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Dans le cadre de l’ECÉSCI 2008, on a recueilli des données sur l’âge des bâtiments abritant les établissements. Dans les cas où les établissements occupaient plusieurs bâtiments (p. ex., un campus universitaire ou un complexe hospitalier), on a opté pour l’âge de la majorité des bâtiments abritant les établissements. Comme le montre la figure 15, l’âge moyen des bâtiments abritant des établissements du secteur commercial et institutionnel au Canada en 2008 était estimé à près de 35 ans. Dans l’ensemble, les plus anciens bâtiments se trouvaient en Ontario et au Québec, alors que les plus récents étaient dans l’Ouest. On constate une différence de 7 ans dans l’âge moyen des bâtiments dans les deux provinces à l’opposé, à savoir l’Ontario (38,4) et la Colombie-Britannique (31,2). Les résultats dans les Prairies sont fort similaires à ceux en Colombie-Britannique, alors qu’il y a une différence d’un an entre le Québec et les provinces de l’Atlantique.
Le tableau 9 présente les caractéristiques principales des établissements commerciaux et institutionnels, selon l’année de construction de leur bâtiment.
| Année de construction | Nombre d'établissements | Consommation d'énergie totale (GJ) | Surface de plancher (m²) |
|---|---|---|---|
| Avant 1920 | 34 348 A | 33 077 803 A | 34 964 499 A |
| 1920 à 1959 | 57 726 A | 135 256 373 B | 133 682 989 C |
| 1960 à 1969 | 63 048 A | 157 008 322 A | 111 354 473 A |
| 1970 à 1979 | 80 284 A | 146 555 772 A | 103 826 854 A |
| 1980 à 1989 | 98 161 A | 160 500 044 A | 112 044 177 A |
| 1990 à 1999 | 62 447 A | 116 784 272 A | 99 855 815 A |
| 2000 ou après | 73 104 A | 116 864 576 A | 109 459 218 B |
| Secteur commercial et institutionnel du Canada | 469 118 A | 866 047 162 A | 705 188 026 A |
| Année de construction | Surface de plancher moyenne (m²) | Intensité énergétique (GJ/m²) |
|---|---|---|
| Avant 1920 | 1 018 A | 0,95 A |
| 1920 à 1959 | 2 316 C | 1,01 A |
| 1960 à 1969 | 1 766 A | 1,41 A |
| 1970 à 1979 | 1 293 A | 1,41 A |
| 1980 à 1989 | 1 141 A | 1,43 A |
| 1990 à 1999 | 1 599 A | 1,17 A |
| 2000 ou après | 1 497 B | 1,07 A |
| Secteur commercial et institutionnel du Canada | 1 503 A | 1,23 A |
La lettre à la droite de chaque estimation indique sa qualité comme suit : A – Très bonne, B – Acceptable, C – À utiliser avec prudence, F – Trop peu fiable pour être publiée ou supprimée pour des raisons de confidentialité.
En raison de l’arrondissement, la somme des nombres peut ne pas correspondre aux totaux, et certaines données pourraient être légèrement différentes d’un tableau à l’autre.
Au Canada, seulement 7 p. 100 des bâtiments occupés par des établissements commerciaux et institutionnels ont été construits avant 1920, alors que 16 p. 100 ont été construits entre 2000 et 2008.
Les données recueillies au cours de l'enquête ont permis de comparer l’année de construction des bâtiments avec l’intensité énergétique. La figure 16 présente des renseignements sur l’intensité énergétique pour chaque période de construction. À l’exception des deux premières périodes, les bâtiments ayant l’intensité énergétique la moins élevée étaient habituellement les plus récents. On constate la troisième plus faible intensité énergétique pour les bâtiments construits en 2000 ou après, avec 1,07 GJ/m², soit 9 p. 100 de moins que les bâtiments construits au cours de la décennie précédente (1,17 GJ/m²). Les bâtiments construits avant 1920 enregistraient la plus faible intensité énergétique, avec 0,95 GJ/m², alors que les bâtiments construits entre 1960 et 1989 avaient l’intensité énergétique la plus élevée.
La faible intensité des bâtiments construits avant 1920 pourrait être en partie attribuable au fait que seulement 58 p. 100 de ces bâtiments étaient climatisés. Cette proportion est beaucoup moins élevée que celle de 72 p. 100 des bâtiments construits en 1920 ou après qui étaient climatisés. Un autre facteur qui a une incidence sur la faible intensité énergétique dans la catégorie des bâtiments les plus anciens est que 53 p. 100 des bâtiments occupés par des organismes religieux avaient été construits au cours de cette période et, comme on peut le voir à la figure 5, ce groupe d’activités avait la plus faible intensité énergétique (0,72 GJ/m²) de tous les groupes d’activités du secteur commercial et institutionnel.
Les faibles intensités énergétiques observées dans les bâtiments plus récents (construits dans les années 1990 ou après) pourraient être attribuables au fait que les bâtiments neufs sont habituellement construits conformément à des normes de plus en plus rigoureuses et sont dotés de technologies et de matériaux plus éconergétiques.
Par ailleurs, il importe d’examiner l’incidence relative de la période de construction sur l’intensité énergétique en rapport avec d’autres caractéristiques des établissements. Par exemple, comme on le mentionne dans la section 1, le groupe d’activités auquel appartient un établissement a une incidence fondamentale sur son intensité énergétique. Selon la présente analyse, les établissements des services hospitaliers et des services de restauration et des débits de boissons se classaient parmi les groupes dont l’intensité énergétique était la plus élevée du secteur commercial et institutionnel (comme le montre le tableau 1). En outre, comme on peut le constater dans la figure 17, la majorité de ces établissements énergivores occupaient des bâtiments construits entre 1960 et 1989 (62 p. 100 et 56 p. 100, respectivement). Ce groupe d’établissements énergivores était un des facteurs qui semblent avoir eu une incidence sur les niveaux d’intensité énergétique des établissements qui occupaient des bâtiments construits entre 1960 et 1989.