Ressources naturelles Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Liens de l'Office de l'efficacité énergétique

 

L'Office de l'efficacité énergétique

Menu

Améliorer le rendement énergétique au Canada – Rapport au Parlement en vertu de la Loi sur l'efficacité énergétique pour l'année financière 2005-2006

Version PDF
Suivant
Table des matières

Chapitre 5 : Industrie

Consommation d’énergie et émissionsde gaz à effet de serre

Le secteur industriel englobe toutes les activités liées à l'exploitation forestière et minière, à la construction ainsi qu'à toutes les industries manufacturières; il exclut cependant la production d'électricité. Ce secteur utilise l'énergie pour les procédés industriels, en tant que force motrice pour produire de la chaleur ou de la vapeur. Globalement, la demande d'énergie du secteur industriel représente 38,4 p. 100 (3 277 petajoules) de la consommation d'énergie secondaire et 33,6 p. 100 (170 mégatonnes) des émissions de gaz à effet de serre (GES) (incluant celles liées à l'électricité).

Dans le secteur industriel, les industries des pâtes et papiers, de l'exploitation minière, du raffinage du pétrole, et de la fonte et de l'affinage sont les plus gros consommateurs d'énergie. En 2004, environ 26,7 p. 100 de la demande d'énergie industrielle globale émanait de l'industrie des pâtes et papiers (voir la figure 5-1).

Dans la plupart des industries, les achats d'énergie ne constituent qu'une infime partie des dépenses totales. Cependant, dans certaines industries relativement énergivores – ciment, aluminium, pâtes et papiers, sidérurgie et produits chimiques –, cette part est supérieure à 11 p. 100 (voir la figure 5-2). Dans le cas du ciment, elle atteint 38,7 p. 100.

La consommation d'énergie réelle du secteur industriel s'est accrue de 20,6 p. 100 (560 petajoules) entre 1990 et 2004. Cette hausse est attribuable à une augmentation de 40,4 p. 100 de l'activité, laquelle correspond à une combinaison d'unités physiques de production, de production brute et du produit intérieur brut (PIB). Toutefois, une partie de l'augmentation de la consommation d'énergie qui aurait découlé de l'intensification de l'activité a été compensée par l'amélioration de l'efficacité énergétique et des changements structurels – un virage vers des industries moins énergivores (comme celle des produits électriques et électroniques).

Trois facteurs principaux ont influé sur la consommation d'énergie :

  • l'activité – des hausses au chapitre des unités physiques de production, de la production brute et du PIB ont concouru à une augmentation de l'activité industrielle de 40,4 p. 100, ce qui a entraîné une hausse de la consommation d'énergie de 1 098 petajoules;
  • la structure – le changement dans la combinaison d'activités en faveur d'industries moins énergivores a amené une baisse de la consommation d'énergie de 224 petajoules;
  • l'efficacité énergétique – grâce à une amélioration de 11,5 p. 100 à cet égard entre 1990 et 2004, le secteur industriel a diminué sa consommation d'énergie de 314 petajoules.

Consommation d'énergie dans le secteur industriel par sous-secteur, y compris les émissions liées à l'électricité, 2004.

Coût de l'énergie pour les industries manufacturières, en pourcentage du coût total de production, 2004.

La figure 5-3 illustre l'évolution de la consommation d'énergie entre 1990 et 2004 et les économies d'énergie estimatives réalisées grâce à l'efficacité énergétique.

Consommation d'énergie réelle et sans amélioration de l'efficacité énergétique dans le secteur industriel, de 1990 à 2004.

Entre 1990 et 2004, on a enregistré une hausse de 19,7 p. 100 des émissions de GES du secteur industriel, incluant les émissions liées à l'électricité. Si l'on ne tient pas compte de ces dernières, la hausse des émissions s'établissait à 13,2 p. 100 au cours de la même période. Cette hausse des émissions de GES directes est principalement attribuable à l'industrie minière en amont, puisque les industries de l'exploitation minière (sauf les activités en amont), de la fabrication et de la construction ont connu une baisse de leurs émissions de GES de 2,7 p. 100.

Ressources naturelles Canada (RNCan) a lancé des initiatives en vue d'améliorer l'efficacité énergétique dans les domaines suivants du secteur industriel :

  • les technologies et procédés industriels;
  • l'équipement (voir le chapitre 2);
  • les bâtiments (voir le chapitre 4).

Technologies et procédés industriels : Efficacité énergétique dans l'industrie (Programme d'économie d'énergie dans l'industrie canadienne [PEEIC] et Innovateurs énergétiques industriels [IEI])

Objectif : Aider l'industrie canadienne à tirer parti des investissements dans l'efficacité énergétique pour améliorer sa productivité et sa compétitivité, et contribuer à la réalisation des objectifs du Canada à l'égard des changements climatiques.

Le PEEIC est un partenariat exceptionnel entre l'industrie et le gouvernement visant à promouvoir et à encourager l'amélioration de l'efficacité énergétique et la réduction des émissions de GES par le truchement de mesures volontaires dans tous les secteurs industriels du Canada, y compris les secteurs de l'exploitation minière, de la fabrication, de l'exploitation forestière, de la construction, de la production d'hydrocarbures en amont et de la production d'électricité.

Le PEEIC compte 26 groupes de travail (dont quatre groupes régionaux) qui mettent en commun l'information et les pratiques exemplaires et plus de 1 000 Innovateurs énergétiques industriels (entreprises engagées volontairement et par écrit à devenir plus éconergétiques et à soutenir les initiatives du Canada en matière de changements climatiques). Il a par ailleurs établi des partenariats avec 52 associations industrielles qui diffusent de l'information et donnent des conseils en matière d'efficacité énergétique à leurs membres.

L'approche à multiples facettes du PEEIC est centrée sur l'introduction d'innovations technologiques pour susciter des changements de comportement et sur la modification de la culture organisationnelle afin d'amener une transformation durable du marché. Les outils et services offerts par le PEEIC comprennent des tribunes et des conférences au sujet de l'énergie, des produits de communication comme des sites Web et des bulletins d'information, des guides techniques, des analyses comparatives dans le domaine de l'énergie et des pratiques exemplaires, des ateliers de gestion de l'énergie « Le gros bons $ens », des vérifications énergétiques à frais partagés et des études sur l'intégration des procédés, de même que la mise à disposition de données techniques concernant les critères d'admissibilité aux systèmes d'énergies renouvelables ou d'efficacité énergétique, afin d'obtenir des déductions pour amortissement accéléré (catégories 43.1 et 43.2 de la Loi de l'impôt sur le revenu).

Principales réalisations en 2005-2006

  • Entre 1990 et 2004, les industries du PEEIC ont amélioré leur intensité énergétique de 9,1 p. 100 et ont évité de produire 29,5 mégatonnes d'émissions de GES (voir la figure 5-4). L'adoption des outils et des services du PEEIC entre 2001 et 2005 a permis d'économiser environ 13,5 petajoules en 2005 (voir la figure 5-5).
  • On a recruté 338 nouveaux Innovateurs énergétiques industriels, ce qui porte le total d'installations et d'entreprises inscrites à plus de 1 000. On a entrepris 221 vérifications énergétiques dans le secteur industriel, soit plus du double de l'objectif de 100 fixé dans le Plan d'action 2000 pour cette mesure.
  • Comme l'illustre la figure 5-6, 1 051 représentants de l'industrie ont participé aux ateliers de gestion de l'énergie « Le gros bon $ens ». La hausse observée dans les taux de participation entre 2003 et 2004 est liée à la forte augmentation du nombre d'ateliers adaptés.

Indice d'intensité énergétique, PEEIC, de 1990 à 2004.

Économies d'énergie estimatives, PEEIC, de 2001 à 2005.

Participants du secteur industriel aux ateliers « Le gros bon $ens », de 1997 à 2005.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site
oee.rncan.gc.ca/industriel/peeic.cfm

Technologies et procédés industriels : Groupe de production écologique de l'électricité

Objectif : Concevoir, mettre au point et déployer des technologies de production d'électricité à partir de combustibles fossiles qui sont plus efficaces et qui permettent de réduire et, à plus long terme, d'éliminer les émissions de précurseurs acides, de GES, de particules et de substances d'intérêt prioritaire désignées – le mercure, les éléments traces et les composés organiques.

Les travaux de recherche sont axés sur l'amélioration du rendement et la réduction des émissions des centrales électriques à combustibles fossiles existantes de même que sur la mise au point de nouveaux cycles avancés de la conversion des combustibles fossiles en électricité, laquelle s'accompagne du captage et de l'élimination complète ou presque des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et d'autres substances. Les questions traitées par les autres projets de recherche incluent le transport et le stockage du CO2.

Principales réalisations en 2005-2006

  • Une approche coordonnée et intégrée a été élaborée en vue de donner suite aux possibilités et aux priorités liées aux procédés de combustion industriels, afin de réduire de 15 à 50 p. 100 la consommation d'énergie et les émissions. Les intervenants des pouvoirs publics et de l'industrie ont manifesté leur enthousiasme pour y participer.
  • Le département de l'Énergie des États-Unis a reconnu le nouveau laboratoire de gazéification sous pression comme l'installation de recherche pilote à petite échelle étant le plus à la fine pointe de la technologie au monde.
  • On a mis au point une nouvelle génération de logiciels en dynamique des fluides, simulant 12 chaudières au charbon, et on a offert des cours de formation dans le cadre d'une coentreprise internationale visant à réduire les émissions de CO2 des chaudières des services publics en Chine.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site
rncan.gc.ca/es/etb/cetc/cetc01/htmldocs/Groups/clean_electric_power
_generation_f.htm

Technologies et procédés industriels : Programme de traitement et de catalyse environnementale

Objectif : Résoudre les problèmes liés aux procédés industriels et mener des recherches dans des domaines très prometteurs sur les plans environnemental et économique.

Les installations du Programme de traitement et de catalyse environmentale, notamment des usines à semi-échelle pilotes, servent à mettre à l'essai des procédés et à évaluer des concepts originaux en matière de conversion chimique et énergétique, dont la production d'hydrogène à partir d'hydrocarbures et de sources d'énergie renouvelables. Le programme compte parmi ses clients des sociétés pétrolières et gazières, des entreprises de produits pétrochimiques, des constructeurs de moteurs, des usines de recyclage et de récupération de l'huile usée, et des fabricants de céramiques spéciales.

Principales réalisations en 2005-2006

  • On a mis au point une technologie servant à désulfurer le carburant diesel produit par le craquage thermique de l'huile de lubrification usée. Une unité de traitement continu à l'échelle de banc d'essai a été mise en service afin de tester le procédé CANDES. Le projet est soutenu par l'industrie du recyclage des huiles usées.
  • Une évaluation de catalyseurs bien en vue de produire des oléfines par craquage catalytique des matières premières des hydrocarbures a été menée à terme. Les essais catalytiques ont été effectués pour Valeo, une entreprise de développement technologique propriétaire d'une technologie catalytique. Les résultats serviront à conclure des partenariats industriels.
  • Trois laboratoires fédéraux ont été chargés de mettre au point à l'échelle de banc d'essai une pile à combustible directe à base d'ammoniac destinée à des applications efficaces chaleur-puissance.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site
rncan.gc.ca/es/etb/cetc/cetc01/htmldocs/home_f.htm

Technologies et procédés industriels : Programme d'optimisation des procédés industriels

Objectif : Soutenir la mise au point et l'adoption de pratiques éconergétiques novatrices dans l'industrie canadienne en vue d'améliorer son efficacité énergétique et sa productivité tout en réduisant les émissions de GES et autres répercussions environnementales.

Le programme d'optimisation des procédés industriels est centré sur des techniques d'analyse des procédés industriels à l'échelle de l'usine, comme l'intégration des procédés (IP) et les systèmes perfectionnés de contrôle des procédés, afin de relever et de corriger les lacunes de rendement dans la conception et l'exploitation d'une usine, en tenant compte des aspects énergétiques, économiques et environnementaux. Il poursuit son objectif en effectuant des travaux de recherche-développement et en s'appuyant sur la collaboration au pays comme à l'étranger. En outre, le programme diffuse de l'information technique visant à inciter des secteurs ciblés à haute intensité énergétique de l'industrie canadienne, dont les pâtes et papiers, la valorisation et le raffinage du pétrole, les produits pétrochimiques, l'acier, les produits chimiques, le bois massif ainsi que l'alimentation et les boissons, à adopter ces techniques et pratiques.

Principales réalisations en 2005-2006

  • RNCan a conçu, proposé et mis à l'essai un programme pancanadien d'intégration des procédés visant à faire connaître, à promouvoir et à implanter des pratiques IP dans l'infrastructure industrielle du pays (à la fois dans les secteurs des grands émetteurs finaux et d'autres secteurs). Ce programme d'envergure permettrait de réduire les émissions de GES d'environ 10 mégatonnes d'équivalent CO2 par an, et les entreprises seraient plus compétitives en limitant leurs dépenses en eau et en énergie, ce qui représenterait des économies d'énergie annuelles d'environ 1 milliard de dollars. La réalisation des économies repérées amènerait des retombées économiques importantes d'environ 6 milliards de dollars et réduirait l'empreinte environnementale. Par ailleurs, les intervenants de l'industrie canadienne auraient accès aux connaissances et aux outils nécessaires pour faire de l'IP une pratique normalisée au Canada. Le programme offre une occasion formidable de modifier la façon dont les analyses du rendement énergétique sont exécutées à l'heure actuelle dans l'industrie, et ainsi d'améliorer la productivité et la compétitivité.
  • Des lignes directrices ont été élaborées pour l'optimisation combinée de l'eau et de l'énergie dans l'industrie des pâtes et papiers. On a mis au point une méthode claire pour comptabiliser et améliorer l'utilisation de l'eau et de l'énergie dans les usines de pâtes Kraft, grâce à une approche novatrice d'analyse des points de mélange non isolés qui constituent une source importante de pertes d'énergie pour l'industrie des pâtes et papiers. En outre, on a préparé un document d'analyse des débouchés pour les projets portant sur l'optimisation de l'eau et de l'énergie sur l'ensemble du site pour les sables bitumineux, d'après les expériences fructueuses du secteur des pâtes et papiers.
  • Un partenariat a été établi avec la Chaire industrielle en génie de conception environnementale du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie, et un accord avec l'École Polytechnique de Montréal et de nombreuses entreprises chefs de file du secteur des pâtes et papiers a été entamé en vue de rassembler un groupe d'experts dans le secteur des pâtes et papiers. Le projet de la Chaire s'intitule « Optimaliser la chaîne de valeur en carbone dans le bioraffinage des pâtes et papiers. » Il vise à recourir aux compétences de base en IP pour évaluer le mode d'évolution possible des usines de pâtes et papiers non seulement pour survivre, mais aussi pour prospérer.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site
cetc-varennes.rncan.gc.ca/fr/indus.html

Technologies et procédés industriels : Programme de recherche et de développement énergétiques dans l'industrie (PRDEI)

Objectif : Encourager et appuyer la création et l'application, dans le secteur industriel, de procédés, de produits, de systèmes et d'équipement éconergétiques et écologiques à la fine pointe de la technologie.

Le Programme de recherche et de développement énergétiques dans l'industrie offre une aide financière pour les activités de recherche-développement (R-D) appliquée qui sont confidentielles sur le plan commercial. La contribution versée est remboursable si le projet est rentable. Les clients du programme proviennent de tous les secteurs industriels et vont des petites et moyennes entreprises aux multinationales.

Principales réalisations en 2005-2006

  • Avec le soutien financier du PRDEI, l'entreprise MagCasTec Inc. de Strathroy, en Ontario, met au point un réchauffeur de lingots pour les industries du moulage du magnésium et de l'aluminium. Cet appareil préchauffera les lingots avec la chaleur perdue provenant du dessus des fours de fusion plutôt qu'avec des réchauffeurs électriques. On estime qu'un réchauffeur peut réduire chaque année la consommation d'électricité de 1,7 térajoule, ainsi que les émissions de GES liées à la production d'électricité de 94 tonnes. Pour le moulage du magnésium, il est prévu que chaque réchauffeur réduira la consommation d'hexafluorure de soufre de 10 p. 100, soit une baisse en équivalent CO2 de 28 000 tonnes par an.
  • Mining Technologies International de Sudbury, en Ontario, est en train de mettre au point un wagon à godet hybride diesel/électrique éconergétique pour l'exploitation minière. Ce système hybride pourrait à lui seul améliorer la qualité de l'air dans une mine souterraine d'un facteur d'environ 60 p. 100. Les économies d'énergie annuelles pourraient passer de 824 gigajoules la première année de mise sur le marché à 272 térajoules la dixième année. Les économies cumulées seraient de l'ordre de 1,4 petajoule au cours de la même période.
  • La société S.O.E. Inc. de Saint-Mathieu-de-Beloeil, au Québec, met au point une nouvelle transmission variable continue et toroïdale pour améliorer l'efficacité des groupes électrogènes à moteurs diesels. Les économies d'énergie envisagées varient de 15 à 25 p. 100 (installation mise à part), avec une augmentation de la durée de vie du moteur de 25 p. 100. Les économies d'énergie potentielles sur 10 ans équivalent à 46 petajoules, avec une réduction de CO2 de 9,4 mégatonnes.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site
nrcan.gc.ca/es/etb/cetc/cetc01/htmldocs/Publications/ierdpublications/
factsheet_industry_energy_r&d_f.htm

Technologies et procédés industriels : Programme des nouvelles techniques (PNT)

Objectif : Appuyer le recensement et l'essai de nouvelles techniques énergétiques.

Dans le cadre du Programme des nouvelles techniques, des projets sont gérés conjointement et sur une base de partage des frais avec l'industrie et d'autres intervenants, comme les services publics de gaz naturel et d'électricité, d'autres administrations publiques et des fabricants d'équipement. Une aide financière est octroyée pour la création d'usines pilotes et de prototypes, ainsi que pour les essais, sur le terrain et en grandeur réelle, afin d'en évaluer le rendement fonctionnel, l'efficacité énergétique et les répercussions environnementales. Cette aide de RNCan est remboursable à même les économies de coûts ou les revenus découlant des projets.

Principales réalisations en 2005-2006

  • Le PNT a soutenu Sirex Engineering de Bolton, en Ontario, dans l'élaboration et l'essai d'une chaîne de production automatisée servant à recycler et à convertir les déchets industriels de mousse de polyéthylène réticulé en produits de mousse stratifiée en planches. Ce procédé permettra d'économiser l'énergie et de réduire les émissions de GES en évitant de fabriquer de la nouvelle mousse. Les émissions diminueront encore plus du fait que l'incinération des déchets de mousse sera plus limitée et que les sites d'enfouissement seront moins submergés par ces déchets.
  • Avec l'aide de subventions du PNT, le Groupe Énerstat de Bromptonville, au Québec, a mené à bien un essai sur le terrain de son système de stockage thermique à changement de phase dans l'usine de refroidissement d'eau d'IBM Canada Ltée de Bromont, au Québec. Le système a réduit la consommation annuelle d'électricité et de gaz naturel de l'usine de 19 térajoules, soit des économies d'énergie cumulées de 46 p. 100 et une diminution des émissions annuelles de GES d'environ 232 tonnes.
  • Grâce au soutien financier du PNT, Custom Dry Kiln (CDK) de Port Coquitlam, en Colombie-Britannique, a pu démontrer que les séchoirs à bois de déshumidification étaient somme toute plus éconergétiques que les séchoirs à bois traditionnels, lorsqu'il s'agit de sécher de grandes quantités de bois de construction de dimensions courantes (2,1 gigajoules par mille pieds-planche comparativement à 2,4 gigajoules par mille pieds-planche). Par ailleurs, CDK a montré que les séchoirs de déshumidification rendaient possible le captage d'une grande proportion de composés organiques volatils (COV) que dégage le bois lors de sa condensation, laissant ainsi un faible niveau de COV dans l'atmosphère du séchoir.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site
rncan.gc.ca/es/etb/cetc/cetc01/htmldocs/Groups/Funding%20Programs/
fundprog_emerging_technologies_f.htm

Technologies et procédés industriels : Innovation énergétique dans le secteur industriel

Objectif : Aider les grands consommateurs d'énergie industriels à réduire l'intensité énergétique de leurs activités, leurs émissions de GES et les émissions d'autres polluants atmosphériques, tout en améliorant la compétitivité et la rentabilité.

Les procédés de combustion constituent les principales sources d'émissions de GES du secteur industriel. Du fait que la plupart des usines industrielles connaissent de faibles rendements thermiques (de 15 à 50 p. 100), il est possible d'augmenter considérablement l'efficacité énergétique et la productivité du secteur industriel, tout en réduisant grandement les émissions de GES.

Les travaux de RNCan dans ce domaine comprennent la transformation de l'interaction du système de combustion et des procédés au moyen de technologies et d'outils perfectionnés. RNCan a offert des ateliers techniques faisant intervenir d'importants secteurs de l'industrie (acier, mines, fonderies et affinage, ciment, chaux et pâtes et papiers) ainsi que le PEEIC, des associations industrielles et des entreprises afin de définir et d'orienter des partenariats visant l'élaboration d'un programme de R-D en combustion industrielle générique et des applications pour tirer parti de ces possibilités prometteuses de réduction d'au moins 10 à 50 p. 100 de la consommation d'énergie et des émissions de GES. En outre, RNCan participe à la mise au point d'outils et de technologies génériques applicables à divers secteurs industriels, combustibles et fours.

Principales réalisations en 2005-2006

  • On a mis au point un modèle informatisé de four d'induration de la taille d'un terrain de football et on a validé le modèle avec les données recueillies sur le terrain. Ce faisant, on a relevé des possibilités de limiter considérablement la consommation d'énergie (>50 p. 100) et d'obtenir une réduction comparable des émissions de polluants, y compris les GES, ce qui permettra de réaliser des économies radicales en coûts d'exploitation.
  • Le recours à une analyse avancée par photométrie de flamme au laser a débouché sur la mise au point d'un nouveau brûleur pour convertir un four de verrerie industriel très énergivore fonctionnant au gaz naturel, énergie coûteuse, en un four utilisant du coke de pétrole provenant des déchets, et cela, sans aucune répercussion sur la production ou la qualité des produits. À la lumière des résultats obtenus, le client a décidé de convertir tous ses fours d'après ce concept.
  • On a mis au point un modèle informatisé de pointe pour visualiser les flammes, par des techniques d'animation de films, ce qui facilite l'analyse intuitive des données en vue d'améliorer le rendement et les économies d'énergie. L'outil permettra le transfert rapide et l'acceptation des résultats computationnels de modelage dynamique des fluides, directement par les usines, et la consultation d'ingénieurs et de concepteurs d'équipement travaillant dans des installations de combustion industrielles.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site
rncan.gc.ca/es/etb/cetc/cetc01/htmldocs/Groups/industrial_innovation_f.htm

Technologies et procédés industriels : Programme des minéraux et des métaux

Objectif : Réduire les émissions de GES du secteur canadien des minéraux et des métaux en améliorant les procédés et les pratiques de recyclage des minéraux et des métaux, en encourageant le remplacement du ciment dans le béton par des ajouts cimentaires et en évaluant d'autres procédés de production.

Géré par la Direction de la technologie minérale de CANMET, le Programme des minéraux et des métaux a été lancé dans le cadre du Plan d'action 2000 du gouvernement du Canada sur le changement climatique. Ce programme quinquennal, qui a pris fin en mars 2006, avait comme objectif de réduire les émissions de GES de 1,65 million de tonnes d'équivalent CO2 par an d'ici 2010. Il se composait de deux initiatives : 1) l'initiative de recyclage amélioré qui visait à accroître les possibilités du Canada dans le recyclage de l'ensemble des matériaux, en élaborant de nouvelles approches et en améliorant l'infrastructure, les pratiques et les politiques actuelles de recyclage; 2) l'initiative de réduction améliorée qui soutenait les activités visant à augmenter le recours aux ajouts cimentaires dans le béton pour remplacer le ciment Portland (ce qui réduit l'intensité des GES dans la production du béton) et examinait les procédés pour mieux les comprendre en vue de relever de nouvelles possibilités de réduction des émissions dans le secteur industriel des minéraux et des métaux.

Principales réalisations en 2005-2006

  • Dans le cadre des activités de synthèse de l'initiative de recyclage amélioré, un atelier de deux jours a eu lieu à Ottawa afin de discuter du rendement du programme et des prochaines étapes, notamment la communication de données pour une « stratégie nationale de recyclage et de récupération des ressources. ¹ L'atelier a attiré 65 experts de tout le Canada, et un rapport soulignant les thèmes clés sur lesquels il faudra se pencher a été produit.
  • De concert avec Environnement Canada et la société ICF Consulting, le Programme des minéraux et des métaux a soutenu l'élaboration d'une étude intitulée Determination of the Impact of Waste Management Activities on Greenhouse Gas Emissions, un outil important pour les décideurs qui comparent les répercussions sur les GES de différentes stratégies de gestion de fin de vie des matériaux dans le flux de déchets.
  • L'Association of Canadian Industries Recycling Coal Ash a offert une série d'ateliers dans l'ensemble du Canada, adaptés selon les régions, afin de présenter des faits nouveaux sur les avantages techniques et les performances des ajouts cimentaires dans le béton, ainsi que les récentes lignes directrices et normes de l'industrie, et leur incidence pratique.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez les sites
recycle.nrcan.gc.ca/default_f.html

http://rncan.gc.ca/mms/canmet-mtb/mtl/research/concrete_f.htm

scm.gc.ca

Technologies et procédés industriels : Ventilation des mines

Objectif : Réduire la consommation d'énergie et les émissions de GES liées à la ventilation des mines en automatisant l'infrastructure (pour soutenir le mécanisme de distribution basé sur la demande), en assurant l'optimisation et la gestion des réseaux de ventilation et en recourant à des technologies qui exigent un moins grand volume d'air.

La ventilation est nécessaire dans les mines souterraines pour assurer un milieu de travail sécuritaire en diluant et en extrayant les polluants nocifs (les poussières et les gaz) et en fournissant des conditions de température convenables pour travailler. Assurer une ventilation appropriée peut représenter 40 p. 100 de l'énergie consommée sous terre dans les mines. Les systèmes de ventilation des mines comprennent des redondances afin de convenir à tous les emplacements de production disponibles. Le degré et les effets de ce suréquipement dépendent fortement du type de mine, du minéral extrait et de la méthode d'exploitation minière. Les mines métallifères, habituellement conçues pour fonctionner en permanence au débit maximal (c.-à-d., une demande de pointe dans tous les endroits potentiels de production, 24 heures par jour, 7 jours par semaine), sont désormais dotées de systèmes de ventilation adaptés à leurs besoins en fonction de leur production réelle. Les économies que procure l'efficacité énergétique en période d'appel de puissance hors pointe vont d'une relation linéaire, pour les systèmes de chauffage et de refroidissement, à une fonction cubique pour le système principal de ventilateurs. L'optimisation de la consommation d'énergie, de la réduction des émissions de GES et des coûts est une opération complexe, car elle dépend du profil de consommation particulier (soit l'électricité par rapport aux combustibles et les systèmes de livraison primaires par rapport aux systèmes secondaires), des critères de conception et de l'emplacement géographique de chaque mine, et doit donc être évaluée au cas par cas.

Principales réalisations en 2005-2006

  • Afin d'évaluer le coût potentiel, les besoins en énergie et les stratégies de réduction des GES, les Laboratoires des mines et des sciences minérales de CANMET continuent à mettre au point une approche de modélisation fondée sur les procédés, pour recenser les besoins de ventilation, comme fonction de la vie de la mine. Cela permettra à la direction de la mine d'opter pour le degré de ventilation approprié afin de soutenir la production et de diluer la contamination, sur demande. Le même modèle peut être utilisé pour mieux évaluer les avantages de diverses options de réduction de la ventilation que procurent, par exemple, les piles à combustible ou d'autres technologies de moteurs propres. Un modèle a été réalisé pour un type de mine.
  • La mise en oeuvre de la ventilation à la demande se poursuit à la mine Inco. La mine recueille des données de suivi afin de contrôler les déplacements des véhicules ainsi que la consommation d'énergie, et dispose d'un système de ventilation probatoire secondaire automatisé.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez les sites
rncan.gc.ca/mms/canmet-mtb/mmsl-lmsm/mines/air/air-f.htm