Enquête 2009 sur les véhicules au Canada

CHAPITRE 3

Véhicules légers

Le parc de véhicules légers comprend les véhicules dont le poids est inférieur à 4,5 tonnes et il représente plus de 96 p. 100 des véhicules au Canada. Ces véhicules sont principalement utilisés à des fins personnelles et incluent les voitures, les familiales, les fourgonnettes, les véhicules utilitaires sport (VUS) et les camionnettes.

3.1 Nombre de véhicules légers par type de carrosserie

Les figures 19 et 20 font ressortir les changements dans la composition du parc de véhicules légers (changements dans la part respective des types de carrosserie) qui se sont opérés entre 2000 et 2009. Pendant cette période, la part de la catégorie des camions légers (fourgonnettes, VUS et camionnettes) a sensiblement augmenté par rapport à celle des voitures.

Figure 19 — Véhicules légers par type de carrosserie, 2000 et 2009.

Les données de 2000 sont tirées de l’Enquête sur les véhicules au Canada : annuelle de Statistique Canada (no de cat. 53-223). La part selon le type de carrosserie, fournie dans cette publication, a été appliquée au nombre total de véhicules légers en 2000 (16 642 140 véhicules).

* Camions porteurs, semi-remorques et autobus, tels qu’ils sont définis par Statistique Canada.

Fait remarquable, les VUS ont presque doublé leur part du parc de véhicules légers (passant de 6,9 à 12,8 p. 100). La proportion des voitures est passée de 60,5 à 55,4 p. 100, tandis que celle des familiales a augmenté de un point de pourcentage pour atteindre 3,5 p. 100 (figure 19).

La figure 20 montre l’évolution de la composition du parc de véhicules légers depuis 2000. La part des camions légers y a augmenté de façon constante de 2000 à 2007 pour atteindre 45 p. 100 en 2006 et en 2007. Par la suite, elle a diminué quelque peu, passant à 41,1 p. 100 en 2009. La récession économique et l’augmentation du prix de l’essence pourraient expliquer cette baisse.

Figure 20 — Répartition des véhicules légers par type de carrosserie, de 2000 à 2009.

Les changements dans la composition du parc de véhicules légers ont des conséquences sur la consommation de carburant puisque les fourgonnettes, les VUS et les camionnettes consomment généralement plus de carburant que les voitures et les familiales. En 2009, voitures et familiales à essence consommaient en moyenne 9,3 litres par 100 kilomètres (L/100 km), alors que les fourgonnettes, les VUS et les camionnettes consommaient en moyenne 12,6 L/100 km. Comme on l’a vu à la section 2.3, les provinces qui affichent des taux de consommation de carburant plus élevés comptent également un plus grand nombre de fourgonnettes, de VUS et de camionnettes au sein de leur parc de véhicules légers.

3.2 Voyageurs-kilomètres

En 2000, 475 milliards de voyageurs-km ont été réalisés par les véhicules légers, et ce nombre a culminé à 497 milliards en 2005. En 2009, les voyageurs-km se montaient à 493 milliards, soit 3,8 p. 100 de plus qu’en 2000 (figure 21). On a eu ainsi un taux de croissance annuel composé de 0,4 p. 100 de 2000 à 2009. L’évolution des voyageurs-km peut être partiellement liée à celle des véhicules-km, décrite à la section 1.2, où l’on a vu que l’estimation de 2008 était inférieure à celles de 2007 et de 2009 en raison du prix de l’essence élevé de l’été 2008.

La figure 21 illustre la répartition du nombre de voyageurs-km selon le type de carrosserie, qui reflète les changements qui s’opèrent dans la composition du parc de véhicules légers.

Figure 21 — Nombre de voyageurs-kilomètres parcourus au Canada par les véhicules légers selon le type de carrosserie, de 2000 à 2009.

De 2000 à 2006, le nombre de voyageurs-km réalisés par les voitures et les familiales a diminué, alors que le nombre de voyageurs-km pour les fourgonnettes, les VUS et les camionnettes a augmenté. Toutefois, de 2007 à 2009, cette tendance s’est inversée. Par ailleurs, il devient de plus en plus difficile avec les modèles actuels de véhicules légers de distinguer entre les VUS, les voitures et, en particulier, les familiales. Il en résulte que les véhicules dotés d’une carrosserie plus grosse servent à des fins auparavant réservées aux voitures.

3.3 Véhicules-kilomètres

Le nombre de véhicules-km parcourus par les véhicules du parc de véhicules légers a augmenté à raison d’un taux annuel moyen de 0,8 p. 100 de 2000 à 2009 (croissance totale de 7,7 p. 100 pour la période). Cette augmentation est bien inférieure à la croissance du nombre de véhicules légers, qui atteint une moyenne annuelle de 1,9 p. 100 au cours de cette période.

La figure 22 démontre qu’au Canada le véhicule léger moyen a parcouru 15 336 km en 2009, comparativement à presque 17 000 km en 2000. Au cours de cette même période, le nombre de véhicules privés est passé de 1,43 à 1,47 par ménage. En d’autres termes, bien que le nombre de véhicules légers au Canada ait augmenté depuis 2000, la distance parcourue par chaque véhicule a diminué. De plus, le taux d’occupation des véhicules légers est passé de 1,68 à 1,62 occupant par véhicule.

Figure 22 — Distance moyenne parcourue et nombre de véhicules légers par ménage, de 2000 à 2009.

On observe également des différences concernant le nombre moyen annuel de véhicules-km selon le type de carrosserie. La figure 23 montre que les camions légers (fourgonnettes, VUS et camionnettes) se sont déplacés davantage, en moyenne, que les voitures. Néanmoins, les tendances convergent, car les distances parcourues en moyenne se rapprochent pour les deux types de carrosserie : en témoigne le taux de croissance composé négatif plus prononcé des camions légers, de -1,9 p. 100 par année, comparativement à -1,5 p. 100 pour les voitures et les familiales.

Figure 23 — Distance moyenne parcourue par les véhicules légers selon le type de carrosserie, de 2000 à 2009.

Il est possible d’estimer le taux d’occupation pour chaque kilomètre parcouru par un véhicule au moyen du rapport voyageurs-km/véhicules-km. Comme le montre la figure 24, ce rapport a chuté de 6,0 p. 100 pour les voitures et les familiales et de 0,6 p. 100 pour les camions légers de 2000 à 2009, ce qui indique un nombre moins élevé d’occupants.

Figure 24 — Taux d’occupation des véhicules légers au Canada par type de carrosserie, de 2000 à 2009.

3.4 Âge des véhicules légers

La figure 25 présente le parc de véhicules légers du Canada selon l’âge des véhicules en 2005 et en 2009. Entre ces deux années, le nombre de véhicules de tous âges a augmenté. Le plus grand changement s’est produit dans la catégorie des véhicules âgés de 6 à 9 ans, ce qui correspond aux fortes ventes de véhicules neufs du début des années 2000. En 2009, environ un véhicule sur cinq avait moins de trois ans, et plus des deux tiers des véhicules avaient neuf ans ou moins (figure 26). L’âge des véhicules est un facteur déterminant de la consommation de carburant puisque les véhicules plus récents sont généralement plus économes.

Figure 25 — Nombre de véhicules légers selon l’âge des véhicules, 2005 et 2009.

Figure 26 — Proportion des véhicules légers selon l’âge des véhicules, 2009.

3.5 Taux de consommation de carburant des véhicules légers selon le sexe du conducteu

La figure 27 montre les consommations de carburant respectives des hommes et des femmes au volant. Il semble que les hommes aient adapté leurs habitudes de conduite au fil des ans et qu’elles se rapprochent de celles des femmes. Bien qu’on observe des écarts considérables au fil des années, on constate une tendance générale à la baisse du taux de consommation de carburant chez les conducteurs des deux sexes.

Figure 27 — Taux de consommation de carburant des véhicules légers selon le sexe du conducteur, de 2004 à 2009.

Le taux de consommation de carburant a diminué plus rapidement chez les hommes que chez les femmes, de sorte que la différence est très mince entre les deux en 2009. D’autres facteurs peuvent influer sur le taux de consommation de carburant selon le sexe du conducteur, notamment le type de véhicule et le type de conduite (conduite en ville, conduite sur route). Notons que les données statistiques ici présentent une cote de qualité tout au plus « acceptable » et doivent être utilisées avec prudence car elles n’ont rien de concluant.