Consommation d'énergie dans le secteur résidentiel

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Faits saillants

Entre 1990 et 2015 :
  • L’efficacité énergétique dans le secteur résidentiel s’est améliorée de 46 %, entraînant une réduction de 13,3 milliards de dollars de la facture d’énergie des Canadiens en 2015 – des économies mensuelles moyennes de 78 $ par ménage.
  • La consommation d’énergie du secteur a augmenté de 8,4 % entre 1990 et 2015; toutefois, sans les améliorations de l’efficacité énergétique cette hausse aurait été de 54 %.
  • L’efficacité énergétique a permis de réduire les émissions de GES de 27,8 Mt en 2015.
  • Grâce à l’efficacité énergétique, la consommation d’énergie par ménage a diminué, en dépit de la hausse de la surface habitable et de l’utilisation des appareils ménagers.

  Aperçu – un secteur en croissance

Infographique résidentiel
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Indicateurs énergétiques du secteur résidentiel

1990 2015
Personnes par ménage 2,8 2,5
Surface habitable 122 m2 143 m2
Ménages 9,9 millions 14,1 millions
Appareils par ménage 15 23
Surface de plancher occupée climatisée 22 % 57 %

En 2015, la facture d’énergie des ménages canadiens s’élevait à 31,2 milliards de dollars. L’énergie servait principalement (4/5) pour chauffer les pièces et chauffer l'eau. Les sources d’énergie les plus utilisées étaient le gaz naturel, l’électricité et le mazout de chauffage. Les autres sources d’énergie incluaient le bois et le propane.

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Répartition de la consommation d'énergie dans le secteur résidentiel selon l'utilisation finale, 2015

Consommation d'énergie dans le secteur résidentiel Pourcentage
Chauffage des pièces 62,4
Chauffage de l'eau 18,7
Appareils ménagers 13,0
Éclairage 3,8
Climatisation des pièces 2,1

On constate au fil du temps une efficacité énergétique accrue pour tous les aspects de l’utilisation d’énergie dans le secteur résidentiel, menant à une baisse marquée de la consommation d’énergie par ménage et par unité de surface utile.

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Intensité énergétique du secteur résidentiel par ménage et surface de plancher, 1990-2015

Intensité énergétique par ménage (GJ/ménage) Intensité énergétique par surface de plancher (GJ/m2)
1990 144,0 1,18
1991 137,5 1,12
1992 137,4 1,11
1993 139,6 1,12
1994 140,8 1,12
1995 134,7 1,06
1996 139,7 1,10
1997 133,6 1,05
1998 123,1 0,96
1999 125,1 0,97
2000 128,0 0,99
2001 121,1 0,94
2002 125,2 0,96
2003 124,3 0,95
2004 122,4 0,93
2005 118,8 0,90
2006 113,1 0,84
2007 120,3 0,89
2008 118,9 0,88
2009 113,9 0,84
2010 111,2 0,80
2011 116,2 0,84
2012 110,0 0,79
2013 113,4 0,80
2014 115,0 0,81
2015 109,2 0,76

picture of energy efficiency  Isolation de l’effet de l’efficacité énergétique

Sans les améliorations de l’efficacité énergétique, la consommation d’énergie aurait augmenté de 54 % au lieu de 8.4 %.

En apportant un ajustement pour les conditions météorologiques et la croissance dans le secteur, ainsi qu’un petit changement dans la composition du secteur (nombre accru de maisons attenantes et d’appartements), nous pouvons isoler et mesurer l’effet de l’efficacité énergétique.

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Incidence de l’activité, de la structure, du niveau de service, des conditions météorologiques et de l’efficacité énergétique sur la variation de la consommation d’énergie dans le secteur résidentiel, 1990-2015

Pétajoules
Variation globale de la consommation d'énergie 119,4
Effet de l'activité 687,7
Effet de la structure -5,7
Effet du niveau de service 88,6
Effet des conditions météorologiques 4,9
Effet de l'efficacité énergétique -656,1

Les économies de 656 PJ découlant de l’efficacité énergétique ont contrecarré la grande majorité de l’incidence de niveaux d'activité plus élevés, du plus grand nombre d’appareils ménagers et des conditions météorologiques légèrement plus froides.

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Consommation d’énergie dans le secteur résidentiel, tenant compte ou non de l’amélioration de l’efficacité énergétique, 1990-2015

Consommation d’énergie ne tenant pas compte de l’amélioration de l’efficacité énergétique Consommation d’énergie tenant compte de l’amélioration de l’efficacité énergétique
1990 1424,5 1424,5
1991 1485,8 1400,5
1992 1574,1 1424,4
1993 1632,2 1474,4
1994 1641,5 1508,5
1995 1681,2 1468,3
1996 1759,7 1546,1
1997 1731,3 1493,4
1998 1616,6 1393,9
1999 1687,2 1435,2
2000 1789,9 1491,1
2001 1749,3 1432,9
2002 1845,1 1504,2
2003 1900,9 1514,5
2004 1916,6 1515,0
2005 1931,7 1495,2
2006 1892,2 1442,4
2007 2005,2 1561,5
2008 2048,6 1565,8
2009 2088,2 1528,9
2010 2015,1 1487,0
2011 2079,6 1574,0
2012 2039,2 1508,2
2013 2157,0 1572,0
2014 2232,2 1608,7
2015 2200,1 1544,0

picture of space heating  Chauffage des pièces

Le gaz naturel représente environ la moitié des sources d’énergie utilisées pour chauffer les habitations. Ce fait, combiné au virage vers des générateurs d’air chaud à haut rendement (représentant actuellement 29 % du stock d’équipement comparativement à 3 % en 1990), a contribué au grand accroissement de l’efficacité dans le secteur. En outre, le secteur a également connu une grande amélioration de l’isolation et l’étanchéisation de l’enveloppe du bâtiment ainsi que de la gestion de la consommation d’énergie grâce aux mesures suivantes :
  • installation de portes avec coupe-bise et de fenêtres à double vitrage;
  • resserrement des exigences en matière d’étanchéisation à l’air;
  • maintien des sous-sols, murs, plafonds et entretoits isolés;
  • utilisation de thermostats programmables.



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Consommation d’énergie pour le chauffage des pièces selon la source d’énergie, 2015

Type de source d’énergie Pourcentage
Gaz naturel 50
Électricité 25
Mazout 7
Bois et autres 18
L’intensité énergétique du chauffage des pièces s’est améliorée de 40,0 % entre 1990 et 2015.
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Intensité énergétique du chauffage des pièces et indice de degrés-jours de chauffage, 1990-2015

Intensité énergétique du chauffage des pièces Indice de degrés-jours de chauffage
1990 0,79 0,92
1991 0,75 0,93
1992 0,75 0,99
1993 0,77 1,01
1994 0,76 0,98
1995 0,72 0,98
1996 0,76 1,04
1997 0,71 0,98
1998 0,62 0,84
1999 0,63 0,88
2000 0,66 0,96
2001 0,59 0,88
2002 0,63 0,93
2003 0,62 0,96
2004 0,60 0,95
2005 0,56 0,92
2006 0,52 0,85
2007 0,56 0,93
2008 0,55 0,95
2009 0,53 0,96
2010 0,49 0,87
2011 0,51 0,90
2012 0,47 0,84
2013 0,49 0,93
2014 0,50 0,98
2015 0,46 0,92

picture of water heating  Chauffage de l'eau - la deuxième plus grande utilisation de l’énergie dans une habitation

Un délaissement des chauffe-eau au mazout pour des appareils plus écoénergétiques au gaz naturel et des normes d’efficacité énergétique plus rigoureuses pour tous les chauffe-eau ont permis de réduire la quantité d’énergie requise par ménage pour chauffer l’eau. Les Canadiens ont également diminué leur consommation d’énergie en adoptant des pratiques écoénergétiques, notamment :

  • recours à des chauffe-eau sans réservoir;
  • installation de dispositifs à faible débit sur les pommes de douche et les robinets;
  • pleines brassées pour tirer parti de l’efficacité des lave-vaisselle et des laveuses;
  • utilisation de l’eau froide.
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Consommation d’énergie pour le chauffage de l’eau selon la source d’énergie, 1990 et 2015 (pétajoules)

1990 2015
Électricité 76,3 83,3
Gaz naturel 128,9 195,2
Mazout 20,0 6,9
Autres* 3,7 2,1
Bois 1,9 1,3
*La catégorie « Autres»  inclut le charbon et le propane.

Le nombre plus élevé de ménages a surpassé l’amélioration de l’efficacité énergétique, entraînant une hausse de la consommation d’énergie pour chauffer l’eau de 230,8 PJ en 1990 à 288,8 PJ en 2015.

picture of appliances  Appareils ménagers - davantage d’appareils, plus grande efficacité

En dépit de l’amélioration de l’efficacité énergétique des appareils ménagers, l’économie d’énergie a été contrecarrée par une hausse de la consommation d’énergie des petits appareils, comme les produits électroniques.

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Consommation d’énergie dans le secteur résidentiel et indice des stocks d’appareils ménagers selon le type d’appareil, 1990 et 2015

1990 2015
Consommation d’énergie des gros appareils ménagers 148,5 112,9
Consommation d’énergie des petits appareils ménagers 28,3 88,4
Indice des stocks des gros appareils ménagers 1,0 1,6
Indice des stocks des petits appareils ménagers 1,0 2,5

Utilisation des gros appareils ménagers – moins grande puissance, plus haute efficacité
Un lave-vaisselle acheté en 2015 est trois fois plus écoénergétique qu’un appareil fabriqué en 1990; un réfrigérateur acheté en 2015 nécessite la moitié moins d’énergie qu’un fabriqué en 1990.

Alors que le nombre de gros appareils ménagers utilisés par les ménages a augmenté de 57,0 %, leur consommation d’énergie a diminué de 36,6 %.

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Consommation d’énergie unitaire des gros appareils ménagers neufs, 1990 et 2015

1990 2015
Réfrigérateur 956 432
Congélateur 714 331
Lave-vaisselle 277 73
Cuisinière électrique 772 535
Laveuse 134 35
Sécheuse électrique 1103 922

Utilisation des petits appareils ménagers – surpassement de l’innovation en efficacité énergétique
Contrairement à l’évolution de la consommation d’énergie pour les gros appareils ménagers, la consommation d’énergie des plus petits appareils, comme les téléviseurs, les ordinateurs et les téléphones cellulaires, a plus que doublé au cours des 20 dernières années.

Heureusement, la hausse de 60 PJ pour les petits appareils a été contrecarrée partiellement par une baisse de 36 PJ pour les gros appareils.

L’accès à Internet à la maison et le nombre des gadgets (téléphones intelligents, consoles de jeu vidéo et tablettes) par ménage ont explosé entre 1990 et 2015. Le nombre moyen de gadgets par personne est passé de 2 en 2012 à 3 en 2015. Comme autre exemple de l’utilisation à la hausse des gadgets, mentionnons les consoles de jeu vidéo dont le nombre est passé de moins de 4 000 en 1990 à 8,2 millions en 2015.

Le nombre de petits appareils utilisés a surpassé l’innovation en efficacité énergétique. En conséquence, la consommation totale des appareils en 2015 s’élevait à 201 PJ comparativement à 177 PJ en 1990.

  Climatisation des pièces – changements climatiques et hausse des besoins en climatisation

La consommation d’énergie accrue pour climatiser les pièces aurait été plus marquée sans les climatiseurs autonomes et centraux écoénergétiques.

En plus de la hausse du nombre et de la taille des ménages, davantage de Canadiens ont des climatiseurs dans leur logement. Toutefois, les mesures suivantes ont contribué à contrecarrer en partie cette consommation d’énergie :

  • utilisation de climatiseurs autonomes et centraux certifiés ENERGY STAR;
  • utilisation de thermostats programmables.
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Stock des appareils de climatisation et consommation d’énergie, 1990-2015

Stock des appareils Consommation d’énergie
1990 1,0 1,0
1991 1,1 1,4
1992 1,1 0,5
1993 1,1 1,0
1994 1,2 1,0
1995 1,2 1,3
1996 1,3 1,0
1997 1,5 1,1
1998 1,5 1,7
1999 1,6 2,0
2000 1,7 1,3
2001 1,7 2,2
2002 1,8 2,7
2003 1,9 2,0
2004 2,1 1,6
2005 2,3 3,2
2006 2,5 2,5
2007 2,6 2,6
2008 2,7 2,0
2009 2,7 1,7
2010 2,8 3,2
2011 3,0 3,2
2012 3,2 3,7
2013 3,3 2,7
2014 3,5 2,5
2015 3,7 3,2

Entre 1990 et 2015, l’énergie requise pour climatiser les habitations canadiennes a augmenté de 10 PJ à 32 PJ. Toutefois, les appareils plus écoénergétiques ont contribué à contrecarrer cette hausse. Comparativement à 1990, le stock de climatiseurs autonomes et centraux en 2015 était de 65 % et 38 % plus écoénergétique.

  Éclairage - l’efficacité énergétique des ampoules contrecarre leur utilisation accrue

L’utilisation accrue des ampoules écoénergétiques, comme les DEL, a entraîné une baisse de la consommation d’énergie des ménages pour l’éclairage.

En dépit d’une forte hausse du nombre total de ménages entre 1990 et 2015, la consommation d’énergie des appareils d’éclairage par ménage a chuté de 18,0 %, passant de 4,1 GJ à 3,2 GJ par ménage grâce aux pratiques suivantes :

  • utiliser des ampoules DEL;
  • recourir à des appareils d’éclairage extérieur dotés de détecteurs de présence;
  • utiliser des minuteries pour les lumières des Fêtes;
  • éteindre les appareils d’éclairage non requis;
  • utiliser des appareils d’éclairage directs au lieu d’appareils de plafond;
  • choisir des ampoules dont l’intensité convient aux activités menées dans la pièce/l’aire;
  • utiliser des interrupteurs multiples et des gradateurs de lumière.
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Nombre total d’ampoules au Canada selon le type et le nombre d’ampoules par ménage, 2015

Nombre d’ampoules Ampoules par ménage
Incandescence 109 343 077 7,7
LFC 49 203 531 3,5
Halogène 43 935 862 3,1
Fluorescente 19 542 436 1,4
DEL 44 163 042 3,1
Autres 6 205 474 0,4
Stock total 272 393 422 19,2