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Consommation d'énergie des gros appareils ménagers expédiés au Canada – Tendances 1990–2005

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INTRODUCTION

Le présent rapport fait état de l'évolution de la consommation d'énergie et de la répartition des gros appareils ménagers, de 1990 à 2005. Il s'appuie, pour cette période, sur les expéditions de six catégories de gros appareils ménagers au pays : les réfrigérateurs, les congélateurs, les lave-vaisselle, les cuisinières électriques, les laveuses et les sécheuses électriques. Les données ont été recueillies en collaboration avec l'Association canadienne des fabricants de gros appareils ménagers (ACFGAM).

Veuillez noter qu'il existe un lien étroit entre les quantités expédiées, le profil des nouveaux appareils et les achats des Canadiens. La plupart des détaillants optent pour une stratégie de distribution leur permettant de répondre rapidement à la demande des consommateurs, soit la gestion des stocks selon la méthode « juste à temps », et essaient de maintenir les stocks au minimum. Pour cette raison, l'OEE croit que les données sur les expéditions présentées dans ce rapport reflètent fidèlement le comportement d'achat des consommateurs.

Bien que le présent rapport porte exclusivement sur les données relatives aux expéditions, l'OEE possède également des rapports qui fournissent des informations supplémentaires sur les appareils ménagers, telle l'Enquête 2003 sur l'utilisation de l'énergie par les ménages (EUÉM 2003). Cette enquête, menée à l'échelle nationale, a permis de recueillir des données sur la consommation d'énergie et les facteurs influençant la consommation d'énergie, comme l'âge des appareils ménagers et leur utilisation. Certaines des conclusions obtenues par l'EUÉM 2003 sont associées aux analyses et discussions du présent rapport.

Chacun des six premiers chapitres du rapport porte sur une catégorie précise d'appareil ménager :

  • les réfrigérateurs (chapitre 1)
  • les congélateurs (chapitre 2)
  • les lave-vaisselle (chapitre 3)
  • les cuisinières électriques (chapitre 4)
  • les laveuses (chapitre 5)
  • les sécheuses électriques (chapitre 6)

Le chapitre 7, « Résumé des données sur les gros appareils ménagers », aborde les économies d'énergie globales réalisées grâce aux améliorations apportées à ces appareils ménagers.

L'annexe A, « Méthode », décrit le processus de préparation de la base de données mené par Electro-Federation Canada et la méthode utilisée par les analystes pour résumer les données.

L'annexe B, « Définitions », présente les définitions des types d'appareils ménagers faisant l'objet du présent rapport.

L'annexe C, « Questions et réponses concernant les modifications apportées à ENERGY STAR® », présente certaines questions et réponses concernant les modifications apportées à l'initiative ENERGY STAR au Canada.

L'annexe D, « Tableaux détaillés », fournit les données détaillées appuyant les divers graphiques et figures du présent rapport.

Le chapitre 1, « Réfrigérateurs » présente davantage d'information que les autres chapitres. Bien qu'il existe une grande diversité de types et de dimensions (volume) de réfrigérateurs, ces appareils ont été regroupés pour calculer la consommation unitaire d'énergie (CUE) annuelle moyenne de l'ensemble des réfrigérateurs selon l'année du modèle. Cependant, puisque les dimensions (volume) et la consommation d'énergie ont une grande importance dans une telle analyse, le lecteur est encouragé à consulter également l'analyse de la répartition des réfrigérateurs selon la CUE annuelle moyenne par pied cube (pi³) présentée à la section 1.2.5.

En raison du peu de renseignements disponibles sur le marché, les données sur les expéditions de congélateurs ne sont pas aussi complètes que les données obtenues pour les autres appareils et le lecteur doit faire preuve de discernement lorsqu'il s'y réfère.


Ce rapport présente également les données relatives aux expéditions régionales/provinciales ainsi que des données relatives au mode d'acquisition, qui permettent de comparer les envois au marché de détail et les envois aux constructeurs, comme suit :

  • Les expéditions au marché de détail comprennent les expéditions des fabricants canadiens aux détaillants canadiens et aux autres consommateurs.
  • Les expéditions aux constructeurs comprennent les expéditions aux constructeurs de maisons, aux motels, aux gouvernements, aux fabricants de maisons mobiles et aux gestionnaires de propriété.

Veuillez noter que ces données indiquent la région/province dans laquelle les appareils ménagers ont été expédiés à l'origine. Il est possible que certains de ces appareils aient par la suite été vendus dans une autre province. L'importance de cette redistribution est inconnue, mais supposée faible.

Cette analyse des tendances est associée à l'application du Règlement sur l'efficacité énergétique afférent à la Loi sur l'efficacité énergétique de 1992. Le Règlement fait en sorte que les appareils neufs, importés ou fabriqués au Canada et expédiés d'une province ou d'un territoire à l'autre, sont conformes aux normes minimales de rendement énergétique (NMRÉ) du gouvernement fédéral. De plus, cette analyse des tendances est associée à l'initiative ENERGY STAR mise en place officiellement par le Canada en 2001.

ENERGY STAR est le symbole international de haute efficacité énergétique de certains gros appareils ménagers. Ce programme d'étiquetage volontaire vise à aider les consommateurs à identifier les produits qui sont parmi les plus éconergétiques sur le marché. Pour obtenir plus de renseignements sur le Règlement sur l'efficacité énergétique, veuillez consulter le Guide d'interprétation du Règlement sur l'efficacité énergétique du Canada en visitant notre site Web oee.rncan.gc.ca/reglement. Si vous désirez de plus amples renseignements sur les produits homologués ENERGY STAR, visitez le site Web energystar.gc.ca.

Veuillez noter que l'année de référence de toutes les estimations d'économie d'énergie est 1992, même si les NMRÉ ne sont entrées en vigueur qu'en 1995. Cette référence est maintenue étant donné que le rendement énergétique a commencé à s'améliorer presque immédiatement après l'entrée en vigueur en 1992, grâce aux forces du marché, de la Loi sur l'efficacité énergétique avec notamment l'imminence de l'adoption de règlements afférents à la Loi en plus de la réglementation en vigueur aux États-Unis. Puisque l'année 1992 est l'année de référence utilisée pour les calculs appuyant le présent rapport, afin de s'assurer que les économies d'énergie cumulatives n'étaient pas surestimées, un facteur de mise hors service a été inclus dans les analyses portant sur les deux dernières années. Ce facteur permet de tenir compte du vieillissement des appareils ménagers, et ce, en fonction de la durée utile prévue indiquée dans le Répertoire ÉnerGuide des appareils ménagers11. L'annexe A, « Méthode », présente une explication de ce facteur de mise hors service.

Tel qu'il a été mentionné précédemment, l'amélioration du rendement énergétique des gros appareils ménagers est attribuable aux facteurs suivants :

  • les importants efforts de recherche et développement entrepris par les membres de l'ACFGAM
  • les NMRÉ contenues dans le Règlement sur l'efficacité énergétique
  • les modifications apportées aux NMRÉ
  • les initiatives permises en vertu de la Loi sur l'efficacité énergétique de 1992, en particulier le programme ÉnerGuide pour l'équipement
  • l'initiative ENERGY STAR au Canada

Les programmes de « transformation du marché » ont été conçus pour entraîner des changements durables du marché en augmentant l'offre et la demande d'appareils ménagers à haute efficacité énergétique. Ces activités visent à développer des marchés durables pour des produits offrant un rendement énergétique supérieur. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les initiatives écoÉNERGIE sur l'efficacité énergétique de l'OEE, visitez le site Web oee.rncan.gc.ca.


Le fonctionnement des appareils ménagers12

Réfrigérateurs et congélateurs

Les réfrigérateurs et les congélateurs gardent les aliments froids en retirant la chaleur de l'air contenu dans le réfrigérateur ou le compartiment congélateur. Pour ce faire, un fluide appelé frigorigène absorbe la chaleur en circulant dans les serpentins des parois du compartiment. La chaleur est extraite, puis rejetée à l'extérieur du compartiment.

Le système de réfrigération d'un réfrigérateur ou d'un congélateur suit le cycle à compression de vapeur, dans lequel le frigorigène passe de la phase liquide à la phase vapeur et réciproquement tandis qu'il circule dans un système fermé, absorbant ou rejetant la chaleur selon le changement de phase. Habituellement, dans un réfrigérateur, le compresseur fait circuler le frigorigène dans deux ensembles d'éléments qui forment une boucle continue. Un ensemble, comprenant les serpentins de l'évaporateur, refroidit le réfrigérateur : le fluide absorbe la chaleur et se vaporise. L'autre ensemble, formé des serpentins du condensateur, est généralement situé sous l'unité, ou à l'arrière, et rejette la chaleur absorbée au moment où le fluide se condense.

Il est essentiel que le compartiment soit isolé et doté de portes étanches pour maintenir la différence de température entre l'intérieur froid du réfrigérateur et l'air ambiant.

L'accroissement de l'efficacité énergétique suppose une diminution de la consommation d'énergie par unité de volume; toutefois, l'énergie totale utilisée dépendra aussi d'autres facteurs, notamment la dimension de l'unité. En fait, plus le réfrigérateur est gros, plus la demande énergétique sera importante. Chaque pied cube d'espace réfrigéré supplémentaire nécessite une consommation énergétique annuelle d'environ 20 à 30 kilowattheures (kWh). La configuration du réfrigérateur et la proportion de l'espace congélateur par rapport à l'espace pour les aliments frais est également un aspect important. Par exemple, les modèles de réfrigérateurs dotés d'un compartiment congélateur latéral consomment plus d'énergie que les réfrigérateurs dotés d'un compartiment congélateur dans la partie supérieure.

D'autres caractéristiques ou usages peuvent également influencer la consommation d'énergie. La production de glaçons, qu'elle s'effectue dans un bac mis au congélateur ou par un système automatique, peut augmenter la consommation d'énergie de 15 à 20 p. 100. Les distributeurs de glaçons ou d'eau intégrés à la porte peuvent augmenter la consommation d'énergie d'environ 10 p. 100.

Les systèmes de chauffage anticondensation, qui empêchent la condensation à l'extérieur du réfrigérateur par temps humide, contribuent également à l'augmentation de la consommation. Toutefois, bon nombre de modèles sont dotés d'un interrupteur d'économie d'énergie qui contrôle les serpentins d'évaporation prévenant la condensation.

L'installation peut aussi influencer la consommation d'énergie. Un ancien modèle de réfrigérateur, entouré d'armoires ou installé dans un espace très restreint, consommera davantage d'énergie en raison d'un manque de circulation d'air pour évacuer la chaleur loin des serpentins de condensation. La plupart des nouveaux modèles comportent des condensateurs refroidis par ventilation, qui sont moins touchés par la circulation d'air autour de l'appareil. De même, un appareil installé proche d'une source de chaleur consommera davantage d'énergie.

Des progrès majeurs en matière de rendement énergétique des réfrigérateurs ont été réalisés grâce à une combinaison assez simple d'améliorations techniques, notamment des compresseurs plus efficaces, une meilleure isolation, des joints d'étanchéité plus efficaces et des condensateurs et évaporateurs améliorés, ainsi que des avancées technologiques dont les commandes par microprocesseurs et les capteurs. D'autres options prometteuses permettent d'espérer d'autres améliorations de l'efficacité.

Plusieurs concepts évolués d'isolation repoussent les limites de conception des caissons conventionnels. Un avantage supplémentaire des ces matériaux isolants est de permettre aux fabricants de réfrigérateurs de réduire la consommation d'énergie sans réduire le volume interne ou modifier les dimensions extérieures de l'appareil. Dans certains cas, le volume utile des compartiments réfrigérateur ou congélateur peut être augmenté.

L'utilisation de compresseurs séparés pour refroidir le compartiment des aliments frais et le compartiment congélateur peut réduire la consommation énergétique globale du condensateur puisque chaque compresseur peut être optimisé en fonction des conditions du compartiment à refroidir. Le compresseur est le cœur d'un système de réfrigération, il doit être lié aux autres améliorations du rendement. Une amélioration de l'isolation et des joints d'étanchéité des portes, par exemple, réduit la charge de réfrigération du compresseur.

Quant aux congélateurs, les appareils plus petits consomment moins d'énergie; les modèles horizontaux ont un meilleur rendement énergétique que les modèles verticaux parce que peu d'air froid s'échappe lors de l'ouverture de la porte. Bien que les modèles horizontaux occupent une plus grande surface de plancher que les modèles verticaux, les experts affirment que leur rendement énergétique est supérieur de 10 à 25 p. 100 en raison d'une meilleure isolation en plus du fait que moins d'air s'échappe lors de l'ouverture de la porte. De plus, le poids de la porte contribue à maintenir l'étanchéité de l'appareil. Les modèles verticaux sont de deux types : dégivrage non automatique et dégivrage automatique. Les congélateurs à dégivrage non automatique sont un peu moins chers, en termes de coûts d'achat et d'utilisation. Toutefois, les congélateurs à dégivrage automatique ne nécessitent pas d'intervention pour le dégivrage. De plus, ces modèles comportent des tablettes à l'intérieur et dans la porte.

Lave-vaisselle

Plusieurs choix de conception et de technologie permettent d'augmenter l'efficacité des lave-vaisselle conventionnels, notamment la conservation de l'eau chaude, les améliorations apportées à l'efficacité du moteur et du séchage.

Près de 60 p. 100 de toute l'énergie utilisée par les lave-vaisselle sert à chauffer l'eau. Les lave-vaisselle sont les appareils ménagers nécessitant la température la plus élevée, la température moyenne recommandée étant 60 °C (140 °F). Pour la majorité des lave-vaisselle vendus en Amérique du Nord, l'eau chaude provient du chauffe-eau domestique dont la température est élevée de 15 à 20 degrés par un élément électrique de 500 à 1000 watts. Ces éléments réchauffeurs d'eau aident à assurer la qualité du lavage et à faciliter le séchage à air chaud. Les lave-vaisselle dotés de capteurs évolués et de commande à logique floue peuvent sélectionner automatiquement le type de cycle requis, le niveau d'eau et la durée nécessaires pour laver la vaisselle, ce qui peut contribuer à réduire la consommation d'énergie.

La conception d'un lave-vaisselle dont la température recommandée serait moins élevée contribuerait à réduire la consommation d'énergie. Une autre façon consiste à réduire la quantité d'eau chaude utilisée, ce qui peut être réalisé en réduisant le niveau de remplissage ou en diminuant les durées de lavage et de rinçage.

Environ 8 p. 100 de l'énergie consommée par un lave-vaisselle ordinaire sert au fonctionnement du moteur de la pompe. Habituellement, des moteurs à phase auxiliaire sont utilisés; leur rendement est d'environ 50 p. 100. Le mode de séchage par la chaleur des lave-vaisselle est assuré par un élément chauffant et parfois un ventilateur pour accélérer le séchage. Cette fonction consomme environ 9 p. 100 de l'énergie totale utilisée par un lave-vaisselle moyen.

Une bonne partie du potentiel de conservation de l'énergie associé aux lave-vaisselle repose sur l'utilisateur. Peu importe l'efficacité d'un lave-vaisselle, son rendement dépend d'une installation et d'une utilisation adéquates. Par exemple, un lave-vaisselle utilise la même quantité d'eau et d'énergie qu'il soit vide ou plein. Le choix de cycles différents, comme les cycles économiseurs d'énergie, la basse température ou les cycles plus courts, lorsque possible, contribue à économiser l'énergie.

Cuisinières électriques

Le comportement du consommateur a davantage d'impact sur la consommation d'énergie utilisée pour la cuisson que pour toute autre fonction de cet appareil ménager. Dans la majorité des techniques de cuisson, les options permettant d'accroître l'efficacité de la cuisson sont limitées. La sensibilisation des consommateurs en matière de choix éclairé offre davantage de possibilités d'améliorations de l'efficacité de cuisson que la majorité des avancées technologiques.

Les habitudes des consommateurs peuvent grandement améliorer l'efficacité de la cuisson et ce, davantage que la majorité des avancées technologiques. L'énergie nécessaire à la cuisson peut être réduite en utilisant des appareils ménagers plus petits, en choisissant bien la batterie de cuisine et en chauffant la quantité minimale nécessaire pendant la durée minimale nécessaire. Les gestes des utilisateurs, allant de leurs préférences en matière d'appareils ménagers jusqu'au nombre de fois où ils ouvrent la porte du four, affectent la quantité d'énergie nécessaire à la cuisson. Le choix de la batterie de cuisine influence également la consommation d'énergie. L'utilisation de batteries de cuisine à fond plat, au lieu de modèles à fond gauchi, permet d'économiser une quantité importante d'énergie électrique consommée par les éléments. Il est possible d'économiser davantage d'énergie en utilisant des casseroles isolées, quoique le choix le plus efficace soit l'autocuiseur.

Ce n'est généralement pas le rendement énergétique qui oriente les tendances en matière de cuisinières électriques, mais plutôt le désir qu'ont les fabricants de rendre leurs appareils plus faciles à nettoyer, plus élégants, d'utilisation plus simple et plus rapide.

Les fours sont, de nature, inefficaces parce que la chaleur suit un parcours indirect de l'élément chauffant aux aliments. Le serpentin ou le brûleur génère par rayonnement de l'énergie, laquelle est absorbée partiellement par le contenant de cuisson, mais essentiellement par les parois du four. Les parois transmettent la chaleur à l'air qui, finalement, cuit les aliments. Les cuisinières autonettoyantes sont généralement dotées d'isolation supplémentaire intégrée aux parois afin de résister à la chaleur de 450 °C (850 °F) produite pendant le cycle d'auto-nettoyage.

Laveuses

Les laveuses nettoient les vêtements en mettant en jeu des énergies mécaniques, chimiques et thermiques. Lorsqu'immergée dans l'eau, la saleté est délogée des fibres par le mouvement et la friction avant d'être évacuée par l'eau. Les produits chimiques des détergents, dont plusieurs sont activés par la chaleur, aident à émulsifier l'huile et la graisse ainsi que la saleté retenue. Dans certains produits, les enzymes décomposent les protéines et les autres résidus en éléments plus simples afin que l'eau puisse les enlever.

L'amélioration la plus importante en matière de rendement énergétique des laveuses tient au passage vers des laveuses à axe horizontal et des machines à axe vertical évoluées. Plusieurs des machines évoluées, à axe horizontal ou vertical, ont un cycle d'essorage à haute vitesse visant à réduire le taux d'humidité restant dans les vêtements, ce qui diminuera la consommation d'énergie de la sécheuse. Dans les machines à axe horizontal, les vêtements sont brassés dans une cuve rotative afin qu'ils soient plongés dans un bassin d'eau peu profond puis soulevés à nouveau. Dans certaines machines, l'eau circule de nouveau dans la laveuse en étant pompée vers le haut de la cuve et pulvérisée sur les vêtements, réduisant ainsi de 20 p. 100 la consommation d'eau.

Les moteurs et les contrôles de la laveuse ne consomment qu'une petite partie de l'énergie globale requise pour laver les vêtements. Une plus grande portion de l'énergie sert à chauffer l'eau utilisée pour les cycles de lavage et de rinçage et le séchage des vêtements lavés. Les économies d'énergie sont réalisées en réduisant la quantité d'eau nécessaire pour laver les vêtements de façon efficace et en augmentant la vitesse du cycle d'essorage pour diminuer l'énergie nécessaire au séchage.

De plus en plus, les laveuses sont équipées de contrôles automatiques qui déterminent le niveau d'eau et la température à l'aide de capteurs électroniques intégrés à la machine. Des recherches supplémentaires seront nécessaires pour déterminer l'incidence de ces contrôles sur le comportement du consommateur et, par conséquent, la consommation d'eau et d'énergie.

Sécheuses électriques

En Amérique du Nord, la majorité des sécheuses électriques sont des sécheuses à évaporation. Ces sécheuses fonctionnent en faisant circuler l'air, tiré de l'espace ambiant et chauffé par l'électricité, dans un tambour rotatif contenant les vêtements mouillés, puis en rejetant l'air humide, généralement à l'extérieur. Le niveau de chaleur est régulé par un thermostat; toutes les sécheuses électriques sont dotées d'un capteur de température intégré à l'échappement, qui active et désactive la chaleur afin d'éviter la surchauffe. En fin de cycle, l'arrêt de ces sécheuses est contrôlé par une minuterie, un capteur de température ou un capteur d'humidité.

Pour les sécheuses électriques conventionnelles, la façon la plus directe d'économiser de l'énergie est de sélectionner des cycles de séchage plus courts; moins la sécheuse fonctionne, moins elle consomme d'énergie.

L'utilisation et l'entretien d'une sécheuse électriques influent sur la quantité d'énergie utilisée. Par exemple, une sécheuse électriques remplie au tiers de sa capacité nécessite 25 p. 100 plus d'énergie qu'une pleine charge pour sécher chaque kilo de vêtements. Lorsque la charge est petite, l'air chauffé peut contourner les vêtements et quitter le tambour sans contribuer au processus de séchage. En outre, le séchage de plusieurs brassées consécutives contribue à conserver la chaleur. La plupart des plaintes relatives au mauvais rendement d'une sécheuse électriques sont liées à des filtres à charpies et des systèmes d'échappement obstrués.

Les normes minimales de rendement énergétique et le Règlement sur l'efficacité énergétique

RNCan offre de nombreuses initiatives en matière d'efficacité énergétique, notamment le Règlement sur l'efficacité énergétique du Canada, les normes et les programmes d'étiquetage13.

La Loi sur l'efficacité énergétique, qui est entrée en vigueur en 1992, donne au gouvernement du Canada le pouvoir d'établir et d'appliquer des règlements concernant les exigences en matière de rendement énergétique et d'étiquetage des produits consommateurs d'énergie, y compris les gros appareils ménagers, qu'ils soient importés au Canada ou expédiés d'une province ou d'un territoire à l'autre.

Le premier Règlement sur l'efficacité énergétique est entré en vigueur en février 1995, après des consultations poussées avec les gouvernements provinciaux/territoriaux, les industries concernées, les services publics, les groupes environnementaux et d'autres intervenants. Le Règlement fait référence aux normes d'efficacité selon un consensus national mis en place par l'Association canadienne de normalisation (CSA), lesquelles comprennent les procédures d'essai qui doivent être utilisées pour déterminer l'efficacité énergétique d'un produit. Les produits réglementés qui ne satisfont pas aux normes minimales de rendement énergétique (NMRÉ) précisées par le Règlement ne peuvent pas être importés au Canada ou faire l'objet d'un commerce interprovincial. Les États-Unis, le Canada et certains pays européens ont élaboré un processus d'harmonisation afin de simplifier l'administration centrale des programmes de normalisation et de réduire le fardeau réglementaire sur les fabricants d'équipement14.

RNCan modifie régulièrement le Règlement afin de renforcer les NMRÉ relatives aux produits prescrits lorsque les produits offerts sur le marché présentent une amélioration de leur rendement énergétique15. L'impact des modifications équivaut à l'élimination de la consommation d'énergie de tous les foyers, pendant un an, dans une ville de la taille de Barrie, en Ontario, ou Abbotsford, en Colombie-Britannique, comptant environ une population de 131 00016.

Les modifications apportées au Règlement comprennent également des améliorations à l'étiquetage afin d'offrir aux consommateurs les toutes dernières informations sur les produits présentant le meilleur rendement énergétique sur le marché. Ainsi, les Canadiens peuvent tirer parti d'importantes possibilités d'économies d'énergie et de coûts; ils profiteront également de l'amélioration de la qualité de l'air qui découlera de la réduction des émissions. Lors de la préparation des modifications à apporter au Règlement, RNCan analyse les répercussions des modifications proposées sur la société, l'économie et l'environnement. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le Règlement sur l'efficacité énergétique, veuillez visiter le site Web oee.rncan.gc.ca/reglement.

La Loi sur l'efficacité énergétique et le Règlement sur l'efficacité énergétique appuient plusieurs initiatives en matière d'étiquetage. Ces initiatives exigent qu'une étiquette ÉnerGuide soit apposée sur les gros appareils ménagers électriques, indiquant au consommateur la consommation d'énergie annuelle estimée du produit en kilowattheures et comparant ce produit aux modèles les plus efficaces et les moins efficaces de même type et de mêmes dimensions.

Les répertoires ÉnerGuide donnant la cote énergétique des gros appareils ménagers sont publiés chaque année et distribués aux consommateurs, aux détaillants et aux vendeurs d'appareils ménagers. Vous pouvez consulter les listes mises à jour de ces appareils par modèle sur le site Web de RNCan.

En réponse à la volonté des Canadiens d'avoir un système d'étiquetage qui permet d'identifier les modèles offrant le meilleur rendement énergétique, le Canada a officiellement introduit, en 2001, le symbole international d'efficacité énergétique ENERGY STAR. ENERGY STAR, qui a vu le jour aux États-Unis sous l'égide de l'Environmental Protection Agency (EPA), est utilisé depuis dans d'autres pays. L'Office de l'efficacité énergétique (OEE) de RNCan a signé une entente administrative avec l'EPA des États-Unis et le département américain de l'Énergie en vue de devenir le dépositaire officiel du programme pour le Canada. Le Canada est devenu le cinquième pays à se joindre au programme ENERGY STAR, avec l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon et Taïwan. L'Union européenne est également signataire d'ENERGY STAR.

11 Ressources naturelles Canada. Répertoire ÉnerGuide des appareils ménagers 2005, Ottawa, 2005, p. 13.
12 Source: E Source Residential Appliances Atlas, E Source TA-RA-01: octobre 2001 (www.esource.com/public/products/atlas_applian.asp).
13 Ressources naturelles Canada. Améliorer l'efficacité énergétique du Canada, Rapport au Parlement en vertu de la Loi sur l'efficacité énergétique pour l'année financière 2005-2006, Ottawa, 2006, p. 9. Accessible à : oee.rncan.gc.ca/publications/statistiques/parlement05-06/pdf/parlement05-06.pdf.
14 Source: E Source Residential Appliances Atlas, E Source TA-RA-01: octobre 2001.
15 Pour de plus amples renseignements sur les NMRÉ relatives aux principaux appareils ménagers, visitez le site Web de l'OEE et consultez le Guide d'interprétation du Règlement sur l'efficacité énergétique à oee.rncan.gc.ca/reglement/guide.cfm. La deuxième partie de ce guide traite des appareils ménagers.
16 Source : la Salle des médias de Ressources naturelles Canada, Précis d'information sur le Règlement sur l'efficacité énergétique.