources non conventionnelles, comme les résidus agricoles, forestiers et les déchets.

Production de carburants renouvelables

Au Canada, la production de carburants renouvelables a augmenté depuis l’émergence de l’éthanol au Manitoba dans les années 80. Entre 2000 et 2006, la capacité de production nationale de carburants renouvelables a crû de plus de 200 p. 100, passant de 207 millions de litres à 656 millions de litres annuellement. On estime la production d’éthanol en 2008 à 1,3 milliard de litres.

En 2005, les carburants renouvelables utilisés dans le secteur des transports représentaient moins de 0,5 p. 100 de la consommation de carburant, tel qu’il est illustré à la figure 1-22. Il s’est agi principalement d’une faible proportion d’éthanol mélangé à de l’essence.

Part des sources d'énergie pour le transport routier, 2005.

À compter de 2010, la réglementation fédérale en cours d’élaboration exigera une moyenne annuelle d’au moins 5 p. 100 de carburant renouvelable calculée en fonction du volume d’essence et, en 2012, d’au moins 2 p. 100 de contenu renouvelable dans le stock de distillat.

Voici les initiatives de RNCan qui visent à accroître la production et l’utilisation de carburants renouvelables et de remplacement :

  • écoÉNERGIE pour les biocarburants;
  • Programme d’expansion du marché de l’éthanol;
  • Fonds de biocarburants ProGenMC de Technologie du développement durable Canada.

² Les données figurant dans ce chapitre sont les données pour 1990-2005. Les lecteurs sont encouragés à consulter le site Web de l’Office de l’efficacité énergétique pour obtenir les données mises à jour lorsqu’elles deviennent disponibles.
3 Un pétajoule équivaut à 1 × 1015 joules.
4 Basé sur l’indice de l’OEE.
5 Mesurée en voyageurs-kilomètres dans le cas du transport de voyageurs et en tonnes-kilomètres pour celui du transport des marchandises.

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