Il s'agit d'une version archivée de ce rapport. Veuillez vous référer à la dernière version de l'Enquête 2007 sur l'utilisation de l'énergie par les ménages (EUEM 2007) – Rapport sommaire.
Les ménages utilisent l'énergie principalement pour le chauffage des locaux et de l'eau, pour la climatisation des locaux d'habitation, pour le fonctionnement des électroménagers et pour l'éclairage. Parmi ces activités, c'est le chauffage des locaux qui consomme le plus d'énergie dans le secteur résidentiel et on lui attribuait 60 p. 100 de l'énergie consommée dans ce secteur en 2003 15.
Ainsi, dans le cadre de l'EUÉM 2003, on a examiné les types d'appareils de chauffage utilisés par les ménages, de même que leurs caractéristiques, les tendances de l'utilisation, le chauffage d'appoint et l'importance des appareils de chauffage économes d'énergie.
En 2003, la majorité des ménages canadiens, soit 63 p. 100, utilisaient un générateur de chaleur comme système de chauffage principal (voir le graphique 26). Plus de 80 p. 100 de ces générateurs de chaleur étaient des systèmes à air chaud et les autres étaient des systèmes à l'eau chaude. Parmi les autres types de système de chauffage utilisés par les ménages canadiens, les plinthes électriques étaient les plus populaires, avec un taux de pénétration de 26 p. 100. Le reste du marché était divisé entre les poêles conçus pour le chauffage domestique (4 p. 100), les thermopompes (4 p. 100) et autres systèmes (3 p. 100).
D'après une analyse régionale, chaque région, à l'exception de la région de l'Atlantique, avait un type de système de chauffage que la majorité des ménages utilisaient en 2003 (voir le graphique 27). Au Québec, les plinthes électriques étaient utilisées par plus de 60 p. 100 des ménages comme système de chauffage principal. Dans les régions à l'ouest du Québec, la majorité des ménages utilisaient des générateurs d'air chaud. Contrairement à ces régions où la majorité des ménages utilisaient un type de système de chauffage particulier, les ménages de la région de l'Atlantique utilisaient dans une proportion quasi égale les plinthes électriques (33 p. 100) ou les générateurs d'air chaud (31 p. 100) pour chauffer leur unité d'habitation.
| Région | Système de chauffage | Taux de pénétration |
|---|---|---|
| Atlantique | Plinthes électriques | 33 % |
| Générateur d'air chaud | 31 % | |
| Québec | Plinthes électriques | 61 % |
| Ontario | Générateur d'air chaud | 76 % |
| Prairies | Générateur d'air chaud | 82 % |
| Colombie-Britannique | Générateur d'air chaud | 50 % |
Concernant les systèmes de chauffage principal, on a observé une fois de plus des différences, à l'échelle régionale, dans la source d'énergie utilisée pour le chauffage, puisque chaque région, à l'exception encore une fois de la région de l'Atlantique, avait une source d'énergie en particulier que la majorité des ménages utilisaient (voir le graphique 28). Au Québec, près de 75 p. 100 des ménages utilisaient l'électricité pour alimenter leur système de chauffage principal. Dans les régions de l'ouest du Québec, la majorité des ménages utilisaient le gaz naturel. Et encore une fois, contrairement aux autres régions où la majorité des ménages utilisaient une source d'énergie en particulier pour le chauffage, la région de l'Atlantique avait une proportion quasi égale de ménages utilisant le mazout (39 p. 100) ou l'électricité (38 p. 100) comme principale source d'énergie pour le chauffage.
| Région | Source d'énergie | Taux de pénétration |
|---|---|---|
| Atlantique | Mazout | 39 % |
| Électricité | 38 % | |
| Québec | Électricité | 73 % |
| Ontario | Gaz naturel | 68 % |
| Prairies | Gaz naturel | 78 % |
| Colombie-Britannique | Gaz naturel | 52 % |
Dans l'ensemble du Canada, plus de ménages utilisaient le gaz naturel pour alimenter leur système de chauffage principal (46 p. 100) plutôt que toute autre source d'énergie (voir le graphique 29). Les autres sources utilisées à cette fin étaient l'électricité, utilisée par 33 p. 100 des ménages; le mazout, utilisé par 9 p. 100; et le bois, utilisé par 3 p. 100. De plus, 6 p. 100 des ménages avaient recours à une combinaison de deux sources d'énergie pour alimenter leur système de chauffage principal. Plus de 50 p. 100 de ces ménages utilisant une double source de chaleur ont eu recours à une combinaison d'électricité et de gaz naturel.
En 2003, le quart des ménages canadiens utilisaient un système de chauffage secondaire afin de compléter leur système de chauffage principal (voir le graphique 30). Fait intéressant, plus de 80 p. 100 de ces ménages qui utilisaient un système de chauffage d'appoint n'avaient pas de mur mitoyen avec une autre unité d'habitation. Comme il a été discuté précédemment dans la section « Le parc de logements au Canada », un mur mitoyen peut réduire la demande sur le système de chauffage principal d'une maison et, par conséquent, son besoin de chauffage d'appoint. Il s'agit là d'un lien que l'on pouvait établir en comparant les taux de pénétration des systèmes de chauffage d'appoint pour les unités d'habitation avec ou sans murs mitoyens.
Les unités d'habitation sans mur mitoyen, telles les maisons individuelles et les maisons mobiles, affichaient de hauts taux de pénétration des systèmes de chauffage d'appoint (31 p. 100 et 35 p. 100 respectivement). Les maisons doubles/en rangée, qui ont habituellement au moins un mur mitoyen, affichaient un plus bas taux de pénétration (19 p. 100) et les bâtiments résidentiels bas, qui ont généralement au moins deux murs mitoyens, affichaient le taux de pénétration le plus faible (8 p. 100).
Un autre lien qu'il a été possible d'établir, c'est que le besoin de système de chauffage d'appoint diminuait dans le cas des unités d'habitation récemment construites, compte tenu du fait que la qualité des matériaux et les pratiques de construction, l'isolation des unités d'habitation et le système de chauffage principal avaient tous fait l'objet d'améliorations au fil des ans. Comme l'indique le graphique 31, cette hypothèse s'avère juste lorsque l'on compare le taux de pénétration des systèmes de chauffage d'appoint pour les unités d'habitation construites avant 1946 (33 p. 100) au taux des unités d'habitation construites entre 1946 et 1969 (24 p. 100). Cependant, cette hypothèse ne tient pas pour les unités d'habitation construites depuis 1946, étant donné que leur taux de pénétration est demeuré le même (autour de 25 p. 100).
Thermostats programmables
Les thermostats programmables s'ajustent automatiquement au système de contrôle de la température d'une unité d'habitation, permettant aux ménages d'économiser de l'énergie lorsqu'ils sont à l'extérieur ou qu'ils dorment. Cette technologie économe d'énergie est devenue plus commune chez les ménages canadiens qui avaient le contrôle de la température de leur unité d'habitation (voir le graphique 32). Le taux de pénétration pour les thermostats programmables a augmenté, de 28 p. 100 pour les unités d'habitation avec contrôle de la température qui ont été construites de 1970 à 1979 à 32 p. 100 pour celles construites entre 1980 et 1989 et enfin, a grimpé à 39 p. 100 pour celles construites entre 1990 et 2003. Cette nouvelle tendance a donné des résultats chez 31 p. 100 de tous les ménages canadiens qui avaient le contrôle de la température en utilisant cette technologie en 2003.
Même si cette augmentation du taux de pénétration contribue à réduire la consommation totale d'énergie dans le secteur résidentiel, ses effets ont en quelque sorte diminué étant donné qu'un thermostat programmable sur quatre n'était pas programmé en 2003 (voir le graphique 33). Un thermostat programmable doit être programmé si l'on veut qu'il réalise son plein potentiel d'économie d'énergie.
Générateurs d'air chaud à condensation
Les générateurs d'air chaud à condensation sont les générateurs de chaleur les plus éconergétiques actuellement disponibles sur le marché. C'est spécialement vrai si la source d'énergie est le gaz naturel ou le propane, puisque ces générateurs peuvent utiliser entre 33 p. 100 et 38 p. 100 moins d'énergie que les anciens générateurs de chaleur et 10 p. 100 moins d'énergie qu'un générateur de chaleur d'efficacité standard16. Par contre, un générateur d'air chaud à condensation alimenté au mazout pourrait être légèrement plus efficace qu'un générateur d'air chaud alimenté au mazout bien conçu à rendement modéré17. En 2003, les générateurs d'air chaud à condensation étaient utilisés dans 37 p. 100 de tous les ménages utilisant un générateur d'air chaud alimenté au gaz naturel, au propane ou au mazout de chauffage.
Comme ces générateurs d'air chaud à haut rendement font partie d'une technologie relativement nouvelle – ils ont fait leur apparition sur le marché canadien au cours des vingt dernières années18 – il n'est pas du tout étonnant de constater que le taux de pénétration de cette technologie était plus élevé pour les unités d'habitation récemment construites (voir le graphique 34). Le taux de pénétration pour les unités d'habitation construites entre 1990 et 2003 qui utilisaient un générateur au gaz naturel, au propane ou au mazout était de 62 p. 100. Il s'agit là d'un pourcentage très élevé en comparaison avec les unités d'habitation construites entre 1970 et 1979 et entre 1980 et 1989, alors que le taux de pénétration était de 28 p. 100 et 29 p. 100 respectivement. Compte tenu de ces résultats, il est intéressant de constater que les unités d'habitation construites avant 1946 et entre 1946 et 1969 affichaient des taux de pénétration plus élevés (35 p. 100 et 33 p. 100 respectivement) que celles construites entre 1970 et 1979 et 1980 et 1989. Parmi les explications possibles relativement à ce résultat, mentionnons le fait que les générateurs d'air chaud dans les unités d'habitation plus anciennes ont vraisemblablement été remplacés au cours des dernières années, et qu'un générateur d'air chaud à condensation peut facilement être installé comme système de remplacement éconergétique.
15 Ressources naturelles Canada, Guide de données sur la consommation d'énergie – 1990 et 1997 à 2003, p.22.
16 Ressources naturelles Canada, Le choix d'un générateur d'air chaud à condensation alimenté au gaz (fiche technique) – ÉnerGuide, Ottawa, 2003, p. 1.
17 Ressources naturelles Canada, Le chauffage au mazout – ÉnerGuide, Gatineau, 2004, p. 35.
18 Ressources naturelles Canada, Le chauffage au gaz – ÉnerGuide, Ottawa, 2004, p. 32.