Le 1er janvier 2010, vol. XIV, no 1

Le présent numéro est consacré aux faits saillants de Énergie 2009 – Écono et Écolo, principale conférence sur l’efficacité énergétique de l’industrie au Canada
- Nombreuse assistance à Énergie 2009
- Les lauréats du Prix de leadership du PEEIC font de l’efficacité énergétique un investissement rentable
- Écono, écolo et rentable – point de mire de l’atelier
- Les systèmes d’information sur la gestion de l’énergie rendent l’énergie visible et créent de la valeur
- Quoi de neuf
- Nouveaux Leaders du PEEIC
- Ateliers de gestion de l'énergie « Le gros bon $ens » – Calendrier de janvier et février 2010
- Appel d'idées d'articles
Articles
Nombreuse assistance à Énergie 2009
Les 24 et 25 novembre derniers, plus de 400 participants ont assisté à Énergie 2009. La conférence a été organisée conjointement par le Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne (PEEIC) et les Manufacturiers et Exportateurs du Canada (MEC) – membre du PEEIC et leader dans la promotion des pratiques d’économie d’énergie auprès de l’industrie.
La maîtresse de cérémonie, Susan Olynyk, spécialiste principale des changements climatiques chez ArcelorMittal Dofasco et présidente du Conseil des groupes de travail du PEEIC, a donné le coup d’envoi à l’événement biennal. Au cours des deux jours qui ont suivi, plus de 20 ateliers et réunions d’experts ont été présentés par les principaux experts en énergie, chefs de file de l’industrie et fournisseurs de solutions en efficacité énergétique du pays.
Comme l’a mentionné dans son mot de bienvenue Jayson Myers, président et directeur général de Manufacturiers et Exportateurs du Canada, « l’efficacité énergétique constituera l’axe central pour aborder les changements climatiques et assurer des bénéfices nets aux manufacturiers sous la forme d’économies de coûts et d’améliorations de la productivité, ce qui leur permettra d’être plus compétitifs – c’est la solution qui ne fait que des gagnants et pour l’économie et pour l’environnement. »
Les lauréats du Prix de leadership du PEEIC font de l’efficacité énergétique un investissement rentable
Dix entreprises travaillant au premier plan d’une révolution en matière d’efficacité énergétique de l’industrie ont été honorées à l’occasion de la remise des Prix de leadership du PEEIC le 24 novembre. Plus de 400 leaders de l’industrie ont assisté à cet événement de marque de la conférence Énergie 2009.
Des prix ont été décernés à un échantillon représentatif de l’industrie canadienne, notamment pour des façons plus éconergétiques de fabriquer les croustilles, l’aluminium et la bière. Et même si les projets gagnants étaient aussi diversifiés que les produits qu’ils représentaient, tous avaient une chose en commun.
« Les lauréats ont tous fait preuve d’un engagement exceptionnel à améliorer l’efficacité énergétique de l’industrie. Ce sont tous des organismes écono et écolo qui font de l’efficacité énergétique un investissement rentable », a déclaré Glenn Mifflin, vice-président et chef des services financiers de North Atlantic Refining et président du Conseil exécutif du PEEIC. Selon M. Mifflin, maître de cérémonie de la soirée de remise des prix, « nous devons répandre le message que l’efficacité énergétique demeure la façon la plus rentable d’éviter les émissions. Il s’agit là d’une bonne nouvelle face à un avenir où le carbone sera soumis à certaines contraintes. C’est également une bonne nouvelle en cette période de ralentissement économique où la dépense de chaque sou doit être justifiée. »
Glenn Mifflin, vice-président et chef des services financiers de North Atlantic Refining et président du Conseil exécutif du PEEIC présente le rapport annuel du PEEIC de 2009, L’efficacité énergétique, un investissement profitable
Malcolm Brown, sous-ministre adjoint de Ressources naturelles Canada (RNCan), Carol Buckley, directrice générale de l’Office de l’efficacité énergétique de RNCan et Mike Burke, directeur de la Division des programmes industriels de RNCan se sont joints à M. Mifflin pour remettre les prix.
Avant que ne commence la cérémonie de remise des prix, M. Brown a transmis les salutations et les félicitations de l’honorable Lisa Raitt, ministre de Ressources naturelles Canada. Il a également félicité tous les membres du PEEIC du fait que le programme a été déclaré Champion de l’efficacité énergétique 2009 par l’American Council for an Energy-Efficient Economy, un influent centre d’expertise sur l’efficacité énergétique aux États-Unis. Les responsables des politiques, les décideurs du monde des affaires et de l’industrie, les consommateurs et les médias comptent sur les travaux techniques de ce centre.
« Ce prix revient à tous les membres du PEEIC – tant au sein de l’industrie que du gouvernement. Nous l’avons remporté parce que nous sommes vraiment dévoués à l’amélioration de l’efficacité énergétique », a déclaré M. Brown.
Lauréts des prix
On a fait amplement la preuve de ce dévouement lors du déroulement de la cérémonie de remise des prix du PEEIC. Des candidatures ont été présentées par des Leaders du PEEIC de partout au pays. Chacune a été évaluée en fonction de cinq critères : répercussions sur l’efficacité énergétique; innovation; possibilité d’une application à plus grande échelle; répercussions sur l’environnement; rentabilité. Deux prix ont été décernés dans chacune des cinq catégories suivantes :
Gagnants dans la catégorie Gérance d’entreprise : Frito Lay Canada (25 emplacements dans tout le Canada) et la fromagerie Saint-Guillaume (Saint-Guillaume, Québec). Prix remis pour des projets qui font la promotion de l’efficacité énergétique à l’échelle de l’entreprise – par exemple, en créant une équipe de gestion de l’énergie ou en élaborant un plan de gestion de l’énergie de l’entreprise.
Frito Lay Canada a, en 1993, mis sur pied dans toutes ses installations, des équipes « vertes » composées d’employés et dirigées par un chef du développement durable. Parmi les projets d’efficacité énergétique, mentionnons l’installation de dispositifs de récupération de chaleur dans toutes les usines Frito Lay. L’entreprise a également amélioré l’isolation, modernisé l’éclairage, effectué des vérifications de l’air comprimé et amélioré la mesure de la consommation d’énergie dans bon nombre de ses usines. Au total, Frito Lay a réduit sa consommation d’eau de 34 p. 100, sa consommation de gaz naturel de 25 p. 100 et sa consommation d’électricité de 18 p. 100.
De gauche à droite : Glenn Mifflin, vice-président et chef des services financiers de North Atlantic Refining et président du Conseil exécutif du PEEIC, Helmi Ansari, leader, développement durable, Frito Lay Canada et Malcolm Brown, sous-ministre adjoint, Ressources naturelles Canada
À la fromagerie Saint-Guillaume, un champion de l’énergie a mobilisé le personnel et effectué une vérification de la consommation d’énergie. La planification et la mise en œuvre consécutives de projets d’efficacité énergétique, telle l’amélioration des systèmes de réfrigération de l’usine et des procédés de séchage, ont permis de réduire de 35 p. 100 la consommation totale annuelle d’énergie de l’usine. Ces projets ont de plus permis à l’usine de réduire de 1 733 tonnes par an les émissions de gaz à effet de serre (GES).
De gauche à droite : Glenn Mifflin, vice-président et chef des services financiers de North Atlantic Refining et président du Conseil exécutif du PEEIC, Ghislain Gervais, président et Pierre Tremblay, directeur d’usine, la fromagerie St-Guillaume et Malcolm Brown, sous-ministre adjoint, Ressources naturelles Canada
Gagnants dans la catégorie Amélioration des procédés et des technologies : MIRALIS (Rimouski, Québec) et McCain Foods (Canada) (Carberry, Manitoba). Prix remis pour des projets visant à modifier l’équipement et les modes de transformation en vue de réduire l’intensité énergétique d’un procédé industriel.
MIRALIS, un fabricant d’armoires de cuisine, a installé un système de contrôle de chauffage, de ventilation et de conditionnement d’air (CVCA) à la demande pour répondre aux besoins en matière de ventilation de 125 postes de travail. Cette amélioration a permis de réduire de 50 p. 100 la consommation d’énergie du dispositif de captage des poussières. MIRALIS a également amélioré son système d’éclairage, ce qui lui a permis de réduire d’approximativement 45 p. 100 la consommation d’électricité associée à l’éclairage. Ces réductions de la consommation d’énergie représentent des économies annuelles de 2 300 gigajoules (GJ) ou approximativement 50 000 $ en coûts d’électricité.
De gauche à droite : Glenn Mifflin, vice-président et chef des services financiers de North Atlantic Refining et président du Conseil exécutif du PEEIC, John Parrot, représentant en Ontario, MIRALIS et Malcolm Brown, sous-ministre adjoint, Ressources naturelles Canada
L’usine de transformation des pommes de terre de McCain Foods récupère la chaleur de la vapeur des friteuses grâce à un système de récupération de l’énergie à deux étages; la chaleur récupérée sert à chauffer l’eau lors du processus de préchauffage, ce qui permet à l’usine de réduire en moyenne la consommation d’énergie de 125 GJ par jour. Le système de commande du système de récupération de l’énergie est doté de compteurs de liquide et de débit d’air et de capteurs de température qui aident le personnel à optimiser la performance du système et à détecter le plus grand nombre possible d’économies d’énergie associées à la récupération. Grâce à cette approche, l’usine figure parmi les installations de la famille McCain Food dont les coûts sont les moins élevés.
De gauche à droite : Glenn Mifflin, vice-président et chef des services financiers de North Atlantic Refining et président du Conseil exécutif du PEEIC, Len Bull, gérant de la maintenance et Justin Walsh, directeur d’usine, McCain Foods (Canada) – Carberry, Manitoba et Malcolm Brown, sous-ministre adjoint, Ressources naturelles Canada
Gagnants dans la catégorie Contrôle et suivi : Sucre Redpath Ltée (Toronto, Ontario) et Alcoa Canada Première fusion (quatre emplacements au Québec). Prix remis pour des projets visant à renforcer la capacité d’une entreprise de produire des rapports précis sur la consommation d’énergie de ses installations ou de l’ensemble de l’entreprise.
Sucre Redpath Ltée a mis en œuvre un système d’analyse comparative de la consommation d’énergie qui fait appel à des modèles de régression pour déterminer et gérer la consommation d’énergie. L’entreprise emploie également à plein temps un gestionnaire de l’énergie qui présente chaque mois un rapport de la consommation quotidienne d’énergie. La surveillance de la consommation d’énergie a donné lieu à des projets éconergétiques qui ont permis de réduire la consommation de gaz naturel de 67 000 GJ par année. Parmi ces projets, mentionnons l’installation d’un système de récupération de la vapeur de vaporisation, des améliorations des procédés, l’isolation de la chaudière et du réservoir et l’ajout d’un réservoir tampon pour empêcher le débordement dans les égouts de condensat du réservoir d’eau chaude.
De gauche à droite : Glenn Mifflin, vice-président et chef des services financiers de North Atlantic Refining et président du Conseil exécutif du PEEIC, George Carter, gestionnaire des procédés et Narayanan Seshadri, gestionnaire de l’énergie, Sucre Redpath Ltée et Malcolm Brown, sous-ministre adjoint, Ressources naturelles Canada
Le producteur d’aluminium Alcoa Canada Première fusion suit et surveille la consommation d’énergie de ses 34 fournaises industrielles à ses quatre installations et présente un rapport mensuel à la direction régionale et au comité régional de l’énergie. Lorsque la consommation d’énergie est particulièrement élevée ou inhabituelle, une enquête est réalisée en vue de corriger la situation. Cette mesure a permis de réduire la consommation annuelle d’énergie et les émissions de GES d’approximativement 27 p. 100 15 000 tonnes par an, respectivement.
De gauche à droite : Glenn Mifflin, vice-président et chef des services financiers de North Atlantic Refining et président du Conseil exécutif du PEEIC, Francis Caron, directeur, Projet de recherche et développement et André Beaulieu, responsable, Énergie, Alcoa Canada Première fusion et Malcolm Brown, sous-ministre adjoint, Ressources naturelles Canada
Gagnants dans la catégorie Sensibilisation et formation des employés : Husky Injection Molding Systems (Bolton, Ontario) et Molson Coors Canada (Vancouver, Colombie-Britannique). Prix remis pour des projets visant à accroître la sensibilisation des employés et à approfondir leur compréhension des possibilités d’efficacité énergétique, à adopter des pratiques exemplaires et à démontrer les avantages environnementaux et économiques liés à la gestion de l’énergie.
Le programme de sensibilisation et de formation des employés de Husky Injection Molding Systems comporte trois éléments : un programme de sensibilisation à l’énergie, un défi de l’énergie et un programme de mobilisation du génie. Les nouveaux employés de Husky reçoivent une formation sur le développement durable dans le cadre de leur orientation. En outre, le programme de mobilisation du génie aide Husky à favoriser l’efficacité énergétique dans tout son processus de fabrication. La création d’une culture de sensibilisation à l’efficacité énergétique a aidé Husky à réduire sa consommation d’énergie d’approximativement 17 p. 100 entre juin 2007 et août 2009. L’installation de compteurs divisionnaires a aidé à réduire la consommation d’électricité annuelle de 19 000 GJ.
De gauche à droite : Glenn Mifflin, vice-président et chef des services financiers de North Atlantic Refining et président du Conseil exécutif du PEEIC, Al Fiacco, directeur d’usine et Ryan Fabi, directeur de l’environnement, de la santé et de la sécurité, Husky Injection Molding Systems et Malcolm Brown, sous-ministre adjoint, Ressources naturelles Canada
Le programme de conservation de l’énergie de la brasserie Molson Coors à Vancouver sensibilise davantage les employés à l’importance de l’efficacité énergétique dans les opérations quotidiennes. Les objectifs et les résultats à cet égard sont communiqués mensuellement. Le programme de sensibilisation a mené à des projets comme la reprise de la conception des systèmes à vapeur pour les chaudières de brassage, ce qui permet de réduire annuellement la consommation d’énergie de 5 800 GJ et les émissions de dioxyde de carbone de 288 tonnes. Une étude sur la réfrigération a permis de réduire la consommation annuelle d’électricité de 6 000 GJ. Le remplacement des ampoules à incandescence dans l’enseigne Molson par des ampoules à diodes électroluminescentes permet d’économiser 700 GJ par année.
De gauche à droite : Glenn Mifflin, vice-président et chef des services financiers de North Atlantic Refining et président du Conseil exécutif du PEEIC, Scott Gordon, ingénieur en chef, Molson Coors Canada – brasserie de Vancouver et Malcolm Brown, sous-ministre adjoint, Ressources naturelles Canada
Gagnants dans la catégorie Mise en place d’une stratégie d’efficacité énergétique intégrée : Alberta Newsprint Company (Whitecourt, Alberta) et Broan-NuTone Canada (Mississauga, Ontario). Prix remis pour des projets qui réduisent la consommation d’énergie globale d’une installation ou d’une entreprise au moyen d’initiatives combinées.
Alberta Newsprint a mis sur pied une équipe d’économie d’énergie pour diriger une stratégie d’efficacité énergétique intégrée visant à réduire la consommation d’électricité. Depuis 2008, 35 projets ont été mis en œuvre, couvrant tout depuis le nettoyage et l’entretien réguliers jusqu’à l’adoption de technologies novatrices. Ces projets comprennent le retrait d’épurateurs énergivores, de classeurs à pâte secondaires et de gros réservoirs et accessoires ainsi que l’optimisation de l’équipement de mélange et d’agitation de la pâte. L’entreprise a éliminé de ses procédés d’usine approximativement 5 300 chevaux-vapeur et elle réalise des économies d’énergie annuelles de 100 000 GJ.
De gauche à droite : Glenn Mifflin, vice-président et chef des services financiers de North Atlantic Refining et président du Conseil exécutif du PEEIC, Léo Dubé, coordonnateur des horaires de travail, Alberta Newsprint Company et Malcolm Brown, sous-ministre adjoint, Ressources naturelles Canada
Broan-NuTone, un fabricant de produits de ventilation domestiques, possède une équipe multidisciplinaire dont les membres proviennent de services clés et dont le mandat consiste à réduire la consommation d’énergie des procédés. Au nombre de ses projets, mentionnons l’utilisation de nouveaux produits chimiques permettant le nettoyage à une température moins élevée et le recyclage de l’eau de procédé, ce qui a permis de réduire d’approximativement 80 p. 100 la consommation d’eau ainsi que de réduire les coûts de chauffage de l’eau. Mentionnons également le recyclage de l’air comprimé et la réduction des températures du four à séchage, ce qui réduit la consommation de gaz naturel et d’électricité de 4 500 GJ par année.
De gauche à droite : Glenn Mifflin, vice-président et chef des services financiers de North Atlantic Refining et président du Conseil exécutif du PEEIC, Rodier Grondin, vice-président des opérations, Broan-NuTone et Malcolm Brown, sous-ministre adjoint, Ressources naturelles Canada
Écono, écolo et rentable – point de mire de l’atelier
Les participants à l’atelier présenté le 24 novembre lors de la conférence Énergie 2009 intitulé « L’efficacité énergétique en tant qu’avantage accessoire de la production à valeur ajoutée » ont appris que si c’est bon pour l’environnement, c’est probablement bon pour les affaires.
« Le virage écologique n’est pas une question de faire ce qui convient pour avoir bonne conscience. C’est une question de soutenir la concurrence sur le marché mondial », a déclaré le conférencier Brett Wills, directeur mondial de Green Enterprise Movement et consultant principal auprès de High Performance Solutions Inc.
M. Wills se préoccupe des déchets sous toutes leurs formes. Il a mis au défi l’auditoire d’expliquer pourquoi c’est encore une pratique commerciale acceptable que de payer pour créer et rejeter des émissions qui pourraient être évitées en premier lieu, ou encore, pourquoi nous payons encore pour des choses que nous ne ferons que jeter.
M. Wills a invité l’auditoire à penser à « sept déchets verts » : l’énergie, l’eau, les matériaux, les ordures, le transport, les émissions et la biodiversité. Il a désigné chacun de ces secteurs comme étant riches de possibilités simples pour accroître l’efficacité. Par exemple, les possibilités d’accroître l’efficacité dans le secteur de l’énergie pourraient être aussi simples que d’empêcher les fuites des compresseurs d’air. En ce qui a trait à la biodiversité et à l’efficacité énergétique, M. Wills a déclaré que les fabricants pourraient recouvrir l’extérieur des bâtiments de plantes pour former des murs verts offrant des propriétés de refroidissement.
Le conférencier Jim Farmer, formateur en mise en œuvre de la production à valeur ajoutée et P2 (prévention de la pollution) A résumé ainsi cette façon de voir les choses : « La production à valeur ajoutée est une pratique selon laquelle l’utilisation des ressources dans un but autre que de créer de la valeur pour les clients est un gaspillage et devrait être éliminée. »
M. Farmer a entraîné l’auditoire dans le monde de la production à valeur ajoutée au moyen d’un exercice interactif. L’auditoire a été divisé en 12 équipes d’environ cinq personnes chacune. On a distribué un exemple de diagramme d’usine et demandé aux équipes d’entreprendre une chasse au gaspillage en appliquant les principes de la production à valeur ajoutée.
Bien que les équipes aient partagé certaines approches communes, chacune a présenté un plan unique de production à valeur ajoutée – par exemple, déplacer un compresseur pour réduire le risque de fuites d’air ou utiliser une peinture à faible teneur en solvant pour réduire le besoin de ventilation. Encouragé par les réponses, M. Farmer les a ensuite utilisées pour insister plus encore sur le fait que les possibilités de production à valeur ajoutée abondent autour de nous.
L’exercice en groupe appuyait par ailleurs l’idée maîtresse de l’exposé de David Arkell. En tant que président-directeur général de l’entreprise de services éconergétiques 360 Energy, il souligne constamment que ce sont les gens qui sont au cœur de l’efficacité énergétique et de la production à valeur ajoutée. « Nous devons nous concentrer sur les gens et leurs idées et les tenir responsables. La technologie à elle seule ne peut suffire. »
Pour M. Arkell, ce virage écono et écolo signifie qu’il importe d’avoir un plan stratégique, mesurable, réalisable, réaliste et limité dans le temps. Il insiste sur la nature cumulative de l’efficacité énergétique et d’autres initiatives vertes afin d’en démontrer le véritable avantage.
Quand est venu le moment de présenter l’avantage d’être écono et écolo, le conférencier Peter Corbyn a invité les participants à surveiller un outil qu’il est en train de mettre au point pour l’Association des fabricants de pièces d’automobile du Canada avec l’aide financière de RNCan. M. Corbyn, formateur en production à valeur ajoutée et cofondateur de GreenNexxus.com est en train de développer un site Web sécurisé qui comprendra :
- un calculateur d’énergie et de carbone qui permettra aux participants de calculer les émissions de GES;
- un outil pour suivre les coûts d’énergie cumulatifs et les émissions de GES qui sera disponible en temps réel;
- un calculateur des économies d’énergie pour aider à évaluer les réductions des coûts de divers projets;
- un mécanisme permettant aux participants d’afficher des études de cas en temps réel et d’échanger de l’information et des données.
À la fin de l’atelier, les conférenciers répétaient tous, tel un mantra, que l’écologisation rime avec rentabilisation. « Le virage écolo renforcera l’ensemble de l’industrie et du secteur manufacturier au Canada », a déclaré M. Wills.
Les systèmes d’information sur la gestion de l’énergie rendent l’énergie visible et créent de la valeur
Des systèmes d’information sur la gestion de l’énergie (SIGE) de pointe donnent un nouveau souffle au vieil adage suivant : « Il est impossible de gérer ce que l’on ne peut mesurer. » Plus de 50 personnes ont assisté à l’atelier intitulé « SIGE : La gestion de l’énergie pour obtenir des avantages durables », tenu le 24 novembre durant la conférence Énergie 2009, afin d’en apprendre davantage sur la manière de transformer les données sur l’énergie en information sur le rendement énergétique.
« Grâce aux SIGE, il est possible de rendre visible le rendement énergétique pour les personnes clés de votre organisation. Vous pouvez alors prendre des décisions et créer une valeur financière, a déclaré le coconférencier Peter Bassett, président d’Energy Performance Services Inc. La création d’une valeur financière est la clé pour faire avancer les projets d’efficacité énergétique. »
Un SIGE transforme les données sur l’énergie et les services publics en information sur le rendement énergétique à l’aide d’équations du rendement qui sont comparées à des objectifs dynamiques en matière d’énergie. Ce dynamisme permet d’adapter les objectifs aux circonstances en évolution. On peut décrire le SIGE comme une vue du tableau de bord de la consommation d’énergie d’une organisation.
« Ce que nous voyons, c’est l’industrie qui est en train de faire le lien entre la technologie de l’information et l’efficacité énergétique afin d’obtenir la bonne information pour prendre les bonnes décisions », a affirmé le coconférencier Mike Bujold, directeur des secteurs commercial et industriel chez Efficacité NB.
Le Nouveau-Brunswick a fait de grands progrès en mettant en œuvre des projets de SIGE. Le programme Efficacité Nouveau-Brunswick compte 24 participants et 23 vérifications de SIGE ont été effectuées, ce qui représente la première étape du processus. Cinq participants sont en train d’élaborer des plans de mise en œuvre d’un SIGE. L’un d’entre eux est en train d’incorporer un SIGE dans les processus actuels. Et Flakeboard, un fabricant de produits du bois, en est à l’étape de mise en service. M. Bujold est persuadé que la grande majorité des participants au programme sont en voie de mettre en œuvre un SIGE.
À l’aide de son SIGE, Flakeboard suit l’effet en temps réel des changements d’équipement mécanique sur la consommation d’énergie. Cela permet à l’entreprise d’apporter des ajustements en temps opportun afin d’améliorer la qualité du produit et de réduire la consommation d’énergie. « On ne peut pas réaliser le plein potentiel d’un projet de gestion d’énergie sans complètement intégrer et configurer un système de gestion de l’énergie », a déclaré Pat Burke, coordonnateur des systèmes électriques chez Flakeboard et un conférencier à l’atelier.
En réponse aux questions de l’auditoire au sujet de la meilleure façon de mettre en œuvre un SIGE, M. Burke et les autres conférenciers ont souligné trois éléments clés : les gens, les systèmes de gestion et la technologie. Ces trois éléments doivent être en jeu et à la hauteur de la tâche avant qu’un SIGE puisse être mis en œuvre efficacement.
« Un SIGE ne peut pas à lui seul générer des économies d’argent. Il faut des gens. Il s’agit vraiment de miser sur l’intelligence humaine et sur la technologie de l’information », a conclu M. Bassett.
Quoi de neuf
écoÉNERGIE Rénovation – Incitatif pour l’industrie – Mise à jour du programme
écoÉNERGIE Rénovation – Incitatif pour l’industrie offre un appui financier pouvant représenter jusqu’à 25 p. 100 des coûts d’un projet, jusqu’à concurrence de 50 000 $, afin d’aider les entreprises à mettre en œuvre des projets de rénovation qui génèrent des économies d’énergie annuelles et qui permettent de récupérer les montants investis grâce à la diminution des dépenses relatives aux services publics, tels que l’énergie, l’eau et les déchets.
À compter du 2 décembre 2009, les clients industriels qui ont déjà exécuté avec succès un projet d’améliorations éconergétiques ne sont plus tenus d’attendre 12 mois avant de faire une demande pour un deuxième projet à la même installation.
Une entreprise peut demander plus d’un appui financier à la rénovation, jusqu’à concurrence de 50 000 $ par demande, si le projet précédent a été achevé. Une entreprise comptant plus d’une installation peut soumettre plusieurs demandes, pourvu que chacune d’elles vise une installation différente. Le montant maximal qui peut être accordé à une entreprise pendant la durée du programme (établie à cinq ans) s’élève à 250 000 $.
Répertoire en ligne des programmes d’efficacité énergétique et d’énergies de remplacement au Canada
L’Office de l’efficacité énergétique de RNCan maintient le répertoire en ligne des programmes afin de promouvoir l’utilisation ou la conservation efficace de l’énergie au stade de l’utilisation finale ou de l’utilisation des énergies de remplacement au Canada. Il décrit les programmes offerts par le gouvernement du Canada, les gouvernements provinciaux et territoriaux, les principales municipalités canadiennes, les principaux services publics et compagnies d’électricité et de gaz, et d’autres fournisseurs du programme. Pour chaque programme, il fournit une brève description des objectifs, les secteurs et sous-secteurs ciblés, les outils de prestation du programme, les critères d’admissibilité au financement et les coordonnées des personnes-ressources.
Pour de plus amples renseignements, rendez-vous à oee.rncan.gc.ca/organisme/statistiques/bnce/adp/politique_f/programmes.cfm.
Les nouveaux Leaders du PEEIC qui ont joint les rangs du 1er au 30 novembre 2009 :
Secteur des produits chimiques
Germiphene Corporation – Brantford
Secteur des produits électriques et électroniques
Duke Electric Ltd. – Hamilton
Secteur des engrais
Sherritt International Corporation – Fort Saskatchewan
Secteur des aliments et des boissons
Belgian Nursery Limited – Breslau
Johnston Greenhouses & Garden Centre – Peterborough
Les Serres du Marais, Inc. – Sainte-Martine
Parkway Gardens Ltd. – London
Select Food Products Limited – Toronto
Sovereign Farms – Waterford
Windset Greenhouses Ltd. – Delta
Secteur de la fabrication générale
BRC Business Enterprises Ltd. – Georgetown
Byers Bush Inc. – Mississauga
DCR Holdings Inc. – Stoney Creek
Laser Impressions Inc. – Saskatoon
Saint-Gobain Ceramic Materials Canada Inc. – Paris
Soudure Germain Lessard inc. – Boucherville
Tri-Service Metal Products Inc. – Ajax
Unimotion-Gear – Division of Magna Powertrain Inc. – Aurora
Secteur de l’exploitation minière
Les Tourbières Berger Ltée
– Baie Sainte-Anne
– Baie-du-Vin
Secteur des matières plastiques
Kohler Canada Co. – Armstrong
Papp Plastics & Distributing Limited – Windsor
S & Q Plastic – Division of Uniglobe (Canada)Inc. – Mississauga
Secteur des pâtes et papiers
Easy Pack Corporation – Markham
Industries Ling Inc. – Warwick
Secteur de la sidérurgie
Armtec Limited Partnership
– Guelph
– Orangeville
– Woodstock
Secteur de la fabrication de matériel de transport
Summo Steel Corp. – Burlington
Ateliers de gestion de l'énergie « Le gros bon $ens » – Calendrier de janvier et février 2010
Légende
DOEE : Découvrir les occasions d'économiser l'énergie
GE : Gérance énergétique
PGE : Planification en gestion énergétique
FEE : Financement de l'efficacité énergétique
Calgary (Alberta)
DOEE – 20 janvier
GE – 21 janvier
Regina (Saskatchewan)
PGE – 12 janvier
FEE – 13 janvier
Toronto (Ontario)
DOEE – 18 janvier
GE – 19 janvier
PGE – 2 février
FEE – 4 février
Ottawa (Ontario)
FEE – 20 janvier
PGE – 4 février
Montréal (Québec)
DOEE – 20 janvier
GE – 21 janvier
DOEE – 17 février
GE – 18 février
Halifax (Nouvelle-Écosse)
DOEE – 27 janvier
GE – 28 janvier
Pour vous inscrire, rendez-vous à oeeforms.rncan.gc.ca/index-fra.cfm?event=inscription-gros-bon-sens.
Calendrier des ateliers de l’hiver et du printemps 2010
Appel d’idées d’articles
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Si vous avez besoin de plus amples renseignements sur un article ou un programme, veuillez également communiquer avec Mme Rouleau à l'adresse susmentionnée.