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Évolution de l'efficacité énergétique au Canada, de 1990 à 2005

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Chapitre 1. Introduction

Les Canadiens ont dépensé 152 milliards de dollars en énergie en 2005.

L'énergie constitue une part très importante des dépenses des ménages, des entreprises et des industries. En 2005, les Canadiens ont dépensé près de 152 milliards de dollars en énergie pour chauffer et climatiser les habitations et les bureaux, faire fonctionner les appareils ménagers et les voitures, et mettre en Ĺ“uvre les procédés industriels. Ce montant représente environ 14 p. 100 du produit intérieur brut (PIB) du Canada.

Ce rapport présente une vue d'ensemble de la consommation d'énergie secondaire au Canada et des émissions de GES connexes. En plus de fournir une information détaillée sur l'intensité énergétique et l'efficacité énergétique en 2005, il examine leur évolution au cours de la période 1990 à 2005. Une telle surveillance aide l'OEE à faire la promotion de l'efficacité énergétique dans tous les aspects de la vie au Canada et contribue à l'objectif qui consiste à améliorer notre milieu naturel par la connaissance et la compréhension.

Mesure de l'énergie

Afin de pouvoir comparer les sources d'énergie, la consommation d'énergie présentée dans ce rapport a été convertie en joules. Un joule (J) équivaut au travail effectué pour produire un watt de puissance continue pendant une seconde. Un petajoule (PJ), soit un million de milliards (1015) de joules est l'équivalent de l'énergie requise sur une année par 8 900 ménages (à l'exclusion des besoins de transport).

Deux types de consommation d'énergie

Il existe deux grands types de consommation d'énergie : primaire et secondaire. La consommation primaire (voir la figure 1.1) englobe l'énergie qui permet de répondre à l'ensemble des besoins de tous les consommateurs d'énergie. Ceci inclut la consommation d'énergie secondaire. De plus, la consommation d'énergie primaire est aussi celle qui découle de la transformation d'une forme d'énergie en une autre (p. ex., le charbon en électricité).

Figure 1.1 Consommation d'énergie primaire et secondaire, 2005 (en pourcentage)

Figure 1.1 Consommation d'énergie primaire et secondaire, 2005 (en pourcentage).

Cela comprend donc aussi l'énergie utilisée pour acheminer l'énergie aux consommateurs (p. ex., pipeline). Elle inclut également l'énergie consommée pour alimenter les procédés industriels de production (p. ex., le gaz naturel utilisé par les industries chimiques). En 2005, la quantité totale d'énergie primaire consommée a été estimée à 12 369 PJ (voir l'annexe A, « Rapprochement des données » pour plus de détails).

La consommation d'énergie secondaire¹ (voir la figure 1.1) fait référence à l'énergie consommée au moment de l'utilisation finale dans les divers secteurs de l'économie. Cette consommation d'énergie inclut, notamment, l'énergie consommée par les véhicules dans le secteur des transports. La consommation d'énergie secondaire englobe l'énergie consommée pour chauffer et climatiser les habitations ou les entreprises dans les secteurs résidentiel et commercial et institutionnel. Sur le plan commercial, elle comprend l'énergie consommée pour alimenter la machinerie dans les secteurs industriel et agricole. La consommation d'énergie secondaire a atteint 8 475 PJ en 2005, soit 69 p. 100 de la consommation d'énergie primaire.

Ce rapport met l'accent sur la consommation d'énergie secondaire et porte sur l'évolution de la situation dans cette catégorie. On y tient également compte de l'énergie consommée pour la production d'électricité afin de permettre de faire le lien entre les émissions associées à l'électricité et l'utilisateur final d'électricité approprié. Cette mise en correspondance des émissions de GES et des utilisateurs finaux d'électricité appropriés fait l'objet d'un examen plus détaillé dans la section intitulée « Les émissions de GES ».

Dans ce rapport, toutes les mentions ultérieures du terme « énergie » font référence à l'énergie secondaire.

Les émissions de GES

Ce rapport analyse également les émissions de GES liées à l'énergie, qui comprennent le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et l'oxyde nitreux (N2O). Le CO2 représente plus de 97 p. 100 des émissions de GES liées à l'énergie au Canada.

On estime que les émissions totales de GES au Canada se sont élevées à 747,5 mégatonnes (Mt) en 2005, dont 66 p. 100 (ou 495 Mt), étaient attribuables à la consommation d'énergie secondaire (incluant les émissions de GES liées à l'électricité²).

Contrairement aux autres sources d'énergie utilisées à l'étape de l'utilisation finale, la consommation d'électricité ne produit pas d'émissions de GES à la source de consommation. Les émissions de GES liées à l'électricité sont émises au point de production. On les appelle souvent des émissions indirectes.

C'est pourquoi il est courant d'attribuer les émissions de GES liées à la production d'électricité au secteur qui consomme cette énergie. Pour ce faire, on multiplie la quantité d'électricité consommée par un facteur d'émissions moyen national qui reflète la composition moyenne des sources d'énergie utilisées pour produire de l'électricité au Canada.

Le Rapport d'inventaire national, 1990-2004 – Sources et puits de gaz à effet de serre au Canada, d'Environnement Canada fournit plus d'information sur les émissions totales de GES au Canada. Cet inventaire de GES a été préparé conformément aux spécifications du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat et regroupe tous les types d'émissions de GES au Canada. Toutefois, l'OEE de RNCan a élaboré une mise en correspondance sectorielle plus adaptée à l'analyse de l'utilisation finale de l'énergie.

Dans ce rapport, toutes les mentions ultérieures d'émissions de GES sont exprimées en tonnes d'équivalents en dioxyde de carbone (éq CO2). Elles ne font référence qu'aux émissions de GES qui sont directement associées à la consommation d'énergie secondaire et aux émissions indirectes découlant de l'utilisation finale de l'électricité, sauf indication contraire.

L'intensité énergétique et l'efficacité énergétique

Le terme intensité énergétique est fréquemment utilisé dans ce rapport. L'intensité énergétique correspond à la quantité d'énergie consommée par unité d'activité. Étant donné que l'intensité énergétique est une mesure simple pour laquelle les données de calcul sont facilement accessibles, elle est souvent utilisée comme substitution de l'efficacité énergétique. Toutefois, cette pratique peut être trompeuse car en plus de prendre en compte l'efficacité énergétique de façon absolue, l'intensité énergétique prend en compte l'incidence de nombreux facteurs qui influent sur la demande d'énergie, comme les conditions météorologiques ou les changements de la structure.

En raison de cette lacune inhérente à la mesure de l'intensité énergétique, l'OEE observe l'évolution de l'efficacité énergétique afin d'évaluer les variations de la demande d'énergie attribuables à l'activité, à la structure économique, au niveau de service et aux conditions météorologiques. En résumé, la mesure de l'efficacité énergétique ne tient pas compte de ces éléments, contrairement à la mesure de l'intensité énergétique.

La méthodologie de cette factorisation – la méthodologie de l'indice de la moyenne logarithmique de Divisia I (IMLD I) – est une technique d'analyse de factorisation reconnue à l'échelle internationale. Elle décompose les variations observées dans la quantité d'énergie consommée par les différents moteurs dans chaque secteur de l'économie afin d'évaluer l'efficacité énergétique.

Dans ce rapport

Le reste du rapport décrit la consommation d'énergie secondaire pour l'ensemble du Canada et à un niveau sectoriel. L'état de la consommation d'énergie et des émissions de GES en 2005 est décrit pour chaque secteur, suivi de l'évolution de la consommation d'énergie et des émissions de GES de 1990 à 2005. Enfin, l'analyse globale et sectorielle fournit les résultats de l'analyse de factorisation et un examen détaillé de l'évolution de l'efficacité énergétique et de l'intensité énergétique au cours de la période d'échantillonnage.

Une nouvelle méthodologie de factorisation

L'analyse dans ce rapport est basée sur une technique de factorisation (décomposition). Dans la publication de l'an dernier, l'OEE a mis à jour la technique de factorisation et est passé d'une méthodologie perfectionnée de l'indice de Laspeyres à celle de l'indice de la moyenne logarithmique de Divisia I (IMLD I). Les deux méthodes sont correctes sur le plan théorique, mais la mise à jour, qui offrait des résultats semblables, a permis d'éliminer les difficultés liées à l'allocation des termes résiduels que la technique précédente produisait. À la suite de l'examen approfondi d'un rapport de consultation, la méthode IMLD I a de nouveau été améliorée dans la publication de cette année. Cette amélioration a été obtenue en intégrant une année de référence de roulement et en redéfinissant la structure à divers niveaux. Ce changement permet de s'assurer que les résultats de la décomposition à un niveau inférieur équivalent à ceux estimés à des niveaux supérieurs. Il consolide les diverses définitions de la structure à différents niveaux et accorde moins de poids aux données et aux caractéristiques de la consommation d'énergie de 1990. Ainsi, les effets estimés sont plus faciles à expliquer, à comprendre et à utiliser, ce qui ajoute de la valeur à l'analyse de l'évolution de l'efficacité énergétique. Pour de plus amples renseignements sur cette mise à jour et pour voir une comparaison des résultats présentés dans ce rapport avec ceux tirés de la méthodologie perfectionnée de l'IMLD I mise en oeuvre l'an dernier, veuillez nous faire parvenir un courriel.

¹ La consommation d'énergie secondaire dont on traite dans ce rapport exclut la consommation d'énergie par les pipelines, le gaz naturel (le gaz non commercialisable, le gaz commercialisable et le gaz flambé) et l'usage à des fins non énergétiques (matières premières).

² Ces chiffres sont des estimations de l'OEE; Environnement Canada est responsable de l'inventaire officiel des GES du Canada.

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