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En 2005, les Canadiens ont dépensé près de 152 milliards de dollars en énergie pour chauffer et climatiser les habitations et les bureaux, faire fonctionner les véhicules et les appareils ménagers et mettre en Ĺ“uvre des procédés industriels. Plusieurs facteurs ont une incidence sur la demande d’énergie au pays : les vastes étendues, le climat nordique marqué par d’importantes variations saisonnières de température et l’économie qui repose sur l’abondance des ressources naturelles.
Il existe deux grands types de consommation d’énergie : primaire et secondaire. La consommation primaire représente l’ensemble de la consommation d’énergie au pays, y compris l’énergie utilisée pour transformer une forme d’énergie en une autre – comme le charbon en électricité – et celle employée pour acheminer l’énergie aux consommateurs. La consommation secondaire comprend la consommation d’énergie utilisée à des fins résidentielles, commerciales, institutionnelles, industrielles, agricoles et de transport.
Voici les principaux points saillants de la consommation d’énergie.
Le plus énergivore des secteurs, le secteur industriel, était à l’origine de 38 p. 100 de l’ensemble de la consommation d’énergie secondaire au pays en 2005. Le secteur des transports occupait la deuxième place (29,5 p. 100), suivi du secteur résidentiel (16,5 p. 100), du secteur commercial et institutionnel (14 p. 100) et du secteur agricole (2 p. 100).
Ressources naturelles Canada (RNCan) fait la promotion de l’efficacité énergétique et de l’utilisation d’énergies de remplacement pour réduire les émissions de GES et économiser de l’argent. À cette fin, RNCan fait appel à une grande diversité de moyens d’action, y compris le leadership, l’information, les initiatives volontaires, les stimulants financiers, la recherche et le développement (R-D) et la réglementation.
La Loi sur l’efficacité énergétique, entrée en vigueur en 1992, autorise l’adoption et l’application de règlements concernant le niveau de rendement énergétique minimal pour les produits consommateurs d’énergie, l’étiquetage de ces produits et la collecte de données sur la consommation d’énergie. Le Règlement sur l’efficacité énergétique y afférant est décrit au chapitre 2.
Comme on l’explique au chapitre 1, même si « efficacité énergétique » est parfois utilisée au lieu de « intensité énergétique », ces deux expressions ne renvoient pas au même concept. Il importe d’en saisir la distinction pour comparer le Canada avec d’autres pays.
L’efficacité énergétique renvoie au degré d’efficacité avec lequel on utilise l’énergie dans un but précis. Par exemple, offrir un niveau de service semblable (ou supérieur) tout en diminuant la consommation d’énergie, selon une approche par unité, est considéré comme une amélioration de l’efficacité énergétique.
L’intensité énergétique correspond à la quantité d’énergie consommée par unité d’activité. Dans cette publication, plusieurs paramètres peuvent servir de mesures de l’activité, par exemple les ménages, la surface de plancher d’un établissement, les passagers-kilomètres, les tonnes-kilomètres (t-km), les unités physiques de production et la valeur du produit intérieur brut (PIB) en dollars constants. L’intensité énergétique est une mesure plus générale qui englobe non seulement l’efficacité énergétique, mais également d’autres incidences sur la consommation d’énergie, comme les fluctuations des conditions météorologiques, l’orientation des marchés et l’évolution de la structure de l’économie.
Comme on l’explique dans le présent rapport, la récente hausse de la consommation d’énergie est principalement attribuable à l’intensification de l’activité dans divers secteurs. Toutefois, cette hausse aurait été beaucoup plus marquée n’eût été de l’amélioration de l’efficacité énergétique.
Tel qu’il est souligné au chapitre 1, il est estimé que l’amélioration de l’efficacité énergétique entre 1990 et 2005 aurait contribué à réduire les émissions de GES de presque 64 Mt et les dépenses énergétiques de 20,1 milliards de dollars, en moyenne, en 2005.
Au cours de cette période, le secteur résidentiel a enregistré des gains d’efficacité énergétique de 25 p. 100. Les données pour les secteurs transports (19 p. 100), industriel (13 p. 100), commercial et institutionnel (9 p. 100) démontrent bien que des améliorations à ce chapitre sont apportées dans l’ensemble de l’économie.
En améliorant l’efficacité énergétique, les Canadiens peuvent réduire leur facture d’énergie et atteindre d’importants objectifs environnementaux. À court terme, les virages en faveur de combustibles qui émettent moins de GES (p. ex., le passage du charbon au gaz naturel) peuvent contribuer à réduire les émissions de GES. À long terme, en revanche, il faudra davantage faire appel aux énergies de remplacement pour réduire encore plus les émissions de GES.
Le Canada est un chef de file à l’échelle mondiale en matière de production d’énergies renouvelables, avec près de 16 p. 100 de son approvisionnement en énergie primaire provenant de sources d’énergie renouvelable en 2005.
Afin d’optimiser l’efficacité de ses initiatives, RNCan mise sur l’engagement d’un nombre croissant de partenaires, tant du secteur public que privé. Des dizaines d’ententes de collaboration ont été conclues avec un large éventail d’entreprises, de groupes communautaires et d’autres ordres de gouvernement.
Ces initiatives invitent la société canadienne et tous les secteurs de l’économie à adopter de nouvelles mesures plus efficaces relativement à la consommation d’énergie secondaire, et à mettre au point et déployer des sources d’énergie renouvelable.
Le présent rapport offre un aperçu des travaux en cours dans chaque secteur, met en lumière les programmes de RNCan qui sont axés sur l’efficacité énergétique et sur les énergies de remplacement (EEER), et énumère leurs principales réalisations pour l’exercice 2007-2008. La description des programmes visant la transformation du marché comprend en outre des indicateurs quantitatifs du rendement sous forme de graphiques ou de tableaux. La liste des initiatives et des dépenses de RNCan en matière d’EEER figure à l’annexe 1.